VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. ESTAIRES — NANTES
du Tiers de l'un et l'autre sexe au moins en nombre égal à celui de la Noblesse; publier et répandre des livres élémentaires et uniformes pour l'instruction publique ; adopter les vues patriotiques de M. Philipon de la Madeleine (1); encourager [les gens de lettres et] les instituteurs par des distinctions et la noblesse (111,703).
877. Réformer les universités qui sont sans exercice public (/Azrf.):
878. Rappeler les écoles pies à leur institution et celles de chirurgie à toute la noblesse de cette profession utile à l'humanité en n'admettant que des élèves instruits et revêtus delà qualité de maître es arts dans une université fameuse (ibid.).
Mortagne. — 879. Même vœu que ci-dessus, Perche n° 747 et dans les mêmes termes (V, 331).
Nantes. — 880. Les privilèges qui sont accordés par les évoques pour les livres élémentaires comme catéchismes, livres d'école, seront donnés gratis; il n'y aura qu'un seul catéchisme pour toute la France (111,97).
881. Les universités et collèges seront réformés, les examens y seront publics (III, 98).
882. Il sera établi des écoles gratuites dans les bourgs, et des écoles d'hydrographie dans les ports de mer; il sera avisé aux moyens d'en appointer les maîtres (111,99.)
(1) Il s'agit ici des idées exprimées dans les Vues patriotiques sur l'éducntiim du peuple tant des villes que des campagnes. Lyon, Bruyset-Ponthus, 1783, in-r2 de 340 pages, publiées par Louis Philipon de la Madeleine, né à Lyon en 1734, mort à Paris en 1818, successivement avocat du roi près le bureau des finances de Besançon, intendant des finances du comte d'Artois, patriote pendant la Révolution, bibliothécaire au ministère de l'intérieur sous l'Empire, intendant de Monsieur à la Restauration. Cet ouvrage est longuement analysé dans le Dictionnaire de Pédagogie de Buisson, l'e part. p. 2360-2363. L'auteur se prononce contre la trop grande diffusion de l'instruction populaire, suivant en cela La Chalotais, et pour l'emploi presque exclusif des congrégations religieuses dans renseignement public. Il préconise un système d'éducation commune qui se rapproche beaucoup de celui de Michel Le Pelletier discuté par la Convention en 1793.
Nogent-le-Rotrou. — 883. Que le principal du collège jouil de tous les revenus attachés à son bénéfice, sans être tenu des charges et principalement des réparations qui grèvent encore celte communauté contre toute justice, puisqu'il est naturel qu'un bénéficier soit tenu des charges de son bénéfice (III, 329).
Paris. — Cahier particulier de la ville {{). 884. 11 sera inutile de rien ajouter aux réflexions insérées dans différents cahiers, relativement aux plans d'une bonne éducation si nécessaire pour l'homme d'honneur, l'homme d'État et le citoyen, et on se borne à faire des vœux pour l'exécution la plus prompte des nouveaux règlements que l'importance de l'objet rend indispensables (V. 293)
District des Enfants-rouges, 885. Que l'éducation de la jeunesse soit confiée indistinctement aux prêtres et aux laïques et que les collèges soient distribués à Paris par quartiers {VI, 68S).
District du Marnis. 886. Réformation et amélioration de l'éducation publique (VI, 686).
Assemblée particulière aux Malhurins. 887; Réformer l'éducation nationale (V, 298).
Assemblée particulièie à Saint-Eustache. 888. Que le corps national s'occupe par des délégués, d'améliorer et de surveiller l'éducation publique (V, 303).
Assemblée particulière à Saint-Gerniain-des-Prés. 889. Prendre les moyens les plus efficaces pour améliorer et multiplier les facilités d'éducation et instruction tant dans les villes que dans les campagnes (V, 306).
District de Saint- Louis-de-la-CuUure . 890. Que les collèges de plein exercice soient distribués dans les différents quartiers de la ville de Paris (V, 312).
