Que l'on donne aux sages-femmes des paroisses
(1) Les jésuites.
(2) Il doit y avoir ici une erreur de chiffre dans le texte imprimé.
(3) Pension de retraite.
V(EUX DC CLERGÉ [A. ANGOUMOIS — AUXÉRRE]. 14o
de campagne un traitement suffisant pour suivre les cours d'accouchement (II, 31).
41. Que Ton pourvoie également à rétablissement et dotation des écoles des villes et des campagnes {IbidX
Annonay. — 42. On s'occupera des moyens de rendre l'éducation publique plus utile au bien de la religion et de l'État (II, 46).
Artois. — 43. Confier aux monastères les collèges et l'éducation de la jeunesse (II, 78).
44. Que l'expeclative soit accordée aux gradués de rUniversité de Douai, concurremment avec les gradués des autres universités [Ibid,),
Auch. — 45. Appliquer tous les efforts à redonner rame à l'éducation qui languit dans presque tout le Royaume, moyen unique de régénérer la nation et de l'affermir dans les vrais principes de la foi, des mœurs et du patriotisme; porter un œil attentif sur la décadence des écoles publiques et fixer l'époque pour en prévenir les causes (II, 91).
46. Réprimer les abus qui naissent de la facilité qui s'est introduite dans l'obtention des différents grades qui, loin de supposer le mérite ou d'en être la récompense, ne sont plus qu'une forme préliminaire qui fait qu'on ne trouve plus dans les différentes professions les ressources dont les grades devraient être une garantie à l'État et à l'Église [Ibid,).
46 bis. (Aviser aux moyens de pourvoir les campagnes de sages-femmes instruites et de bons chirurgiens), l'honoraire attaché aux droits de réception ayant été en quelque façon substitué à la capacité qu'on devrait exiger dans un examen (II, 93).
Auxerre. — 47. Que l'on maintienne l'état des religieux dans le Royaume, que l'on conserve leurs maisons et leurs biens, qu'on les rende tous utiles à l'Église et à l'État, soit dans la pratique de leurs saintes observances, soit dans l'exercice du saint ministère, l'éducation publique et dans les sciences divines et
humaines et qu'on dirige en conséquence leurs études et leur constitution (II, 109).
47 bis. Que pour élever gratuitement les enfants pauvres, tant des villes que des campagnes, qui montrent d'heureuses dispositions, il soit établi des séminaires et pensions qui seront présidés par les supérieurs ecclésiastiques. Que pour la dotation des séminaires, il soit proposé à S. M. de permettre qu'il soit uni aux diocèses, des bénéfices et de laisser la direction et l'administration des revenus de ces bénéfices à des bureaux dûment et librement composés par les synodes de chaque diocèse ; qu'il soit ordonné que les procédures pour effectuer les dites unions, soient simplifiées et se fassent sans frais (II, 108-109).
48. Que, conformément à la déclaration de 1724, on établisse dans toutes les paroisses du Royaume des maîtres et des maîtresses d'école (II, 109).
49. Que l'on renouvelle les règlements relatifs aux études des universités, qu'on en retranche les abus
50. Qu'il soit établi dans des arrondissements déterminés une, école publique et gratuite pour y former des sages-femmes et que chaque paroisse soit tenue d'y envoyer des élèves intelligentes, de bonnes vie et mœurs et que la dotation, formation et direction des dites écoles soient laissées aux états provinciaux(II, 111).
51. Que les écoles vétérinaires soient multipliées, autant que faire se pourra [Ihid,),
Auxois. — 52. Rien n'est plus essentiel à la conservation des mœurs et de la foi que de veiller à l'éducation publique de la jeunesse; les sages institutions préparent aux générations futures une postérité vertueuse et des citoyens utiles. Nous osons donc supplier S. M. d'accorder une protection spéciale à ceux qui en sont chargés et, pour donner à ces établissements plus de stabilité, d'en confier la direction aux communautés séculières et régulières les plus capables de s'en acquitter dignement (III, 126).
