‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 44 sur 93 · YŒUX DE LA NOBLESSE [A. LYON — NEMOURS · texte numérisé non relu

YŒUX DE LA NOBLESSE [A. LYON — NEMOURS

sèment à Metz d'écoles de droit public et d'économie politique et publique (III, 764).

Montreuil-sur-Mer. — 475. Nous supplions Votre Majesté, et nous le faisons avec des larmes d'attendrissement, de consentir à ce que, des bâtiments et des revenus d'une abbaye quelconque, il soit établi dans chaque province une école gratuite de chirurgie. L'ignorance des chirurgiens de campagne coûte annuellement à l'État plus de citoyens que dix batailles ne pourraient lui en faire perdre... Quelque parti qu'on prenne à cet égard, des règlements plus sévères sont indispensables (IV, 66).

476. Nous supplions Votre Majesté par la protection qu'elle a toujours accordée à la noblesse la nioins fortunée, de lui conserver l'établissement de l'École Royale Militaire dont la bonne éducation ne peut que lui procurer des sujets utiles à l'État, en les sauvant de la misère de leurs foyers (IV, 67).

477. Établir à Montreuil-sur-Mer une école confiée aux Frères de la Doctrine Chrétienne en demandant le contenu de la maison et bâtiments des sœurs de Saint-François de cette ville, ainsi que leurs revenus, n'y restant plus qu'une seule religieuse vivante (IV, 68).

Nancy. — 478. Les députés demanderont que les États prennent en sérieuse considération les moyens de perfectionner l'éducation publique et de la diriger vers l'étude des devoirs que la morale prescrit à l'homme et que le citoyen contracte en naissant envers son prince et sa patrie (IV, 83).

Nemours. — 479. Le vœu de la noblesse du bailliage est que les États généraux multiplient les maisons d'éducation des deux sexes dans tout le royaume et principalement dans le bailliage de Nemours (1), qui en manque absolument (IV, 111).

(1) Ici encore nous nous trouvons en présence d'une assertion de fait inexacte. Nemours, chef-lieu d'un des plus petits bailliages de France (il ne comprenait, selon Expilly, que 92 paroisses) avait un collège qui, d'après Villemain, comptait, en 1789, 42 élèves.

480. Que l'on étudie les moyens de perfectionner les écoles de chirurgie, celles d'accouchement et les écoles vétérinaires [Ibid.).

Nîmes.— 481. (Commission...) pour tracer des plans équitables... 10° sur l'éducation publique de manière à la rendre nationale et applicable aux différents états (V, 239).

Nivernais-Donziais. — 482. Les députés annonceront aux États généraux le désir que la noblesse du Nivernais aurait que l'on s'occupât de la réforme à opérer dans le système d'éducation publique. Ce point est d'autant plus important que le nouvel ordre de choses qui va s'établir, appelant un plus grand nombre de citoyens aux détails et à l'ensemble de l'administration, demandera des hommes plus instruits et des lumières d'un genre différent de celles que l'on acquiert aujourd'hui dans les écoles publiques (IV, 253).

483. La noblesse du Nivernais, en recommandant à la nation la classe des gentilshommes qu'il paraît juste de dédommager du sacrifice de ses privilèges pécuniaires, a eu principalement en vue ceux des nobles qui n'ont pour toute propriété que deux charrues et au-dessous, et qui les font valoir eux-mêmes. Elle a pensé qu'en établissant dans les différents collèges et couvents de la province des places uniquement destinées aux fils et filles de ces gentilshommes peu fortunés, on remplirait un double objet : le premier en soulageant les pères, le second en procurant aux enfants une éducation convenable qui les mettrait à portée de soutenir avec honneur le nom de leurs ancêtres. Le Clergé sans doute s'empresserait de concourir à de telles fondations, et la noblesse du Nivernais recommande à ses députés de solliciter un établissement vraiment patriotique et dont la direction, ainsi que la

D'autres collègns existaient dans le département actuel de Seineet-Marne, à Meaux, Melun, l'rovins ei Juilly. On voit qu'avec un peu de bonne volonté, les habitants du bailliage de Nemours pouvaient procurer à leurs enfants le bénéfice d'une éducation sérieuse.

