‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 35 sur 112 · YŒUX DU CLERGÉ [A. PAMIERS — PARIS · texte numérisé non relu

YŒUX DU CLERGÉ [A. PAMIERS — PARIS

raccord et la liaison nécessaires au système d'une éducation progressive ; Art, 11^ il serait à désirer que le gouvernement accordât un prix et des accessits pour ceux qui auraient le mieux exécuté ce plan où Thistoire, la géographie, les langues et la littérature fussent progressivement traitées selon la force des classes et dont chaque professeur montrerait une partie fixe et déterminée; Art, 111, il faudrait encore que chaque régent possédât assez bien ce plan pour pouvoir suivre ses élèves jusqu'en troisième inclusivement et que les professeurs des humanités et de rhétorique suivissent le même ordre; Art. /F, l'exécution de ce plan suppose qu'un collège est complet, c'est-à-dire composé de quatre régents, de deux professeurs de seconde et de rhétorique et de deux professeurs de philosophie ; Art, F, quant aux moyens d'encouragement pour les élèves, ils devraient être suffisants pour flatter leur petite ambition et leur amour-propre; Art. V/, on devrait leur donner des prix tous les trois mois [Ibid,),

VdiVis-hors-les-murs (Prévôté de), — 250. Il est malheureusement reconnu que l'éducation est dans le plus déplorable état et qu'il est indispensablement nécessaire de prendre les moyens les plus efficaces pour l'améliorer. En conséquence l'ordre du clergé de la prévôté et vicomte de Paris demande : Art, /, que l'éducation ne soit confiée qu'à des personnes d'une vertu et d'une capacité reconnues et qu'il soit pris des mesures pour s'en assurer ; Art. 11^ qu'aucune maison d'éducation ne puisse être établie que conformément aux lois du royaume et dans la juste dépendance prescrite par ces lois; Art. 111^ que toutes celles qui ont été établies, dans les derniers temps, d'une manière contraire aux dites lois, soient supprimées; Art. F, qu'il soit pareillement pourvu à l'établissement des maîtres et des maîtresses d'école dans les paroisses de campagne qui en manquent; Art. VI, que les maîtres et maîtresses soient soumis à Tinspection

immédiate des curés et même destituables par eux, s'ils s'acquittent mal de leurs fonctions, sauf recours aux supérieurs ecclésiastiques, comme aussi sans préjudices aux droits de ceux à qui il appartient, à titre de fondation ou autre, de nommer auxdites places de maîtres et de maîtresses d*écoles; Art, V//, qu'il soit pourvu aux besoins des monastères et des communautés religieuses qui se consacrent à l'éducation des jeunes personnes du sexe (V. 231).

Paris -tn/ra-mwros. — 251. L'éducation publique ayant une influence si marquée sur le sort des empires par les sentiments qu'elle fait germer dans les cœurs des citoyens et les mœurs auxquelles elle les forme, le Clergé a toujours mis au nombre de ses principaux devoirs l'obligation de s'en occuper essentiellement et de la surveiller. Les ressources qu'offre en ce genre à la capitale le corps si justement célèbre de l'université laisse à cet égard peu de vœux à former. Cependant le clergé de Paris ne peut voir sans la plus amère douleur les sources de la première éducation pour ainsi dire taries et la plupart des collèges de province autrefois si florissants, manquer souvent de maîtres dont les vertus, le talent et la stabilité puissent mériter confiance. C'est pourquoi le clergé de Paris demande que l'éducation soit confiée dans toutes les provinces à différents ordres religieux qui s'empresseront, et dont plusieurs môme ont généreusement offert, de se consacrer à cet objet d'utilité publique, ou qu'on y appelle des congrégations et communautés ecclésiastiques séculières ou régulières; que dans l'un ou l'autre cas, les collèges de province soient mis sous l'inspection et la supériorité majeure de l'ordinaire et que. pour la réformation des abus qui auraient pu s'introduire dans les éludes publiques, l'université soit consultée et entendue. Que toutes les maisons d'éducation de Paris et des environs qui ne sont sous l'inspection d'aucun supérieur ecclésiastique ou de l'université soient supprimées, une funeste expérience

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