‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 86 sur 112 · VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. ANGERVILLIERS — BESONS · texte numérisé non relu

VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. ANGERVILLIERS — BESONS

sins, celui de Montaîgu et celui de Beauvais (i). Les vingt-huit collèges réunis dans celui de Louis-le-Grand, seront distribués dans les dits collèges à transférer, et le dit collège de Louis-le-Grand supprimé. Le collège de la Marche et de Dainville (2) sera transféré le premier et placé dans le couvent des Minimes de la place Royale suivant le plan qui en a été dressé par le sieur de Saint- Far (3), architecte des hôpitaux. Les dits Minimes de la place Royale seront réunis à ceux du bois de Vincennes (et seront indemnisés en terrain). — (IV, 334).

Bazoche. — 913. Nous demandons que toutes les délibérations de l'Assemblée générale, toutes les lois qu'elle établira avec le consentement du roi soient imprimées et envoyées à toutes les paroisses et qu'il soit enjoint à tous ceux qui sont chargés de l'instruction de la jeunesse de les faire lire et apprendre par cœur, afin que personne ne puisse avoir de prétexte de ne pas les observer (IV, 347).

Beauregard. — 914. Que les petits couvents, chapitres et bénéfices simples inutiles soient supprimés et leurs biens employés [à l'augmentation du revenu des curés et vicaires] à l'établissement des maîtres et maltresses d'école (IV, 348).

Belleville. — 915. Charger les couvents de Téducation gratuite de la jeunesse, soit par eux-mêmes, soit en dotant des maîtres et des maltresses d'école dans les paroisses qui n'ont aucune fondation destinée à des établissements si essentiels pour les mœurs (IV, 331).

Besons. — 916. Qu'il soit perçu sur l'énorme revenu des différentes abbayes et prieurés des sommes qui serviraient à doter, dans chaque village, des écoles

(1) On peat voir des notices sur tous ces collèges dans Ch. Jourdain, te Petit Chàtelet et l'Université, in-f>, p. 57, 17, 12, 18, 7,21,40.

(2) Le texte imprimé porte à tort Winville.

(3) De TÂcadémie de peinture et sculpture, ingénieur du roi et de la généralité de Paris.

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pour rinstruction des enfants. Rien de plus intéressant pour un gouvernement que Téducation de la jeunesse. C'est le seul moyen d'avoir des citoyens, des patriotes, d'honnêtes gens enfin, et c'est ce dont il manque aujourd'hui partout (IV, 353).

Bessancourt. — 917. Les habitants de Bessancourt demandent qu'ils ne soient plus chargés de payer la construction et la réparation... des maisons du maître et de la maltresse d'école (IV, 354).

918. Comme il est essentiel que tous les habitants de la France reçoivent une éducation proportionnée et conforme à leur état, un grand nombre des habitants de la paroisse de Bessancourt est trop pauvre pour subvenir aux frais qui sont dus au maître et à la maîtresse d'école, pour élever et instruire les enfants de ia paroisse comme chrétiens et comme citoyens. Ce sont cependant ces enfants qui doivent un jour, par leurs bras, leurs travaux et leurs sueurs procurer une partie des richesses de l'abbaye de Maubuisson (1). Ces richesses seront plus abondantes et plus assurées si ces enfants sont bien instruits de leurs devoirs. Il est donc de l'intérêt de l'abbaye de Maubuisson et il est juste par les raisons déduites, que l'abbaye paye les frais du maître et de la maîtresse d'école qui, pour le premier, doivent être de 500 francs et pour la seconde, de 400 francs. D'ailleurs, l'éducation est gratuite dans presque toutes les villes, pourquoi ne le serait-elle pas dans les campagnes où il y a beaucoup moins de ressources? (IV, 354).

Bièvres-le-Châtel. — 919. La suppression des bénéfices simples et des couvents et que le produit des biens qui y sont attachés soit employé à [l'amélioration du sort des curés et vicaires, à] la construction et réparation des [églises presbytérales et] maisons d'éducation (IV, 359).

Bondy. — 920* Qu'on ait soin de l'éducation pu-

(1) Abbaye de fiUes de l'ordre de Glteaux, diocèse de Paris.

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