‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 23 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [A. BAR-SUR-SEINE — BEAUVAIS]. U · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. BAR-SUR-SEINE — BEAUVAIS]. U

Beauvais. — 66. On doit sentir le danger de la décadence où est tombée l'éducation publique, depuis un certain nombre d'années; on oublie trop quelle est rinfluence des premières années de la vie dans tout ce qui tient au bonheur et à l'avantage de la société. La plupart des collèges de cette province sont mal organisés ; il n'y a presque dans aucun, un plan fixe et arrêté d'éducation; les professeurs y sont souvent des hommes qui semblent assemblés au hasard. Il serait à souhaiter que le gouvernement des collèges pût être confié à des corps consacrés uniquement à cette destination ; on ne peut espérer que par ce régime un plan d'éducation qui ait de l'ensemble, de l'unité et des principes constants. A cette occasion le Clergé demande avec la plus vive instance que le collège de la ville de Beauvais qui renferme toute l'espérance des trois États du bailliage, soit doté convenablement. On trouvera dans l'union de quelques bénéfices les fonds suffisants pour cet objet (II, 289).

67. Le Clergé doit également fixer son attention sur les séminaires; ils lui sont trop chers pour n'être pas sans cesse l'objet de sa sollicitude. Tous les diocèses sentent la nécessité de faciliter aux jeunes ecclésiastiques leurs longues études, en multipliant les pensions gratuites; de confier l'espoir du sanctuaire aux ministres les plus dignes de perpétuer le respect de la religion et l'empire de la vertu (ibid).

68. Les détails de Téducation des enfants de la campagne méritent tout l'intérêt du Clergé. Il serait bien à désirer que, dans chaque paroisse, il y eût un maître d'école éclairé et honnête, propre à donner à là jeunesse des leçons sages, une instruction gratuite. Dans les paroisses un peu nombreuses, il faudrait y ajouter une maltresse d'école : la réunion des deux sexes, quoique dans l'enfance, est trop souvent une source de vices et de désordres ilbid),

69. Exemption absolue du tirage de la milice pour les écoliers étudiant dans un collège de plein exercice.

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et pour les maîtres d'école des campagnes (II. 292). Belfort-Huningue. — 70. Confirmer autant que de besoin, les ordonnances de 1679 et 1690 (1), relatives aux universités, collèges, lycées et académies. (II, 310).

71. Qu'il y ait, dans toutes les paroisses, des maîtres et des maîtresses d'école, et que, dans les villes comme dans les campagnes, la direction des écoles soit entièrement soumise aux curés. — (Les États généraux présenteront à Sa Majesté les moyens les plus propres à l'établissement de) quelques maisons dans différentes villes de la province, pour l'instruction des individus qui se destinent à l'emploi difficile de maître et de maîtresse d'école. — Que lesdits maîtres et maîtresses d'école, soient suffisamment salariés, d'une manière fixe, et convenablement logés. — Que l'instruction soit gratuite, et que les enfants, hors le temps de la récolte, ne puissent être dispensés sous aucun prétexte, même de pâturage, d'assister aux écoles et catéchismes, conformément à l'édit de 1724. — Qu'enfin, les maîtres d'école ne soient choisis que par les curé et syndic du lieu, communément avec le doyen rural, d'après l'avis duquel il recevra l'approbation de l'ordinaire, et pourra être admis à sa place (II, 310, 314).

72. (Obliger l'évêque de Bâle d'établir à ses frais, un séminaire dans la partie française de son diocèse), auquel séminaire seront réunis les sujets d'Alsace du diocèse de Besançon, et jouiront avec ceux du diocèse de Bâle, en nombre proportionné et déterminé, des places franches que les rois de France ont fondées dans le séminaire de Strasbourg pour les sujets de la province (II, 313).

