‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 37 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [A. PÉRONNE — POITOU · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. PÉRONNE — POITOU

situés sur un territoire trop précieux, augmenter ainsi leurs revenus sans charger TÉtat; fonder du produit de ces améliorations des bourses gratuites à la disposition des assemblées provinciales, limiter la jouissance de ces bourses à un cours d'études de huit années; donner enfin à cette partie importantedu bien public toute la perfection dont elle a besoin {Jbid,).

258. Nous désirons également que les assemblées provinciales soient chargées de faire examiner les chirurgiens et sages-femmes qui exercent souvent leur profession sans avoir fait aucune des études préalables qui devraient leur assurer la confiance des peuples {Ibid,),

259. Enfin nous demandons la réforme et la régénération des facultés de droit. Les études qu'on y fait intéressent trop essentiellement le bien public pour que le roi et la nation puissent souffrir plus longtemps qu'elles ne soient que de simples formalités dans toutes les universités du royaume. Les jeupes auditeurs, dispensés même quelquefois du temps apparent d'études, ne sont réellement soumis pour obtenir des degrés qu'à des règles pécuniaires (V, 355).

Poitou. — 260. (Établissement, au moyen d'unions de bénéfices, d'une caisse de religion dans chaque diocèse.) L'excédant de la caisse de religion devra être employé à l'établissement de maisons d'éducation des deux sexes tant des nobles que des bourgeois à qui la médiocrité de leur fortune rend cette ressource nécessaire, et à des maisons dans lesquelles les pauvres enfants des campagnes puissent être reçus et élevés jusqu'à l'âge où ils seront en état d'être employés aux travaux de la campagne (V, 390).

261. Les députés demanderont particulièrement que les bénéfices... ci-devant réunis aux collèges gouvernés par les jésuites et qui sont dans l'administration des économats soient rendus aux mêmes collèges, en quelque diocèse que les bénéfices soient situés (V, 39i).

i96 LA QUESTION D'ENSEIGNEMENT EN 1789.

262. Les députés aux États généraux sentiront Timportance de s'occuper de l'éducation nationale; ils demanderont les réformes et les établissements qui seront jugés les plus avantageux à un objet aussi essentiel ; ils feront connaître la nécessité de confier les collèges à des corps, à des congrégations seules capables de former dans leur sein des maîtres, de les renouveler, d'entretenir cette uniformité de principes, de vues, de subordination, de surveillance sur les maîtres qui peuvent garantir le succès. Ils observeront que plusieurs corps partageant un emploi aussi important entretiendront une émulation salutaire ; mais ils feront sentir la nécessité de bien organiser ces corps et ces congrégations, de leur donner la stabilité, la considération nécessaire et de laisser aux évéques dans ces établissements toute l'influence qu'exige l'intérêt de la religion et des mœurs (Ibid,).

263. (Conserver les réguliers, mais modifier leurs coftstitutions de telle sorte qu'ils puissent...) mériter par leur application à l'étude qu'on leur confie l'éducation de la jeunesse [Ibid.).

264. Les députés inviteront les évêques à faire composer un cours de théologie dépouillée de toutes les questions inutiles et qui, après avoir mérité l'approbation du corps épiscopal qui croira sans doute devoir consulter les universités, soit, par l'ordre de chaque évêque, exclusivement enseignée dans son séminaire, dans les collèges, dans les monastères même où il y aura un cours de théologie. Il ne serait pas moins digne du zèle des évêques de faire composer un grand et un petit catéchisme qui fût commun à tous les diocèses. L'enseignement uniforme dans toute l'église gallicane réunirait trop d'avantages pour que les évêques ne mettent pas toute leur application à le procurer [Ibid.).

Ponthieu. — 265. S'occuper spécialement de l'éducation de la jeunesse tant des villes que des campagnes ; revivifier les études publiques (V, 428).

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