‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 68 sur 93 · VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. ÉTIOLLES — GÂRCHES · texte numérisé non relu

VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. ÉTIOLLES — GÂRCHES

maîtres et maîtresses selon le tarif qui sera fait par les États généraux pour les paroisses qui n'auraient pas d'écoles fondées (IV, 552).

Fontenay-les-Briis. — 943. L'éducation de la jeunesse est trop négligée (IV, 334).

Fontenay-les-Louvres. — 946 (Avec les biens des maisons religieuses supprimées qui seront vendus sauf les bâtiments, cours et jardins réservés aux établissements ci-après) qu'il soit fondé une école d'éducation pour les enfants des pauvres, de l'âge de sept ans jusqu'à douze ans, lesquelles maisons seront composées d'un prêtre qui sera, de droit, attaché à la paroisse, et d'une ou deux femmes pour soigner et servir lesdits enfants (IV, 359).

Fosses. — 947 (Cette paroisse demande que le culte soit célébré en français; le cahier ajoute): il serait aussi à souhaiter qu'on établisse des écoles publiques dans tous les lieux oîi il n'y en a point ; que les maîtres y trouvent une honnête subsistance et qu'ils soient tenus d'y enseigner non seulement à lire, à écrire et à compter aux enfants du village mais aussi à chanter, aux filles et aux garçons, les psaumes et les hymnes (IV, 363).

Frépillon. — 948. Les principaux propriétaires doivent être préférés... au sujet des réparations [des presbytères etj des écoles (IV, 369).

Fresnes-lès-Rungis. — 949. Que les réparations des [églises, presbytères,] maisons d'école et de sœurs de charité soient aux dépens des biens ecclésiastiques, et, pour cet objet, que l'on prélève sur les abbayes, prieurés simples etc. , mis en économat, mais dès qu'ils seront vacants, les sommes convenables (IV, 571 .

Garches-lès-Saint-Cloud. — 930. Qu'il soit établi un fond annuel provenant particulièrement des biens de l'église pour l'entretien d'un maître d'école dans chaque paroisse, institution de laquelle dépendent les premières notions de la religion et des bonnes mœurs et sans laquelle la plupart des habitants des

campagnes seraient condamnés à ne savoir ni lire ni écrire (IV, o73).

951. Qu'il soit aussi entretenu, par les mêmes moyens, une sœur grise pour les paroisses de 200 feux et au-dessous, deux de ces sœurs pour celles de 2 à 400 feux et ainsi en augmentant dans la proportion de chaque bourg ou bailliage (l). L'emploi de ces sœurs serait de tenir l'école des filles, [de donner des soins aux malades, la plupart dénués de secours et de conseil.] Un établissement de cinq ou six sœurs fournirait aux besoins de trois ou quatre paroisses voisines, s'il paraissait plus facile et plus économique de les loger ensemble (ihicL).

Gournay-sur-Marne. — 952. (Ju'il sera assigné un fonds pour l'entretien des bâtiments publics comme [églises, presbytères,] écoles, etc. (IV, 589 j.

Guibeville. — 953. Que la moitié des biens et revenus de chaque évéché soit employé [tant à parfaire le revenu des cures jusqu'à la concurence de 1200 francs de revenu] qu'à des établissements d'écoles. {IV, 598).

Herblay. — 9.j4. Un des points essentiels est sans doute la religion, mais il ne suffit pas d'apprendre à être chrétien, il faut encore être instruit des notions les plus communes relatives aux bienséances et à la manière de se comporter dans le monde relativement aux diverses parties de l'économie et même aux sciences en ce qui peut être utile même aux dernières classes. Ainsi, comme précédemment c'est la partie de l'administration qui a été la plus négligée, que même ce qui a mis des entraves à ses progrès c'est qu'elle a été soumise à l'impression exclusive des ecclésiastiques, lesdits habitants demandent : Art. 1, qu'il soit formé un plan d'instruction et d'éducation publique qui comprenne tout ce qu'il est intéressant que sache un être destiné à devenir bon chrétien, bon citoyen, bon fils, bon père et homme utile aux autres et à lui-

(I) Il faut liro sans doute : itii bailliage.