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nomination de boursiers et de boursières, serait confiée aux états provinciaux [Ibid.).

Orléans. — 484. Les députés demanderont que les États généraux s'occupent des moyens les plus propres à perfectionner l'éducation nationale et à répandre dans les dernières classes delà société les instructions religieuses et morales, et les éléments des connaissances nécessaires aux progrès de l'agriculture, de l'industrie et des arts (IV, 278)..

485. Que les études des universités, des collèges et autres maisons d'éducation soient réformées sur un meilleur plan et qu'on veille à ce que les places de professeurs ne soient remplies que par des personnes de mérite et d'une capacité reconnue {Ibid.).

486. Qu'on augmente le nombre des places gratuites assignées à la noblesse véritablement pauvre, dans les collèges établis à cet effet, et que l'on en crée même dans tous les collèges royaux (ibid.).

Pamiers. — 487. Supprimer quelques abbayes pour augmenter le nombre des établissements propres à l'éducation de la jeune noblesse sans fortune (IV, 281).

Paris hors-les-jnu7's (Prévôté de). — 488. Les députés de la Noblesse demanderont que l'éducation publique soit rendue nationale (V, 237).

Paris intra-muros. — 489. Que l'éducation publique soit perfectionnée, qu'elle" soit étendue à toutes les classes de citoyens; qu'il soit rédigé par tout le royaume un livre élémentaire contenant sommairement les points principaux de la constitution, qull serve partout à l'éducation de la jeunesse, à la première instruction de l'enfance et que les Français apprennent en naissant à connaître, à respecter, à chérir leurs lois (V, 273).

Perche. — 490. Que dans les écoles militaires et à la maison royale de Saint-Cyr, il y ait un nombre fixe de places pour la noblesse peu fortunée de chaque bailliage; que ces places soient accordées par le roi sur la présentation des états provinciaux (V, 324).

Périgord. — 491. Que dans chaque sénéchaussée, il soit fondé une maison d'éducation suffisamment dotée, soit des biens des maisons religieuses dépeuplées, soit autrement, pour que l'instruction y soit complète et que le prix de la pension des élèves soit proportionné aux facultés du gros des habitants (V, 339).

492. Que les établissements de la maison de Saint- Gyr et des écoles militaires soient ramenés rigoureusement à leur objet et que les états provinciaux soient chargés de la vérification des titres et de la fortune des personnes qui y solliciteront des places {Ibid.).

Perpignan. — 493. Les députés concourront de tous leurs efforts à ce qui intéresse... la restauration... de l'éducation nationale qui, dans les anciens gouvernement était confiée à l'expérience et à la maturité de l'âge. Ils jetteront les yeux sur cette foule de solitaires dont les talents et les travaux pourraient devenir plus utiles à l'État (V, 371).

494. Ils demanderont que les revenus de Saint- Martin de Ganigou, monastère dont la suppression a été consommée, soient destinés à des maisons d'enseignement public pour l'un et l'autre sexe sous l'inspection et la direction immédiate des étals provinciaux (V, 372).

495. Qu'on rejette sur les économats dont les États généraux amélioreront le régime, tous les secours et pensions que le gouvernement accorde... aux collèges, petits séminaires, maisons d'éducation. e!c. (V,370).

Ponthieu. — 496. Appliquer les biens-fonds des monastères, chapitres, etc., supprimés... à des établissements d'éducation publique (V, 434).

496 bis. Les députés proposeront de former un comité pour établir un meilleur plan d'éducation nationale (V, 435).

Quercy. — 497. Qu'à l'avenir, les états provinciaux soient chargés de constater la pauvreté des gentilshommes auxquels on accorde des places à Saint-Cyr

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