VŒL'X DL' CLERGE ^A. DA.V
132. L'intérêt delà religion et celui de TÉtalqui en est inséparable se réunissent pour réclamer, dans chaque diocèse, des secours en faveur des séminaires dont l'établissement tourne à l'avantage de l'un et de l'autre . La plupart se trouvent, par la modicité de leurs revenus, hors d'état de suppléer au défaut de facultés des sujets qu'on est forcé d'y élever pour fournir aux besoins de différentes paroisses. Le clergé de la sénéchaussée des Lannes demande que les séminaires puissent acquérir sans être assujettis au droit d'amortissement et de nouveaux acquêts jusqu'à une somme quelconque qui sera déterminée par la prudence de l'évêque diocésain ; que les fondations de bourses et de places gratuites ainsi que les dotations des maîtres soient exemptes de tout droit de fisc; que la même faveur sollicitée pour les séminaires s'étendra à tous les collèges [Ibid.).
133. Les campagnes ont besoin de toute la vigilance du gouvernement; elles sont dépourvues de tout secours [soit] pour l'instruction de la jeunesse (1), [soit pour les soulagements ordinaires de l'humanité]. On s'ingère dans les fonctions de régent et on s'y maintient sans approbation et souvent contre la volonté des supérieurs. Sa Majesté sera priée de renouveler les ordonnances sur les régents et d'enjoindre à ses procureurs dans les bailliages de tenir la main à leur exécution (III, 89).
(1) Cette assertion de fait est inexacte. Même en tenant compte de l'arrondissement de Mont-de-Marsan qui ne comptait en 1789 que 31 écoles primaires, 2"^5 communes sur 330 dont se compose le dépanemenc actuel des Landes, avaient des écoles à la veille de la Révolution. Il y en avait dans les arrondissements de Dax et de Saini-Sever '( presque partout. '> (Tartière, De l'Instruction publique dans les Lawles uvant la Révolution et spécialement en 1189, dans le Bulletin de la Soc. des letlr. se. et arts du départ, aes Landes, juillet 1868, p. 6-21.) Or, dans les tableaux éublis par ds Maggiolo au moyen des signatures des conjoints, le département des Landes occupe en 1786-90 le dernier rang et le 76^ en 1 i7.;-7G. {Ministère de l'Instruction publique, Statistique rétrospective, in-i, p. 6.)
154. (Surveillance plus exacte des chirurgiens dont beaucoup sont incapables) {Ibid.).
155. Sa Majesté sera priée de ne donner le titre de lieutenant de son premier chirurgien qu'à condition que, dans la ville principale du bailliage, le promu ouvrira, pendant quatre mois de l'année, une espèce de cours où pourraient se rendre les sages-femmes des environs; afln d'exciter l'émulation de celles-ci, Sa Majesté leur accordera une diminution dans les impositions [Ibid.).
DIEUZE. — 156. Employer les fonds des abbayes vacantes à l'avenir... à doter des séminaires et collèges qui ne le sont pas suffisamment (V, 709).
DIGNE. — 157. Notre vœu serait que l'église de France n'eût qu'un seul catéchisme, plus étendu dans les villes, plus resserré dans les campagnes, et un corps de doctrine universellement enseigné dans les universités et les séminaires.... Cette uniformité devrait s'étendre jusqu'à l'éducation publique (lil, 336).
158. L'expérience ayant prouvé, dans tous les temps, que les maisons les plus nombreuses sont toujours les mieux réglées, où l'enseignement se fait avec plus de fruit, où l'émulation règne avec plus de succès, ces considérations feraient désirer que les séminaires fussent réduits à un plus petit nombre où tous les ecclésiastiques des divers diocèses de la province étant réunis, pourraient prendre plus facilement et plus sûrement l'esprit de leur état et se former par des secours plus abondants aux fonctions du ministère. Par la réforme ci-dessus énoncée, les séminaires étant mieux composés et les études s'y faisant avec plus d'ordre et de facilité, les grades deviendraient inutiles pour s'assurer de la capacité, et les ecclésiastiques seraient habiles à être promus aux charges et aux dignités de l'Église.d'après les attestations qu'ils auraient reçues de leurs professeurs (111,337).
