Employer les dîmes [aux appointements des
curés, etc., aux réparations de presbytères] à l'établissement de gens instruits tant dans l'art de la chirurgie et des accouchements que dans l'art vétérinaire, et qu'aux défauts de dîmes suffisantes pour satisfaire à tous ces besoins, des prieurés simples, des abbayes en commende et d'autres bénéfices soient réunis aux paroisses... [Ibid.).
Auxerre. — 560. Que l'éducation de la jeunesse de tous les ordres soit prise en considération. Les mœurs, les talents et les services en dépendent. En conséquence qu'il soit fait un plan d'études par des savants, lequel sera commun à tous les collèges et universités (II, i23j.
561. Qu'il soit établi des collèges dans les villes principales qui n'en ont pas, et des bourses dans iceux, comme dans ceux actuellement subsistants {Ibid.).
562. Qu'il soit établi dans les paroisses de la campagne (1) des maîtres et maîtresses d'école pour vaquer journellement à l'éducation gratuite des pauvres enfants {Ibid.).
563. Que les écoles vétérinaires soient multipliées pour qu'il y ait un plus grand nombre de leurs élèves qui se répandent dans les campagnes, où ils sont si nécessaires (II, 121).
564. Qu'il soit établi et arrêté que les enfants du Tiers-État seront admis dans les écoles militaires, pour y partager avec ceux de la Noblesse l'avantage des écoles gratuites et qu'il soit de môme établi des bourses dans les séminaires en faveur des enfants des deux ordres qui se destineraient ù l'état ecclésiastique (II, 123).
(1) Les écoles ne manquaient pas dans le hallliage d'Auxerre. M. Quanlin a démontré que toutes les paroisses do l'arrondissement actuel d'Auxorre en étaient pourvues, et de nombreuses écoles de fllics avaient été fondées dans les villages au xviii° siècle. Il est facile de se rendre compte do ce fait en parcourant le» pièces justificatives de l'excellent livre de l'orudit arcliivisio de l'Yonne i^Hisloire de t'histructiori primaire nvatit 178!) dans les pays formant le département de l'Yonne. Auxerre, 1874, iu-8).
YŒL'X DU TIERS-ÉTAT \. AIRAY — BARCELONN'ETTE '. 249
565. Qu'une réforme soit faite des écoles de droit, de médecine et de chirurgie qui sont si peu surveillées qu'il en résulte les plus grands inconvénients [Ibid.).
566. Que les statuts des chirurgiens soient réformés en ce qui touche l'examen des récipiendaires destinés à exercer dans les campagnes, et que lesdits récipiendaires soient tenus de subir au moins trois examens [Ibid.].
567. Que les communautés desdits chirurgiens soient assujetties à donner par l'un d'entre eux des leçons publiques et gratuites d'accouchement pour l'instruction des femmes de la campagne qui se destinent à exercer cet art; qu'il soit pourvu parle gouvernement aux frais des dépenses de cet établissement [Ihid.).
Aval-en-Franche-Comté (Baillage de). — 568. Auront également les états provinciaux l'administration dtîs biens appartenant autrefois aux jésuites et autres maisons supprimées, pour veiller à l'emploi auquel ils sont destinés, et auront la surveillance des collèges auxquels lesdits biens sont affectés (II, 145).
Avesnes. — 569. Que les ecclésiastiques réguliers seraient chargés de l'enseignement public et gratuit dans les collèges, et que les biens de ces collèges alfectés aux pensions des professeurs et régents soient convertis en bourses données au concours (II, 158),
570. Qu'une partie des biens des communautés religieuses soit attribuée à l'entretien des petites écoles [Ibid.].
o7l. Que toutes les maisons religieuses de l'un et l'autre sexe tant des villes que des campagnes, soient chargées de l'instruction des pauvres enfants {Ibid.).
Barcelonnette (Vallée de). — 572. (Très longs détails et réclamations au sujet du collège de Barcelonnette fondé en 1646 sous la direction des Pères de la doctrine chrétienne. Conclusion :) Supplier Sa Majesté de permettre de prendre sur une remise de 180,000 livres faite à la vallée par arrêt du conseil, des fonds suffi-
sants qui, joints aux revenus actuels du collège, soient capables d'anticiper sa restauration (III, 370-371),
Bar-le-Duc. — 573. Que tous les élèves indistinctement soient admis à partager les places dans les écoles royales et gratuites fondées et entretenues aux frais de l'État. On en établira facilement de nouvelles sans le surcharger, en rendant utiles les ordres religieux, tels que bénédictins, bernardins, prémontrés, qui se chargeront volontiers de tenir et entretenir les écoles à l'instar de celles fondées par M. l'abbé de Morimont(l) (II, 194).
