‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 23 sur 93 · VŒUX DU CLERGÉ [A. BOULONNAIS — BUGEY · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. BOULONNAIS — BUGEY

naire de leurs enfants, ces pépinières ecclésiastiques se trouveront bien plus abondamment pourvues qu'ellesnele sont. En rendantlapension desséminaires gratuite, les mêmes séminaires se peupleront bientôt au point de faciliter inflniment les moyens de se passer du service des moines mendiants. — S. M. est très humblement suppliée de nommer ou faire nommer par MM. les évèques une commission composée de théologiens éclairés qui travailleront incessamment et d'après les meilleurs auteurs, à un corps de théologie, ayant grand soin d'en bannir toutes les questions oiseuses et celles de pure controverse scolastique et se bornant uniquement au dogme, à la morale et à la discipline, d'ordonner ensuite que celte théologie sera uniformément enseignée dans toutes les universités et dans tous les séminaires du royaume. Au moyen d'une théologie ainsi élaguée et consé- (juemment beaucoup raccourcie, l'on trouverait dans les séminaires le temps d'enseigner l'Écriture Sainte en entier et de donner encore aux candidats des principes du droit canonique. La même opération devrait avoir lieu quant à la philosophie ; V. 699, 700).

100. 11 faudrait que les villes et paroisses de campagne fussent pourvues de sages-femmes suffisamment et gratuitement instruites dans des espèces de séminaires établis à cet effet. La dépense pour ces objets pourrait être prise sur l'économat des abbayes en commende et les annates (V. 696).

101. Pour l'éducation de la jeunesse, il est préalablement nécessaire qu'il soit établi une ou plusieurs maisons dans lesquelles les régents d'école soient formés dans les sciences requises à leur état (V. 695).

102. Les universités ne devront jamais admettre aux grades des sujets qui n'ont nulle étude ou capacité et surtout ne jamais accorder de lettres de licence qu'après s'être suffisamment assurés des talents des aspirants, le tout sous des peines grièves (V. 696).

Bugey et Valromey. — 103. Quant à l'éducation

liiS LA QUESTION D'ENSEIGNEMENT EN 1789.

publique, on laisse à la sagesse du gouvernement le choix des moyens les plus propres pour remplir un objet d'une aussi haute importance, en observant que depuis un certain nombre d'années les principes et les mœurs ont subi une grande altération (11, 477).

104. Demander qu'il soit établi pour toutes les églises du royaume l'uniformité [du rit et] de l'enseignement; qu'à cet effet, il soit nommé une commission composée de prélats et de docteurs pour travailler à la confection [d'une seule et même liturgie], d'un seul et môme cours de théologie (II, 478).

Caen. — 105. Il est essentiel de commencer l'œuvre d'une régénération universelle par l'éducation des plus tendres enfants qui sont l'espoir de la patrie. Le Clergé invite toutes les classes de citoyens à demander, de concert avec lui, un plan d'éducation nationale tracé d'après les principes avoués par la religion et par l'État pour la rédaction duquel S. M. sera suppliée de prendre les conseils de ses universités et des principaux corps chargés de l'enseignement dans ses états. Il demande des ouvrages élémentaires sur la morale et sur le droit public de la France (II, 486).

lOG. Qu'il soit permis à la piété chrétienne de fonder des écoles gratuites pour les enfants des deux sexes (en dérogeant aux édits et déclarations qui gênent la générosité des fidèles) (H, 488).