(I) Je ne cite pas une pièce publiée dans les Arc/iivcs parlementaires sous le titre de Cahier particulier et local de la ville de Paris; il suffit d'un simple coup d'oeil pour se convaincre qu'il s'agit ici non pas de doléances rédigées dans les assemblées électorales, mais d'un de ces pamphiets qui furent publiés en si grand nombre en 1788 et 1789.
VŒUX DU T. -ÉTAT [B .NOGENT-LE-ROT. — ST.-MAC], 30i
Remiremont. —891. La réformaliuii des mœurs et de l'éducation publique. — Chaque ville ou ses officiers de police pourraient avoir avec MM. les curés le choix des régents de langue latine et des maîtres d'école. On donnerait la préférence à ceux qui ont de bonnes mœurs et un mérite distingué, à qui on procurerait un sort plus heureux et un bien-être capable de les faire respecter. Alors on n'en manquerait pas (IV, 14).
892. Que tous les écoliers étudiant sous des régents et professeurs approuvés du gouvernement jouissent des mêmes privilèges que ceux des collèges. Quantité de fils de famille ayant les talents nécessaires pour se rendre utiles à l'État, font leurs études dans les villes où résident leurs pères et mères qui préfèrent avec raison les retenir près d'eux pour veiller à leur conduite et à leur éducation plutôt que de les envoyer en pension ailleurs, où il n'arrive que trop souvent que les enfants perdent les sentiments d'honneur et de probité à défaut de soins de la part des étrangers qui ne sont point si intéressés à les surveiller que les parents {Ibid.).
Revin(l). — 893. Obliger les religieux dominicains qui y sont établis à enseigner les humanités pour pouvoir y faire germer les arts et les sciences et y répandi'e les connaissances utiles (II, 165).
Saint-Germain-en-Laye. — 894. L'établissement de maisons d'instruction pour la jeunesse, la chirurgie et les accouchements (V, 74).
895. Qu'il soit établi un collège à Saint-Germain [làid.). — Cf. Cah. gén. (V, 523.)
Saint-Macaire (2j. — 896. La ville de Saint-Macaire réclame l'exécution d'une ancienne transaction avec les jésuites de Bordeaux, portant réunion de plusieurs chapelles à leur collège, sous condition d'entretenir dans la maison du prieuré de Saint-Sauveur, dans la-
1) Département des Ardennes, canton de Fumay. (2) Article annexé au cahier général du tiers-éut de Bordeaux.
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dite ville, deux régents pour les humanités et un abécédaire à la charge des revenus du dit prieuré (11, 410).
Saint-Sever-de-Rustang (1) et autres communautés. — 897. Que les règlements qui portent l'établissement dans chaque paroisse, de maîtres et de maîtresses d'école pour l'éducation de la jeunesse, soient, de plus fort, exécutés (II, 374).
898. La ville de Saint-Sever possède dans son sein un monastère considérable de religieux bénédictins; elle demande que deux de ces religieux vaquent à l'enseignement du latin pour la jeunesse tant de Saint- Sever que des communautés voisines oii ils sont dîmes prenant {Ibid.).
899. Les communautés délibérantes demandent qu'on rende les générations futures susceptibles d'un plus grand bonheur par une meilleure éducation. Elles supplient l'Assemblée Nationale de tourner ses talents supérieurs pour faire une réforme aussi essentielle en donnant un plan d'éducation nationale, en assurant aux maîtres chargés de former la jeuness(> plus de considération et d'aisance, enfin en cherchant à assurer plus de vertus sociales et plus d'émulation ù leurs élèves [Ibid.).
Troyes. — 900. Le collège de Troyes est très important puisqu'il est le seul dans l'arrondissement et le diocèse; ce collège tombant en ruines, sans moyen de fournir à son rétablissement, le tiers-état de ladili ville demande qu'il lui soit fait un bénéfice pendant un temps limité pour parvenir à &on rétablissement ou une somme annuelle sur les économats (VI, 86).
Valenciennes. — 901. Magistrat et conseil particulier. Un plan uniforme et simple d'éducation alla confier aux communautés religieuses (VI, 97).
902. Habitants. Qu'il soit avisé aux moyens de perfectionner l'éducation (YI, 101). — Que les biens du
(1) Haates-Pyrénécs, canton de Rabastenx.