‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 67 sur 93 · VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. CHAVENAY — ÉTIOLLES · texte numérisé non relu

VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. CHAVENAY — ÉTIOLLES

Écouen. — 934. Que l'éducation publique soit réformée ou plutôt établie d'une manière à former des citoyens utiles dans toutes les professions, qu'on rédige et qu'on mette au nombre des livres classiques ceux qui contiendront les principes élémentaires de la morale et de la constitution fondamentale du royaume; qu'ils soient lus dans toutes les écoles et paroisses de campagne (IV, 510). — Cf. n" 787.

Essonnes. — 935. Que le régime des études publiques dans les villes soit réformé, que le matin soit employé suivant les degrés des connaissances des sujets : i° à l'étude de la langue française et à la composition dans la même langue ; 2" à l'étude de la morale ; 3° aux premiers principes du droit public. Que le soir soit employé aux études des langues mortes. C'est, nous le pensons, le seul moyen de créer des citoyens et d'en faire des sujets utiles à l'État (IV, 532).

936. (Répartir les revenus des bénéfices simples entre les curés et vicaires de campagne) et l'établissement des maîtres et maîtresses d'école dans toutes les paroisses. L'établissement des écoles si souvent recommandé par nos anciennes ordonnances procurerait des sujets plus utiles à l'État, réformerait insensiblement les mœurs grossières de la plupart des gens delà campagne. Tout reviendrait ainsi à l'ordre et au but primitif que se sont proposé les anciens fondateurs (IV, 324).

937. Aux municipalités (le curé en est membre de droit) appartiendra le droit de nommer aux places de maîtres et de maîtresses d'école ainsi que celui de les destituer, de payer leurs gages avec les revenus qui y seront affectés (IV, 536).

938. Que le maître d'école d'Essonnes ait plus de ^ages; il n'a pas 120 francs de fixe. — Établissement d'une maîtresse d'école pour les filles (IV, 536). — Ces deux derniers articles seulement sont mentionnés dans le cakio' général de la prévoté de Paris (V. 251).

ÉtioUes. — 939. Le 24 septembre 1720, il a été établi

sur les aides et gabelles de Paris, par un contrat en forme, un revenu de 300 francs de rente annuelle fondée et laissée en fondation pour les gages d'un maître d'école pour l'instruction des enfants de cette paroisse. Depuis plusieurs années ce contrat de rente b été réduit à 300 livres à \6o. Cette rente n'étant pas suffisante pour l'entretien d'un maître et la paroisse, étant trop pauvre, ne pouvant subvenir à ses besoins, lesdits habitants demandent que, du revenu des maisons religieuses qui doivent être supprimées, faute de sujets, on veuille bien leur en faire part pour avoir un maître d'école en état d'élever leurs enfants (IV, 541). — Cf. Cah. gén. : un supplément de gages pour le maître d'école (V, 251).

Évry-le-Château. — 940. Les habitants demandent la restitution de la maison d'école dont le seigneur du lieu s'est emparé (Ca/^. ^e«.V, 251).

Feucherolles. — 941 (Prendre les dîmes pour assurer un fonds de charité) sur lequel, il serait pris pour l'école des pauvres une portion honnête à l'effet de faire subsister les maîtres d'écoles (IV, 547).

Fontenay-en-Brie. — 942. Une meilleure forme d'éducation pour la jeunesse dans les collèges et les paroisses (IV, 557).

943. Qu'il ne soit reçu aucun chirurgien dans les paroisses qu'il ne soit muni, avec ses lettres de maîtrise, d'un certificat d'une année de médecine pratique et d'un autre qui prouve qu'il a suivi un médecin dans un hôpital au moins un an, et lors de son arrivée, qu'il subisse, en présence des officiers publics et municipaux, un examen de deux chirurgiens et un médecin qu'il choisisse à ce sujet et qui l'interrogeront [Ibid.),

Fontenay-les-Bayeux. — 044. Que tous les maîtres et maîtresses d'écoles soient reçus par les habitants des paroisses, lesquels seront forcés d'envoyer régulièrement leurs enfants aux dites écoles jusqu'à l'âge au moins de douze ans et de payer les mois aux

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