Bar-sur-Seine. — 574. L'instruction doit être une des principales vues du gouvernement, comme elle est un des premiers désirs du Tiers-État. Indépendamment d'un meilleur ordre dans les écoles de campagne et des villes nous solliciterons qu'il plaise à Sa Majesté prendre en considération l'ordre à établir dans les collèges et les pédagogies telles qu'il en existe une à Bar-sur-Seine, et celui qu'il est également nécessaire d'établir pour l'éducation des filles. Si, pour ce dernier objet, il est nécessaire de faire de nouveaux établissements, il ne l'est pas moins de soutenir ceux qui subsistent et qui remplissent les objets de leur institution. Ce motif porte le Tiers-État à réclamer les secours qui sont accordés aux pauvres communautés religieuses pour reconstituer le couvent des ursulines de Bar-sur-Seine qui par leur pauvreté ne peuvent subvenir à cette dépense (II, 2G3).
Bassigny. — 575. Nécessité de réformer les règlements de chirurgie qui permettent i\ un sujet refusé dans une communauté de se pourvoir pour être autorisé à se faire recevoir dans une autre (II, 196).
575 bis. Nécessité d'établir une école nationale! qui, comme à Sparte, formera des hommes et des citoyens {/bid.).
575 te}\ Le traitement des maîtres et maîtresses
(1) Abbaye de l'ordre de Citeaux, diocèse de Langres.
VŒUX DU TIERS-ÉTAT [a. BARCELON. — BESANÇON]. 2ol
d'école sera pris sur les fondations dont l'inutilité sera reconnue (II, 198).
Bazas. — 576. Que Sa Majesté daigne s'occuper des règlements qu'elle a promis pour rendre l'instruction publique florissante (VI, 499).
Beaujolais. — 377. Suppression de quelques ordres religieux et des bénfices simples dont les revenus seraient destinés à doter des collèges dans toutes les villes principales, des séminaires, des écoles de charité (II, 284).
378. Qu'il soit fait une réforme dans le régime des universités (II, 283).
Beauvais. — 379. Partie des revenus des abbayes eu commende et prieurés supprimés pourrait être employée à fonder des écoles de charité et à doter des collèges qui, comme celui de Beauvais, n'ont qu'un revenu insuflisant (II, 299).
Belfort-Huningue. — 580. Que la partie du Suntdgau en Alsace (1) étant peu pourvue d'établissements nécessaires à l'éducation et à l'instruction de la jeunesse, nos députés supplieront Sa Majesté d'y créer un collège auquel l'excédant du revenu des maisons appartenant aux ci-devant jésuites en Alsace pourrait être employé (II, 317).
381. Que, dans toutes les paroisses du royaume, le choix et l'examen des maîtres d'école ainsi que leur destitution compéteront aux curés conjointement avec 1(!S municipalités, et le traitement des maîtres d'école S3ra fixé par les états provinciaux [Ibid.].
Besançon. — 382. Sa Majesté est suppliée de donner au plus tùt l'édit annoncé pour la réforme des universités. — La chaire de professeur en droit public de l'université de Besançon, non remplie depuis le décès du dernier titulaire, sera incessamment rétablie et conférée par la voie du concours (II, 339). 383. Les revenus des collèges de la province et de
(1) Le texte imprimé porte à tort Funlgraw. — Le Suntdgau était ua pays d'Alsace dont la capitale était Belfort.
tous les bénéfices y réunis seront employés, sous la direclion et surveillance des étals de la province à la bonne constitution desdits collèges et à leur amélioration {IhicL).
Bigorre. — 384. (Juil soit établi dans chaque ville où il y aura parlement un cours public d'enseignement pour les notaires (cours obligatoire pendant trois ans, avec pratique durant le même temps chez un notaire) (II, 361).
38o. Que le collège de Tarbes soit agrégé à l'université de Toulouse ou à celle de Pau (II, 364).
386. Ordonner de plus fort l'exécution des règlements qui portent qu'il sera établi dans chaque paroisse des maîtres et maîtresses d'école pour l'instruction et éducation de la jeunesse [Jbid.).
387. Que les religieux bénédictins de Saint-Pé en Bigorre (1) réduits à trois par le régime (2) soient tenus d'être au nombre de sept dont deux vaqueront à l'instruction de la jeunesse, en exécution du concordat passé entre eux et la ville ilhid.).
Blois et Romorantin. — 588. (Employer aux collèges le surplus des biens des communautés supprimées) (II, 388).
t)89. Que tous les ordres religieux qui ne paraissent pas nécessaires pour l'ordre du culte public et l'instruction soient supprimés par des moyens qui ne soient exposés ni à l'esprit de religion, ni à l'esprit de justice [llnd.).
Bordeaux. — 590. Que, pour l'intérêt de l'humanité, il soit détendu à toutes personnes d'exercer la médecine et la chirurgie dans les campagnes sans être approuvées par les collègesde médecine et de chirurgie du royaume. Que ces mêmes collèges apportent plus de sévérité dans l'examen des élèves qui se destinent à ces professions honorables et utiles (II. 403.)
(1) Abbaye du diocèse de Tarbes, de 2,-300 liv. de revenu.
(2) Le gouvernement de la congrégation.