VŒIX DU TIERS-ÉTAT [B. GâRCHES — JOUÂRSJ. 313

même ; Art. 2, que l'on y comprenne ce qui peut éclairer le peuple des campagnes sur des erreurs et des préjugés souvent funestes ou tout au moins nuisibles ; Art. 3, que pour le partie de la religion, ce plan et ces institutions soient soumis à l'inspection des archevêques, évèques et curés et qu'au surplus la surveillance en appartienne aux administrations provinciales et aux municipalités (IV, 602}.

9o5. Qu'il soit résolu que pour l'éducation de ceux qui se destinent à la judicature, les exercices de l'université se feront conformément au code, lorsqu'il aura été rendu public et dans la seule langue française (Ibld.:.

Houssaye (la . — 956. Qu'il soit pourvu dans les villes et les villages à léducation de la jeunesse absolument négligée (IV, 608).

957. Qu'il soit pris les précautions nécessaires pour que les médecins, chirurgiens et sages-femmes soient suffisamment instruits et ne puissent exercer leur état sans avoir été scrupuleusement examinés et reçus au concours dans les écoles de médecine et de chirurgie {/bid.).

Ile-Saint-Denis. — 958. Que l'éducation de la jeunesse est absolument négligée, la commune n'ayant aucun revenu et les habitants n'étant en état de payer que momentanément un maître d'école qui se trouve bientôt obligé de quitter leur paroisse où il ne gagne pas assez pour vivre; qu'il est donc de la plus grande utilité de leur procurer des secours pour les mettre dans la possibilité de donner l'éducation à leurs enfants (IV, 625).

Jouars-Pont-Chartrain. — 959 (Employer les bénéfices supprimés à ) fonder, dans chaque diocèse,

sous la direction de l'évèque, des maisons d'éducation oà l'on instruirait des jeunes gens à la fonction trop négligée de maître d'école et d'où ils ne sortiraient, ajjrès un séminariat de quelques années, qu'ils n'aient été interrogés sur tous les objets que le peuple de la

iS

campagne a besoin de savoir et surtout qu'il n'ait été reconnu qu'ils sont de bonnes mœurs. Les bonnes mœurs doivent intéresser la nation et un établissement de cette importance contribuerait à les perfectionner (IV, 623).

Lassy. — 960. L'éducation, l'instruction de la jeunesse étant si nécessaires et les habitants des campagnes étant communément si hors d'état de satisfaire à cette dépense, nous demandons qu'il soit fait un fonds pour produire à celui qui en est chargé un revenu suffisant pour le mettre à même de subsister sans avoir recours à des vacances toujours préjudiciables à la jeunesse. Les États trouveront dans la réunion des bénéfices simples et de chapelles, l'extinction de chapitres inutiles ou au moins dans la réduction de leurs revenus de quoi [faire un sort au curés] fournir... à l'instruction de la jeunesse, etc. (IV, 6i2).

Limeurs. — 961. Les habitants demandent que le prieuré commendataire de Limours soit absolument réuni à la cure qui est d'un modique revenu, tant pour faciliter des honoraires et un logement au maître n'école [que pour ceux d'un vicaire.] La réunion de ce prieuré de 800 livres procurerait ces deux avantages (IV, 648).

962. Même vœu que ci-dessus^ Angervilliers, n" 907 et dans les mêmes termes (IV, 648).

Liverdy-en-Brie. — 963. Même vœu que ci-dessus, La Houssaye, n° 956 et dans les 7nêmes tenues (IV, 656).

Lognes-en-Brie. — 964. Nous demandons qu'il soit établi, dans les campagnes, des maîtres et maîtresses de pension pour instruire la jeunesse; leur faire un fixe sur partie des revenus des moines et couvents supprimés (IV, 654).

Longpérier. — 965. (Mettre sous séquestre les bénéfices simples, les employer à...) établir des maîtres et maîtresses d'écoles (IV, 660).

Louvres-en-Parisis .— 966. Que l'éducation publique soit confiée i\ de vrai patriotes désintéressés, ca-

Page 1