BOURGS ET VILLAGES DE LA PRÉVOTÉ DE P.\RIS
Ampouville. — 906. Les campagnes manquent partout de chirurgiens, sages-femmes et maîtres d'écoles ; il serait nécessaire d'y pourvoir efficacement en établissant des cours publics d'instruction dans les petites villes (IV. 292).
Angervilliers. — 907. Que dans les villes et villages il soit établi des écoles oii le pauvre soit instruit gratuitement et instruit dans tout ce qui lui est nécessaire pour les mœurs et l'éducation (IV, 297).
Antony. — 908. Qu'il soit pourvu à l'éducation nationale, qu'il soit fait un catéchisme constitutionnel [et que la constitution soit lue plusieurs fois l'année au prune] aûn que chaque citoyen connaisse ses droits ainsi que ses devoirs (IV, 299).
909. Que dans chaque paroisse il soit établi des écoles publiques [Ibid.].
Attilly. — 910. Ne pourrait-on pas trouver parmi les religieux des sujets capables de tenir tous les collèges sans qu'il en coûte un sou au roi? (IV, 321).
Balainvilliers. — 911. Que les états provinciaux veilleront à réprimer tous les abus de l'administration des [hôpitaux et] collèges fondés dans leurs provinces ou par les originaires dicelles; qu'ils pourront, à la poursuite et diligence de leurs syndics, requérir et l'aire ordonner devant les juges compétents l'exécution des fondations des dits collèges auxquels leur province aura intérêt, et icelle sera ordonnée à leur requête conformément à l'ordonnance de Blois, nonobstant toutes choses à ce contraires et en tout état de causes, à peine de nullité. Que pour faciliter cette justice, la juridiction ordinaire du chancelier de l'université de Paris sera maintenue dans toutes ses prérogatives, qu'il lui sera enjoint et à son procurateur de tenir la main à l'exécution des statuts des collèges de la dite université, nonobstant toutes choses à ce contraires lesquelles seront réputées non avenues, le tout sauf l'appel simple des sentences rendues par le chancelit i (IV, 334).
912. La Bastille et son gouvernement seront supprimés, la vente des matériaux et du terrain sera employée à la translation des collèges au nord de Paris. Cinq collèges seront transférés de la sorte, savoir : celui de la Marche, celui de Lisieux, celui des Gras-
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sins, celui de Montaigu et celui de Beauvais (1). Les vingt-huit collèges réunis dans celui de Louis-le-Grand, seront distribués dans les dits collèges à transférer, et le dit collège de Louis-le-Grand supprimé. Le collège de la Marche et de Dainville (2) sera transféré le premier et placé dans le couvent des Minimes de la place Royale suivant le plan qui en a été dressé par le sieur de Saint-Far (3), architecte des hôpitaux. Les dits Minimes de la place Royale seront réunis à ceux du bois de Vincennes (et seront indemnisés en terrain). — (IV, 334).
Bazoche. — 913. Nous demandons que toutes les délibérations de l'Assemblée générale, toutes les lois qu'elle établira avec le consentement du roi soient imprimées et envoyées à toutes les paroisses et qu'il soit enjoint à tous ceux qui sont chargés de l'instruction de la jeunesse de les faire lire et apprendre par cœur, afin que personne ne puisse avoir de prétexte de ne pas les observer (IV, 347).
Beauregard. — 914. Que les petits couvents, chapitres et bénéfices simples inutiles soient supprimés et leurs biens employés ^à l'augmentation du revenu des curés et vicaires] à l'établissement des maîtres et maîtresses d'école (IV, 348).
Belleville. — 913. Charger les couvents de léducation gratuite de la jeunesse, soit par eux-mêmes, soit en dotant des maîtres et des maîtresses d'école dans les paroisses qui n'ont aucune fondation destinée à des établissements si essentiels pour les mœurs (IV, 331).
Besons. — 916. Qu'il soit perçu sur l'énorme revenu des différentes abbayes et prieurés des sommes qui serviraient à doter, dans chaque village, des écoles
(1) On peut voir des notices sur tous ces collèges dans Ch. Jourdain, te Petit Châtelet et ^Université, in-f», p. 67, 17, 12, 18, 7, 21, 40.
(2) Le texte imprimé porte i tort Winville.
(3) De l'Académie de peinture et sculpture, ingénieur du roi et de la généralité de Paris.
pour l'instruction des enfants. Rien de plus intéressant pour un gouvernement que l'éducation delà jeunesse. C'est le seul moyen d'avoir des citoyens, des patriotes, d'honnêtes gens enfin, et c'est ce dont il manque aujourd'hui partout (IV, 353).
Bessancourt. — 917. Les habitants de Bessancourt demandent qu'ils ne soient plus chargés de payer la construction et la réparation... des maisons du maître et de la maîtresse d'école (IV, 354).