73. La Haute-Alsace perdant beaucoup de ce que les classes de philosophie et de théologie du collège de

(I) Ces ordonnances concernant l'enseignement du droit sont analysées Âp. Germain, École de droit de Montpeliiert p. 50-60 Cf: ci-dessus le chap. des Universités,

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Golmar ne sont pas agrégées à Tuniversité catholique de Strasbourg, Sa Majesté sera suppliée d*y pourvoir, comme aussi de s'employer pour que toutes les bourses appartenant à diverses familles alsaciennes, et fondées au sein de l'université de Fribourg, soient dorénavant réunies au susdit collège pour en jouir près d'icelui par les sujets du roi tant et ainsi qu'ils en ont joui et dû jouir jusqu'à présent à Fribourg, à quel eiTet le montant desdites bourses pourrait être prélevé annuellement sur les revenus possédés en Alsace par ladite université [Ibid,].

74. Que les états provinciaux soient autorisés à se faire rendre compte par les différents séquestres, des revenus qui dépendaient des collèges supprimés de Schlestadt, Rouffach, Haguenau, comme aussi des sommes que le roi, par ses lettres patentes portant règlement pour les collèges de Strasbourg, Golmar et Molsheim, avait ordonné devoir être prélevées sur le revenu desdits collèges pendant trente années consécutives, dont Sa Majesté s'est réservée la disposition, pour lesdites sommes et revenus être convertis en établissements pieux, collèges et maisons d'instruction [Ibid).

75. Que les États généraux aient à présenter à Sa Majesté les moyens les plus propres à l'établissement d'un collège dans la ville deBelfort (Ibid,),

76. Un ordre régulier, voué à l'instruction de la jeunesse, étant incontestablement plus propre à réunir les vues de l'éducation et de l'instruction qu'on attend des collèges, Sa Majesté sera suppliée de prendre, de concert avec les États généraux, et notamment avec l'ordre du Clergé, cet objet en sa plus particulière considération {Ibid,).

Besançon. — 77. Les collèges seront toujours soumis à l'inspection de l'évêque diocésain et on suppliera Sa Majesté de donner suite au projet de réformer l'éducation dans les universités et dans les collèges (II, 335).

78. Les professeurs ecclésiastiques qui auraient enseigné autant d'années qu'on exige ordinairement de service pour que les vicaires soient admis au concours, seront habiles à posséder les bénéfices cures, s'ils ont exercé le saint ministère avant qu'ils fussent appelés dans les collèges ou pendant qu'ilsy résidaient (/ôirf).

Béziers. — 79. Établir un ou deux corps réguliers, chargés de l'instruction chrétienne, l'un desquels serait la congrégation de Saint-Maur (II, 346).

80. Établir dans chaque séminaire des villes où il y a une université, des professeurs sous lesquels on pourra prendre les grades [Ibid).

Bigorre. — 81. Qu'il soit pourvu par voie d'union et de suppression de bénéfices simples et de ceux à nomination royale... à la dotation... d'utiles établissements ecclésiastiques, tels que des maisons d'éducation pour les aspirants à l'état ecclésiastique (II, 351).

82. Que les examens à subir dans les universités pour l'obtention des grades soient rendus plus sévères; que les études y soient plus surveillées, plus suivies (II, 333).

83 . Que l'agrégation du collège de la ville de Tarbes aux universités de Pau ou de Toulouse soit sollicitée. — Que l'enseignement des collèges ne soit jamais confié qu'à des maîtres d'une vertu éprouvée, et distingués par leurs talents, et que, pour en trouver un nombre suffisant, leurs fonctions soient anoblies par des distinctions honorables et kur zèle excité par des récompenses dignes de leurs services [Ibid),

BITCHE. — 84. Gomme l'ignorance des sagesfemmes est aussi nuisible au bien temporel qu'au bien spirituel des peuples, nous demandons ardemment qu'il soit pourvu à l'instruction des sages-femmes de la Lorraine allemande qui en a un besoin extrême (V, 692).

Blois et Romorantin. — 85. Les privilèges des gradués présentés par les universités, ne pouvant être

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