Que les maisons religieuses sous la protection
(1) Dignitaires des églises cathédrales ou collégiales ayant certains droits ou certaines fonctions à l'égard des écoles (Durand de Maillane. t. II, p •129, seq. .
des supérieurs ecclésiastiques se rendent utiles [soit pour le ministère], pour renseignement... Les ordres qui ont des établissements dans le bailliage de Vermandois acquièrent un nouveau droit à l'intérêt par l'offre qu'ils font de se dévouer à l'éducation de la jeunesse si l'on juge à propos de les employer {Ihid.),
Vie. — 332. On demande la suppression de l'école des Ponls-et-chaussées qui est trop dispendieuse. D'ailleurs il est juste que ceux qui aspirent à être employés dans cette partie cultivent à leurs frais les talents qui peuvent les en rendre dignes (VI, 17).
Villeneuve de Berg. — 333. Les universités, qui ont rendu de si grands services à la religion avant l'établissement des séminaires, ont cessé d être utiles depuis cet établissement, et les grades qui étaient la preuve et la récompense de l'étude ne sont plus, dans les universités de province, qu'une prérogative achetée à prix d'argent. Le vœu du clergé de celle sénéchaussée est d'obtenir la suppression de l'expectative des gradués pour les bénéfices ; la liberté rendue aux coUateurs tournera plus sûrement au profit de VViglise (VI, 706).
334. On se plaint dans tout le royaume de la mauvaise administration des collège?^ ol du maiu|ue de ressources pour l'éducation de la ji'iiiii's<»\ La suppression des jésuites a formé un vule, dans la partie de l'enseignement, qui n'a pas encore élt» rempli. Des ecclésiastiques séculiers et indépendants n'ont pu suppléer à cette société si distinguée par ses vertus chrétiennes, par l'étendue de ses lumières et par ses travaux infatigables. Nous ne saurions nous empocher de former des vœux pour le rétablissement de cette société ou pour l'encouragement à donnera quelques ordres religieux ou sociétésecclésiastiques du royaume qui voudraient se dévouer à rinstruction de la jeunesse {Ibid.).
Villers-Cotterets. — 333. Qu'il soit envoyé dans les villes des matrones brevetées pour former des
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s-femmes pour le service des paroisses de campagne (VI, 188).
336. Qu'il soit fondé dans toutes les paroisses un maître d'école suffisamment doté et un bâtiment pour les écoles, et que l'instruction de la jeunesse soit gratuite (Ibid.).
Vitry-le-Français. — 337. Que l'on obvie aux accidents funestes que l'impéritie des chirurgiens occasionne si souvent dans les campagnes, par des examens plus rigoureux de leur science et de leurs capacités (VI, 208).
338. Qu'on avise aux moyens les plus propres de destituer les maîtres d'école sur la plainte des curés, après information (VI, 209).
B. Cahiers particuliers.
Arles {Ville cV). — 339. L'éducation étant le bien le plus précieux, le Clergé demande que le collège d'Arles qui est sur le penchant de sa ruine, faute de moyens, soit rétabli dans la jouissance des bénéOces donnés aux jésuites de cette maison pour en supporter les charges (II, 54-55).
Bourges [Eglise métropolitaine de). — 340. Le moyen le plus sûr de réformer les mœurs dans ce royaume et de ranimer l'esprit de religion qui s'éteint tous les jours, c'est de veiller avec soin à l'éducation de la jeunesse. Le bon ordre des universités et des collèges intéresse la nation entière. C'est dans ces corps enseignants et consacrés à l'éducation de la jeunesse que se forment les chrétiens fidèles, les ecclésiastiques vertueux, les sujets soumis et obéissants. Nous croyons que les universités accordent trop facilement des degrés, que les collèges auraient besoin de réforme; mais cette importante réforme ne doit être confiée qu'à des personnes éclairées, sages, vertueuses et aimant la religion (Vî, 510).
341. Nous croyons qu'on néglige trop l'éducation dos jeunes gens destinés à la magistrature : ils fréquentent rarement les écoles de droit. Le public qui les a vus passer le temps précieux des études dans la dissipation, l'oisiveté et le libertinage gémit souvent de les voir monter aux premières places de la magistrature (VI. 511).
Cambray [Ecclésinstiqucs attachés au sn'vire de la mriropole de). — 342. L'éducation publique étant un des objets les plus essentiels au bonheur de l'État, Sa Majesté est très humblement suppliée d'ordonner qu'il soit formé pour le royaume un plan général des principes de dogme, de morale religieuse et de morale politique que tous les maîtres, pédagogues et précepteurs seront obligés de suivre, et pour que cette éducation publique ne soit confiée qu'à des instituteurs vertueux et éclairés, ils seront choisis par concours dans une assemblée provinciale qui sera désignée par la voie des affiches et où pourront assister tous les zélateurs du bien public (YI, 752).