918. Comme il est essentiel que tous les habitants de la France reçoivent une éducation proportionnée et conforme à leur état, un grand nombre des habitants de la paroisse de Bessancourt est trop pauvre pour subvenir aux frais qui sont dus au maître et à la maîtresse d'école, pour élever et instruire les enfants de la paroisse comme chrétiens et comme citoyens. Ce sont cependant ces enfants qui doivent un jour, par leurs bras, leurs travaux et leurs sueurs procurer une partie des richesses de l'abbaye de Maubuisson (1). Ces richesses seront plus abondantes et plus assurées si ces enfants sont bien instruits de leurs devoirs. Il est donc de l'intérêt de l'abbaye de Maubuisson et il est juste par les raisons déduites, que l'abbaye paye les frais du maître et de la maîtresse d'école qui, pour le premier, doivent être de 500 francs et pour la seconde, de 400 francs. D'ailleurs, l'éducation est gratuite dans presque toutes les villes, pourquoi ne le serait-elle pas dans les campagnes où il y a beaucoup moins de ressources? (IV, 354).
Bièvres-le-Châtel. — 919. La suppression des bénéfices simples et des couvents et que le produit des biens qui y sont attachés soit employé à [l'amélioration du sort des curés et vicaires, à] la construction et réparation des [églises presbylérales et] maisons d'éducation (IV, 359).
Bondy. — 9:20. Qu'on ait soin de l'éducation pu-
(1) Abbaye de filles de l'ordre de Clteaux, diocèse do Paris.
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blique en dotant plus convenablement le maître d'école (IV, 361).
&2i. (Vœu pour une surveillance plus exacte des chirurgiens « assassins qui dépeuplent les campagnes » ; il sera fondé dans les paroisses des places de chirurgie qui seront données au concours). [Ibid.)
Bonneuil-sur-Marne. — 922. (Pourvoir dune somme suffisante les paroisses qui n'ont pas de revenus communaux) pour l'établissement et réparation des [églises, presbytères] écoles, etc. (IV, 364.)
Brétigny. — 923. Partie des impôts désignée sous le nom d'impôt municipal, employée aux besoins publics delà municipalité tels que... les écoles paroissiales (IV, 374).
Bussy-Saint-Georges. — 924. Que les dîmes soient employées [à la décoration de l'église locale et à la contribution de la subsistance de ceux qui y font les fonctions sacerdotales, et encore] à la subsistance d'un maître d'école qui nous est un homme nécessaire, et que par là, nous soyons déchargés des réparations et reconstructions [d'églises, de presbytères et] d'écoles. Alors, l'emploi de ces dîmes sera utile et conforme à leur destination (1) (ÏV, 389).
Chapet. — 925. Qu'il serait très nécessaire pour l'instruction de la jeunesse qu'il y eût un fixe et un logement pour un maître d'école dans chaque paroisse (IV, 402).
Châteaufort. — 926. Suppression des canonicats et bénéfices simples... pour des établissements [d'asile], d'instruction, [et de charité publique] (IV, 411).
Chavenay. — 927. Qu'il soit pris sur les bénéfices simples un fonds servant à payer les maîtres d'école; eue ceux qui exerceront ces fonctions soient âgés c'au moins vingt-cinq ans, qu'ils soient de bonne vie et mœurs et qu'ils ne puissent être reçus qu'après avoir travaillé dans les maisons qu'il serait bon aussi
(l) Parmi les signataires ; Lechat, maître d'école.
d'établir pour faire des élèves et avec un certiflcat des supérieurs {IV, 418).
Ôhevilly et Lay. — 928. Nous demandons qu'il soit fait dans chaque paroisse par les seigneurs un fonds de 600 francs aux écoles des dites paroisses pour l'instruction des enfants et que les enfants ne payent plus les mois comme par le passé, attendu qu'il y a de pauvres malheureux qui ne peuvent pas donner d'instruction à leurs enfants par faute de pouvoir payer un maître et une maîtresse (IV, 428).
Clayes (Les). — 929. L'éducation de la jeunesse coniiée aux moines contemplatifs et mendiants, si mieux n'aime l'État faire un établissement pour former des maîtres d'école qui deviendraient utiles aux paroisses. Prendre sur les économats pour former cet établissement (IV, 444).
Cormeilles-en-Parisis. — 930. Faire des maisons d'éducation des couvents des religieux mendiants (qu'il ne faut pas supprimer, mais doter convenablement avec le revenu des gros bénéfices) (IV, 462).
Courquetaine. — 931. Qu'il soit fait un fonds pour les maîtres d'école de chaque paroisse qui les mette dans le cas de se livrer en entier à l'éducation publique qui leur est confiée et de ne retirer aucune rétribution des citoyens (IV, 477).
Davron. — 932. Les habitants du dit Davron demandent qu'on établisse dans leur endroit maître et maîtresse d'école pour instruire la jeunesse, étant trop éloignés des paroisses où il y a des maîtres d'école pour y envoyer leurs enfants, et qu'il soit assigné un revenu honnête pour leur subsistance, vu que plusieurs personnes ne peuvent pas payer les mois d'école à cause de leur pauvreté (IV, 486).
Domont. — 933. Dans les lieux où, comme àDoniont, il y a des bénéfices simples... employer le produit de leurs dîmes à l'entretien [de l'église, du presbytère] des maisons et subsistances des maîtres et maîtresses d'école (IV, 488).