Dijon. — 159. (Les députés proposeront de former dans le sein des États, quatre commissions qui entre-
VŒUX DU CLERGÉ [A. DAX — DOURDANj. 171
ront en fonctions après la session. La quatrième sera chargée de rédiger) un plan d'éducation publique et vraiment nationale propre à donner à l'État des citoyens utiles dans tous les genres (111, 125).
Dôle. — 160. Les grades pris dans les universités, faisant preuve de capacité, seront refusés à ceux qui n'en seront pas dignes et conférés gratuitement à ceux qui les mériteront. Les États généraux pourvoiront à l'indemnité des professeurs, s'il y a lieu (III, 154).
161. Les états provinciaux s'occuperont de l'éducation chrétienne et civile des jeunes gens de l'un et l'autre sexe, et Sa Majesté sera très humblement suppliée d'ordonner qu'il sera fait un plan d'éducation nationale pour les citoyens des villes et des campagnes [Ibid.].
162. Les vues du gouvernement par rapport aux sages-femmes n'ayant pas été remplies jusqu'à présent, les états provinciaux en feront un objet important de leur surveillance (III, 154).
Douai. — 163. Perfectionner l'éducation et l'enseignement de la jeunesse et en confier le soin aux réguliers qui offrent de s'en charger gratuitement (III, 174).
Dourdan. — 164. Sa Majesté sera très humblement suppliée d'ordonner toutes les précautions nécessaires pour qu'on n'admette dans les universités du royaume et dans toutes les sociétés académiques aucun maître ou membre qu'il n'ait auparavant donné des preuves de la plus grande capacité et de son respectueux attachement à la religion catholique, la diversité des sentiments sur la religion dans les institutions de la jeunesse, étant la chose du monde la plus à craindre (III, 243).
165. L'éducation nationale dégénérant tous les jours, le roi voudra bien prendre en considération un objet aussi intéressant pour les mœurs et la splendeur du royaume et préparer, dans sa sagesse, des ressources aux talents de l'indigence par la dotation des collèges de province qui, presque tous, ne le sont pas suffisam-
ment, parce qu'une bonne éducation est le seul moyen d'assurer de bons citoyens à l'État et des ministres vertueux à la religion {IbicL).
166. L'instruction des gens de la campagne étant précieuse à l'État, il est bien à désirer qu'on établisse dans chaque paroisse des maîtres et des maîtresses d'école dont les honoraires joints aux contributions des écoliers en état de payer, leur feraient un sort suffisant à eux et à leurs familles, lesquels seraient sous la conduite et l'inspection du curé qui s'assurerait auparavant de leur religion et de leurs talents et aurait le droit de les renvoyer s'ils ne répondaient pas à ce qu'on attendait d'eux, sauf à eux à se pourvoir devant le seigneur évoque (Ibid.).
167. Il est dans les villes de province et particulièrement dans ce bailliage, des communautés nombreuses destinées à l'éducation des petites filles pauvres pour la religion et le travail. Nous supplions Sa Majesté de jeter un regard de bonté sur des établissements si utiles et de leur faciliter l'accès du bureau établi pour le soulagement des maisons religieuses (1) {/bid.).
Étampes. — 168. L'ordre du Clergé demande qu'il soit établi [des vicaires et] des maîtres d'école dans toutes les paroisses de deux cents feux et au-dessus (III, 281).
1(39. Que [après avoir pourvu aux besoins des pasteurs et à leurs pensions de retraite] les séminaires et les collèges soient pris en considération {Ibid.).
170. Que les gradués ne puissent requérir de bénéfices en vertu de leurs degrés, s'ils ne sont bacheliers en théologie [Ibid.).
Évreux. — 175. On se plaint du peu de succès de
(I) Ce bureau était une des commissions extraordinaires à la suite du conseil d'État. Il se composait do 4 prélats et de 4 maîtres des requêtes. 11 arrêtait annuellement et soumettait à la signature du roi, l'état de répartition des Tunds destinés aux couvents de femmes qui lui paraissaient avoir besoin do secours. (De Luçay, Les secrétaires d'État, p. 459.)