Cambray [Communauté des chapelaijis de la collégiale de Saint-Gérij à). — 343. (ju'il soit formé un plan d'études uniforme et propre à perfectionner l'éducation de la jeunesse (VI, 753).
Garrouge au diocèse de Séez [Chapitre de). — 344. (Juele surpins du prix desmeubles que se procurent les prieurs-curés à même les fruits des paroisses fût employé à l'entretien d'un maître ou maîtresse gratuite (V, 335).
345. (Ju'après le décès des titulaires, le revenu des prestimonies et fondations non décrétées à l'exception de celles qui ont pour vœu l'instruction de la jeunesse [ou les fonctions de vicairej fussent employés à l'établissement [d'un bureau d«; charité ou] d'une école de filature ou de dentelle pour les enfants de l'un et l'autre sexe où losdites presiimonies sont fondées. Les messes seraient acquittées par les curés ou vicaires [Ibid.).
VŒIX nu CLERGÉ i B. BOURGES — GRASSE . 2i:{
Castellanne {Cut'és de la Sénéchaussée de). — 346. Nous supplions S. M. d'être favorable surtout aux dames de la Visitation qui se distinguent dans la contrée par leur régularité et par le soin qu'elles prennent de l'éducation des jeunes demoiselles, non seulement de ce ressort mais encore de tous les endroits de la Provence (111, 273).
Digne [Curés de la Sénéchaussée de). — 347. Que l'approbation et la surveillance des maîtres et maîtresses d'école appartienne aux curés (III, 338).
Fréjus [Curés congruhtes du diocèse de). — 348. Les députés supplieront Sa Majesté de vouloir bien jeter un regard paternel sur l'éducation trop négligée que ses sujets reçoivent dans les collèges et autres maisons d'éducation et d'ordonner à cet effet qu'il sera incessamment rédigé un même code de doctrine et morale pour tout le clergé de France, un seul catéchisme... pour toutes les paroisses du royaume (III, 264).
349. Accorder à tous les séminaires le droit d'agrégation aux universités pour que les séminaristes qui désirent prendre des grades ne soient pas refusés quand ils seront munis de certiflcats favorables de leurs supérieurs et professeurs [Ibid.).
350. Demander un établissement pour l'instruction des sages-femmes et un règlement pour son exécution (III, 266).
Glandève [Èvèque dp' . — 351. Augmenter la dotation de son séminaire, pour y multiplier les bourses pour l'éducation des jeunes ecclésiastiques (III, 272).
Grasse et Vence Clergé des diocèses de). — 352. Accorder aux religieux la faculté de concourir pour toutes les chaires des universités du royaume tant pour la philosophie que pour la théologie (III, 267).
353. Le roi sera très humblement supplié de donner une loi qui facilite l'établissement des collèges, qui maintienne ceux déjà établis et qui remédie aux abus auxquels est sujette l'éducation actuelle, en donnant
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aux supérieurs ecclésiasliques une inspection plii^ étendue pour tout ce qui concerne la manière d'y en soigner la religion {Ibid.).
3o4. Les séminaires auront, suivant l'étendue et les besoins des diocèses, un certain nombre de bourses et places gratuites pour élever les jeunes ecclésiastiques et les mettre à même de faire leurs études; ces bourses seront données aux seuls ecclésiastiques pauvres, de bonnes mœurs et conduite et d'une capacité telle qu'elle puisse faire espérer que leur éducation iif sera pas infructueuse. Les bourses ne seront dorméos qu'à ceux qui seront à même de faire leurs cours de philosophie ou de théologie [Ibid.).
Grasse [Curés de la Sénéchaussée de). — 355. Que les prieurés et établissements conventuels établissent [des hôpitaux], des écoles, etc. (IH, 269).
Mânes [Minimes de). — 336. Sa Majesté sera suppliée de... rouvrir les portes de l'enseignement public aux réguliers (III, 326).
Marseille [PP. de Picpus de). — Sol. (lis proposent de transformer les communautés régulières en communautés séculières qui) formeraient des séminaires et des collèges de philosophie et théologie (III, 692).
Paris [Chapitre de). — 358. Les maux dont nou> sommes les témoins et qui menacent encore plus les générations futures nous portent à demander avec instance à Sa Majesté de prendre des mesures efficaces pour rendre à l'éducation publique l'éclat et l'utilité dont elle est déchue. Plusieurs de ses principaux établissements n'existent plus. Ces sources les plus précieuses se sont presque taries de nos jours et n'ont été remplacées dans la plupart dos villes où elles procuraient tant d'avantages ù la religion et aux lettres que par des institutions obscures et privées, faibles, éphémères et suspectes. Les archevêques et évêques ne sauraient trop être maintenus dans le droit de supériorité et de surveillance sur les collèges, et
VŒUX DIJ CLEKtjE ; li. tjKASSt; — llltZ . 2lo
nous nous faisons un devoir de demander que M. l'Archevêque de Paris n'en soit pas privé sur celui de Louis-le-Grand (V, 268).