VŒrX DU CLERGÉ [A. AUXERRE — BAR-SUR-SEINE]. 147
Aval en Franche- Comté. {Bailliage d') — 53. Qu'il y ait un plan général et uniforme d'instruction et d éducation dans tout le royaume (II, 138).
54. Il y aura un cours public d'instruction où seront formées au métier de sage-femme, celles que les paroisses enverront et qui seront pensionnées par les communautés où elles travailleront exclusivement (II, 139).
55. Les biens des ex-jésuites seront attribués aux différents collèges destinés à l'éducation et les cidevant régisseurs desdils biens rendront compie{Ibid.).
Avesnes. — 56. Qu'il y ait dans chaque paroisse des écoles publiques pour l'éducation de la jeunesse, et qu'on avise aux moyens de trouver des fonds suffisants pour l'entretien des maîtres et maîtresses dignes par leur science et leurs mœurs de la confiance publique. Que les Frères soient amovibles (II, 148).
57. Employer les religieux et religieuses à l'éducation publique [Ibid,).
58. Clergé régulier du bailliage d'Avesnes. Attendu que le vœu public est que les collèges et l'enseignement soient confiés aux monastères, faire à ce sujet des offres au gouvernement (II, 150).
Bar-sur-Seine. —59. L'éducation publique attirera sans doute les soins paternels de S. M., au moment où elle s'occupe de régénérer la nation. Ce sont les collèges qui procurent les citoyens de toutes les classes à l'État, des militaires aux armées, des juges aux tribunaux, des ministres au sanctuaire ; c'est dans les collèges que la jeunesse doit puiser les bons principes avec les connaissances, et que l'esprit et le cœur doivent être cultivés à la fois. Tous les bons citoyens et surtout les ministres de la religion gémissent sur l'état de décadence où est tombée l'éducation en France; on reconnaît généralement qu'elle dégénère depuis plus de vingt- cinq ans et qu'à cet égard une société célèbre a laissé des regrets et un vide qui n'a pu encore être rempli. Il n'est pas peut-être d'objet qui mérite
une attention plus sérieuse de rAssemblée nationale ; c'est au milieu d'elle que les hommes sages et profonds pourront méditer avec succès la réforme des premières études ; c'est du sein des lumières réunies aux États généraux que doit sortir enfin le plan si universellement désiré d'une éducation salutaire et générale (II, 247-48).
60. Les troubles et les divisions qui s'élèvent souvent à l'occasion des maîtres d'école, déterminent le Clergé à demander que les curés seuls aient le droit de les choisir et de les approuver et, sous l'autorité de l'évêque, de les renvoyer lorsque le bien des paroissiens paraît l'exiger (II, 248).
61. Quoique chargées de l'éducation gratuite des filles de la ville, les religieuses Ursulines de Bar-sur- Seine étendent encore leurs soins charitables sur la jeunesse de la banlieue et sur les indigents; cepen dant, elles sont pauvres et n'ont aucune ressource suffisante pour la reconstruction de leur maison qui menace d'une ruine prochaine {Ibid.).
Bazas. — 62. Le Clergé croit les circonstances favorables pour inviter les États généraux à prendre en considération l'éducation publique et à former un plan général, auquel fussent assujettis tous les collèges dont les meilleurs ont besoin d'une grande réforme. (II, 266).
Beaujolais. — 63. Que l'on établisse dans tout le royaume l'uniformité d'enseignement. (II, 279).
64. Qu'il soit doté des séminaires dans un nombre proportionné à l'étendue de chaque diocèse, dans chacun desquels seront réservées des places gratuites pour les ecclésiastiques pauvres, qui auront mérité, au concours, d'y être admis. Que les grades des facultés de théologie pris dans les universités soient supprimés ou étendus à tous les séminaires (II, 280).
65. Qu'il soit fondé un collège royal pour cette province, et de petites écoles dans les provinces de campagne [Ibid],