107. (jue les titres de fondation du collège de Maî- Ire-Gervais (1) réuni à celui de Louis-le-Orand soient

(I) Co collège avait été fondé en 1371 par M' Gervais, chanoine do Bayeux et do Paris, et médecin do Charles V, pour des bour.-iers du diocèse do Bayeux. Il était situé au coin de la rue du Foin et de la rue Boutcbrie. Charles V y avait établi deux bourses destinées à des matiiémaiicicns qui devaient prendre le nom d'écoliers du roi, et avait fourni le collège d'aslrolabes, cquatoriaux, sphères et autres instrumiMiis. Kn 17C3, les boursiers de co collège et do vingt-cinq autres furent réunis au collège Louis-le-Grand, et cette mesure donna lieu à de nombreuses protestations dans le genre do celle qu'enregistre le cahier do (^arn. — Voir Jour.iain. le Petit

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réunis aux états particuliers de la province de Normandie pour laquelle et spécialement pour le diocèse de Bayeux, ladite fondation a été faite, fondation qui se trouve dénaturée par les lettres patentes en forme de déclaration surprises à S. M., le 13 septembre 1778 et que l'exécution de ladite fondation soit ordonnée dans tous ses points {Ibid)

Calais-Ardres. — 108. Que les maîtres et maîtresses d'écoles dans les campagnes soient approuvés par les curés et destitués en cas de mauvaise conduite, sans préjudice des droits de l'ordinaire, et ce pour le grand bien de l'instruction de la jeunesse, objet qui intéresse spécialement les pasteurs (II, 504).

Clergé régulier du bailliage de Calais. — 109. Continuer à partager le revenu des abbayes en trois portions..., la troisième destinée au soulagement des écoles pies (11,306).

Castelmoron d'Albret. — 110. Amélioration de l'enseignement public. Qu'il soit fait par une commission nommée à cette fin, un catéchisme-bréviaire national. La partie de l'enseignement public et gratuit attribuée aux religieux les plus riches (II, 543).

Castelnaudary. — 111. L'établissement des petits séminaires dans chaque diocèse (II, 332).

111 bis. L'établissement d'un corps ecclésiastique uniquement destiné à l'éducation de la jeunesse, formé sur le modèle de l'institut des Jésuites, s'il est impossible de les voir rétablis {Ihid).

Castres. — 112. La corruption des mœurs ne prenant sa source que dans le vice radical de 1 éducation nationale, on sollicite vivement la réforme des collèges et que la direction n'en soit confiée qu'à des ecclésiastiques ; on ajoute avec confiance que le vœu de toute la nation serait le rétablissement du plus célèbre de tous les instituts pour cet objet (II, 562).

Châtelet et l'Université, XI' liv. de Paris à travers les âges, in-f», p. 30.

H3. Demander une formation nouvelle des bureaux d'administration des collèges et qui ne soient composés que de membres du Clergé sous la juridiction et l'inspection des évoques [Ibid).

H4. Solliciter une amélioration pour les collèges royaux de Castres et d'Alby qui sont dans l'impuissance d'accorder aux régents et professeurs un honnête revenu, moins encore de leur accorder une pension après de longs et utiles travaux {Ibid).

Caux. — Ho. Qu'on veille particulièrement sur l'éducation publique ; qu'on prépose dans les collèges des hommes uniquement consacrés à cette fonction, aussi recommandables par leurs bonnes mœurs et leur piété que par leur science, et que leur régime et leur conduite soient soumis à l'inspection de l'évêque diocésain, des officiers municipaux et des curés (II, 574).

Châlons-sur-Marne. — H6. Que la décadence des études étant devenue malheureusement trop sensible, il soit créé un corps enseignant dont le Clergé présentera le régime et aura seul la surveillance (II, 584).

117. Que dix ans d'exercice dans une cure de campagne suppléent au privilège de gradué pour posséder une cure de ville. Que les dispenses de temps et d'études pour obtenir des degrés dans les universités soient abolies (II, 586).

118. Qu'on dote pour les jeunes gens qui se destinent au sacerdoce, des maisons d'éducation gratuite dans lesquelles ils seront admis au concours {Ibid).

Chalon-sur-Saône. — 119. S. M. est suppliée d'ordonner que les dîmes des bénéfices commendataires supprimés soient rappelées à leur première destination et employées [à la subsistance des curés et vicaires, au soulagement des pauvres, etc., ainsi qu'Jaux gages des maîtres et maîtresses des lieux où elles seront situées (II, 002).

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