Paris [Ecclésiastiques de la paroisse Saint-Paul de). — -^59. Qu'il soit formé une commission qui s'occupe promptement du grand objet d'une éducation nationale, seule capable de rétablir les mœurs et les vertus civiques (V, 271).
Quercy {Curés du). — 360. Qu'on s'occupe incessamment de la réforme des éludes dont l'état actuel fait regretter amèrement la société des jésuites; un corps enseignant soumis à l'ordinaire pour cette partie semble mériter la préférence (V, 485).
361. Qu'on ne confère les ordres majeurs qu'à des sujets qui auront passé un temps convenable dans un séminaire et actuellement y résidant pour être formés aux fonctions ecclésiastiques {Ihid.).
362. Que les membres du bureau diocésain puissent prendre une connaissance exacte des bourses établies en faveur des jeunes ecclésiastiques et de leur emploi, afin de remédier aux abus qui pourraient s'être glissé.s dans une question si importante (V, 486).
363. Que l'on rétablisse l'université de Gabors qui était une des plus anciennes du royaume et qui est réclamée par plusieurs provinces voisines. L'imposition fixée pour cet objet continue d'être payée par les trois élections du Quercy, quoique la province soit privée d'un si précieux avantage (V, 487).
364. Qu'il soit établi de proche en proche des écoles pour former des sages- femmes, qui puissent devenir expertes dans leur art, et qu'elles soient multipliées selon l'étendue des provinces [Ihid.).
Riez [Chambre ecclésiastique du diorèse de). — 365. Etablir des collèges dans les villes qui en sont susceptibles comme centre d'un arrondissement et les doter assez convenablement pour avoir de bons professeurs. La ville de Riez est dans une semblable position, elle a un collège, mais qui est encore sans dotation et l'on
■2\i\ LA Ol'ESTlON D'HNSEIGNEMENT EN 17811.
ne voil pas d'autres moyens d'y pourvoir que 1 union des bénéfices (III, 341).
306. Faire choix de bons professeurs ayant plus d'égard dans le choix au talent et aux mœurs qu'à la capacité. On trouvera plus ou moins de facilité dans les choix, selon la quotité des honoraires.
367. Même attention, proportion gardée sur le choix des maîtres d'école (///<>/.).
368. Doit-on appeler les religieux à la direction des collèges? Il a paru à la chambre ecclésiastique que les religieux pourraient être appelés utilement, mais non sans quelques inconvénients, dans les collèges des grandes villes, mais on a cru devoir donner la préférence aux ecclésiastiques séculiers pour les collèges des petites villes [Und.].
369. Dans un plan quelconque d'éducation publique, faire entrer la religion comme un objet majeur et fondamental auquel les professeurs seront tenus de donner les soins les plus suivis, tant pour les parties dogmatique et morale que pour la pratique [Ilnd.).
370. Subordonner l'éducation publique à la surveillance et à l'inspection immédiate des prélats [Ibkf.).
371. La chambre ecclésiastique a regretté... «[u'il n'y ait pas... un seul et même catéchisme, un cours complet de théologie qui, en excluant l'esprit de parti, réunît les avantages, les qualités propres à la faire adopter dans tous les séminaires. La chambre ecclésiastique a jugé l'entreprise d'un tel ouvrage digne de la sollicitude du Clergé de France (111, 342).
372. On sent, dans tous les diocèses, l'utilité des séminaires et l'intérêt que doivent inspirer de pareils établissements, mais le diocèse de Hiez éprouve, plus que bien d'autres, la nécessité de farililer aux jeunes ecclésiastiques leurs longues études en multipliant les secours et les pensions gralniles. Le séminaire de Riez manque de moyens pour fournir à des besoins aussi éleiuius et l'on ne voil daulres ressources pour y pourvoir que des unions de bénéfices qui sont en
VŒCX DU CLERGÉ ^B. RIEZ — VENCEJ. 217
>etit nombre dans ce diocèse et très médiocres III, 343).
373. Employer les revenus des abbayes et autres )énéûces en dépôt aux économats, aux collèges, sémilaires, elc.{Ibid.).
Vence [Évêque de). — 374. Le séminaire est dans le ;as d'être secouru et S. M. est suppliée d'effectuer la Dromesse contenue dans ses lettres patentes de dé- :embre 1788 (III, 268).
375. Le roi est supplié de procurer dans la ville de Vence l'établissement d'un collège qui puisse former des sujets utiles à l'Église et à la patrie [Ibid.).