VŒL'X DU CLERGÉ [A. BEAUVAIS — BESANÇON
Colmar ne sont pas agrégées à Tuniversité catholique Je Strasbourg, Sa Majesté sera suppliée d'y pourvoir, 2omme aussi de s'employer pour que toutes les bourses appartenant à diverses familles alsaciennes, et fondées au sein de l'université de Fribourg, soient dorénavant réunies au susdit collège pour en jouir près l'icelui par les sujets du roi tant et ainsi qu'ils en ont joui et dû jouir jusqu'à présent à Fribourg, à quel effet e montant desdites bourses pourrait être prélevé annuellement sur les revenus possédés en Alsace par adite université [Ibid.).
74. Que les états provinciaux soient autorisés à se faire rendre compte par les différents séquestres, des revenus qui dépendaient des collèges supprimés de Schlestadt, Rouffach, Haguenau, comme aussi des
ommes que le roi, par ses lettres patentes portant règlement pour les collèges de Strasbourg, Colmar et Molsheim, avait ordonné devoir être prélevées sur le revenu desdits collèges pendant trente années consécutives, dont Sa Majesté s'est réservée la disposition, pour lesdites sommes et revenus être convertis en établissements pieux, collèges et maisons d'instruction [Ibid).
75. Que les États généraux aient à présenter à Sa Majesté les moyens les plus propres à l'établissement d'un collè>,'e dans la ville deBelfort [Ibid.).
76. Un ordre régulier, voué à l'instruction de la jeunesse, étant incontestablement plus propre à réunir les vues de l'éducation et de l'instruction qu'on attend des collèges, Sa Majes'é sera suppliée de prendre, de concert avec les États généraux, et notamment avec l'ordre du Clergé, cet objet en sa plus particulière considération [Ibid.).
Besançon. -— 77. Les collèges seront toujours soumis à l'inspection de l'évêque diocésain et on suppliera Sa Majesté de donner suite au projet de réformer l'éducation dans les universités et dans les collèges II, 335).
lo2 LA QUESTION D'ENSEIGNEMENT EN 1789.
78. Les professeurs ecclésiastiques qui auraient enseigné autant d'années qu'on exige ordinairement de service pour que les vicaires soient admis au concours, seront habiles à posséder les bénéfices cures, s'ils ont exercé le saint ministère avant qu'ils fussent appelés dans les collèges ou pendant qu'ils y résidaient (/A?V/V
Béziers. — 79. Établir un ou deux corps régulici -. chargés de l'instruction chrétienne, l'un desquels serait la congrégation de Saint-Maur (II, 346).
80. Établir dans chaque séminaire des villes où il y a une université, des professeurs sous lesquels on pourra prendre les grades [Ibkl).
Bigorre. — 81. Qu'il soit pourvu par voie d'union et de suppression de bénéfices simples et de ceux à nomination royale... à la dotation... d'utiles établissements ecclésiastiques, tels que des maisons d'éducation pour les aspirants à l'état ecclésiastique (II, 351).
82. Que les examens à subir dans les universités pour l'obtention des grades soient rendus plus sévères; que les études y soient plus surveillées, plus suivi» (II, 353).
83. Que l'agrégation du collège de la ville de Tarbraux universités de Pau ou de Toulouse soit sollicitée. — Que l'enseignement des collèges ne soit jamais confié qu'à des maîtres d'une vertu éprouvée, et distingués par leurs talents, et que, pour en trouver un nombre suffisant, leurs fonctions soient anoblies par des distinctions honorables et leur zèle excité par di^ récompenses dignes de leurs services [Ibid).
BITCHE. — 84. Gomme l'ignorance des sages femmes est aussi nuisible au bien temporel qu'an bien spirituel des peuples, nous demandons ardemment qu'il soit pourvu à l'instruction des sages-femnii de la Lorraine allemande qui en a un besoin exlrêin (V, 692).
Blois et Romorantin. — 85. Les privilèges des gradués présentés par les universités, ne pouvant êtr
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utiles à l'église qu'autant que les ecclésiastiques formés dans les universités ont un mérite et des talents supérieurs à ceux qui font ailleurs leurs études, nous supplions Sa Majesté de faire des règlements pour que les privilèges des gradués ne soient point un abus. Ces privilèges devraient, entre autres choses, être restreints aux grades pris en théologie et en droit canon (II, 374).
86. Les unions aux établissements utiles, tels que séminaires, collèges, méritent la plus grande faveur. Nous demandons que la loi veuille bien mettre celles faites depuis plus de cent ans sous sa sauvegarde, en les soustrayant aux recherches avides des dévolutaires(l) (if, 373).
87. La dotation des séminaires doit intéresser vivement tout le Clergé, et c'est dans cette dotation que nous désirons que les enfants des familles pauvres puissent parvenir au sacerdoce, sans être à charge à leurs familles. — L'éducation des séminaires pourrait devenir plus utile si les personnes qui les gouvernent réunissaient la pratique à la théorie. C'est dans cette vue que nous désirons qu'on ne choississepour mettre à la tête de ces établissements, autant que faire se pourra, que des maîtres qui aient exercé le saint ministère au moins durant quelques années {Ibid).
88. Nous sollicitons de la bonté et de la piété du roi une protection particulière sur les ordres religieux de l'un et l'autre sexe. L'État ni le Clergé ne peut oublier les services qu'ils leur ont rendus, qu'ils rendent, et qu'ils rendront encore, principalement pour le ser\ice de l'Église et l'éducation de la jeunesse {Jbid).
89. Convaincus que nous sommes de la grande influence de l'éducation publique sur la religion, les bonnes mœurs et la prospérité de l'État, nous désirerions que l'instruction publique fût absolument gra-
(1) Ceax qai reTendiqoent certains bénéfices en se fondant sur l'incapacité des titulaires à les posséder.
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tuite, tant dans les universités que les collèges des provinces; que les collèges des provinces fussent confiés par préférence, à différents corps réguliers; que plusieurs corps réguliers qui ne se sont point encore occupés de l'instruction de la jeunesse, y fussent appliqués, pour se rendre, par là, plus utiles à l'État; que dans les villes trop peu considérables pour avoir un collège, il y ait au moins un ou plusieurs maîtres, suivant l'importance des lieux, qui puissent enseigner les premiers principes de la latinité ou des humanités et que leur dotation fût suffisante pour que l'instruction fût absolument gratuite; que cette instruction fût soumise à l'inspection des curés et des officiers municipaux; que tout sujet qui voudrait être admis à enseigner, fût obligé de produire des attestations de vie et mœurs, et faire preuve de capacité, par un examen subi devant le principal et les professeurs du collège le plus voisin; que les maîtres de pension ne pussent employer comme sous-instituteurs des sujets venus d'ailleurs, sans que lesdits sujets eussent déjà exercé le même emploi, au moins pendant deux ans, dans le lieu où ils auraient fait leurs études et sans qu'ils fussent munis d'attestations et reconnus capables par la voie de l'examen, comme il est dit ci-dessus II, 376).
90. Que pour faciliter l'éducation des filles, les communautés religieuses, quelque fût leur institut, fussent tenues d'ouvrir une école publique et gratuite en leur faveur, sous l'inspection des curés (II, 378).
Bordeaux. — 91 , La chambre ecclésiastique (1), voudra bien s'occuper de l'éducation publique et donner un plan général qui puisse remédier à la décadence des mœurs et des bonnes éludes (II, 393).
9i. Il est nécessaire d'assurer dans chaque diocèse, des moyens d'éducation gratuite pour les pauvres clercs (II. 394).
BOULAY. — 93. (Le Clergé) supplie Sa Majesté
(1) C'est-à-dire l'ordre du Clergé aux État» généraux.