‹ La question d'Extreme-OrientChapitre 85 sur 142 · Gordier, II · texte numérisé non relu

Gordier, II

Ainsi les communications échangées entre les gouvernements de Paris et de Péking ne renfermaient pas la solution de la question désormais posée. Il était indéniable que la Chine avait été longtemps suzeraine de l'Annam et Tétait encore, au moins en droit ; et il eût peut-être été facile de s'entendre avec elle et de lui reconnaître cette suzeraineté purement nominale; car toute cette affaire, un moment très grave, ne fut en grande partie qu'une querelle de mots, qu'une question d'interprétation de textes : en cela elle fut bien chinoise.

En attendant, l'attitude prise par le gouvernement chinois encourageait les mauvaises dispositions de TAnnam, et notamment des Pavillons-Noirs qui, dans la région du fleuve Rouge, prenaient les plus insupportables libertés à l'égard des mardiands européens.

Le gouvernement français envoya à Péking M. Bourée, avec mission de régler la question du Tonking et d'écarter la suzeraineté chinoise. En même temps il prenait des mesures pour garantir la sécurité du commerce sur le fleuve Rouge : en 1876, une mission d'études, commandée par M. Kergaradec et chargée d'ouvrir des communications avec le Yun-nan, par Manhao et Mong-tseu, avait été interrompue par les Pavillons-Noirs et obligée de rétrograder. En 1881, deux marchands français furent attaqués par les Pavillons-Noirs auprès de Lao-kay; un Malais, à leur serviee, fut blessé, et, poursuivis, ils durent redescendre jusqu'à Hanoï. Le chef des Pavillons-Noirs, Liu Vinh-phuoc, commençait de se rendre particulièrement célèbre aux dépens du commerce étranger; dans les meilleurs moments de son humeur, il percevait au moins de lourds droits sur les marchandises; quand il était plus mal disposé, il prenait les marchandises elles-mêmes. Le gouvernement chinois y envoyait des troupes régulières, sous prétexte d'y maintenir Tordre, à la demande de l'empereur d'Annam; ces réguliers grossissaient le nombre des Pavillons-Noirs qui en devenaient plus redoutables et plus entreprenants. En vérité la situation s'aggravait; comme dans toute la question chinoise depuis cinquante ans, il s'agissait d'ouvrir

l'Exlrême-Orient au commerce européen. 11 était nécessaire de prendre des mesures décisives.

M. Bourée, se rendant en Chine, se concerta au passage avec M. Le Myre de Vilers, gouverneur de la Cochinchine française. Il demanda ensuite à Tempereur d'Annam d'assurer la protection des commerçants dans la vallée du fleuve Rouge; il n'obtint que de vaines paroles; il connut toute la mauvaise volonté du gouvernement annamite. Alors le commandant Rivière fut envoyé à Hanoï avec quelques troupes pour y maintenir et faire respecter la personne et les biens des Européens; il avait les instructions les plus pacifiques : « Évitez les coups de fusils, lui disait-on; ils ne serviraient qu'à nous créer des embarras ».

Mais, dès l'arrivée des troupes françaises à Hanoï, l'émotion fut considérable dans tout le pays. Tu-duc parut en proie à la plus vive agitation, qu'il exprima par une abondante distribution de coups de rotin à ses femmes; les mandarins de Hanoï, malgré les assurances pacifiques qui leur furent données par le commandant Rivière, armèrent leurs soldats, appelèrent des troupes de l'intérieur, peut-être des Pavillons- Noirs, mirent la citadelle en état de défense. La situation ne tarda pas à être inquiétante pour les Français. Rivière dut montrer la contenance la plus énergique; il somma le gouverneur annamite, le Tong-doc, de cesser les armements fiévreux qui avaient lieu partout; ce fut en vain; alors il exigea du Tong-doc la remise entre ses mains de la citadelle, annonçant l'intention de la désarmer pour empêcher toute violence. Le Tong-doc refusa; le 25 avril 1882, le commandant Rivière ordonna l'attaque de la citadelle qui fut enlevée d'assaut en trois heures. On y trouva le Tong-doc pendu ; soit par patriotisme blessé, soit par crainte du châtiment de son souverain. L'agilalion en demeura très vive dans tout TAnnam et le Tonking.

Le Tsoung-li-Yamen de Péking protesta, rappela au ministre de France, M. Bourée, que l'Annam était sous la suzeraineté de la Chine. Le marquis Tseng à Paris demanda

le retrait des troupes françaises de Hanoï; M. de Freycinet, alors ministre des Affaires étrangères, dut lui répondre que le gouyernement de la République, soucieux de faire respecter un acte qu'il avait signé, avait donné aux autorités coloniales en Cochinchine Tordre d'assurer l'exécution du traité conclu entre la France et l'empire annamite en 187&. Dès lors le conflit sino-français se dessinait nettement.

Cependant la France répugnait à l'action; elle était à ce moment fort occupée des affaires d'Egypte, et le parti radical, déjà puissant, s'opposait par principe à toute entreprise lointaine; il craignait de gaspiller dans quelque aventure les forces à peine refaites de la France. Les deux ministères Freycinet et Duclerc firent tous leurs efforts pour aboutir à un arrangement amiable avec la Chine; M. Bourée y travaillait de son mieux, et, le 20 décembre 1882, il négocia avec le Tsoung-li-Yamen une convention fondée sur les conditions suivantes : les troupes chinoises seraient retirées du Tonking ; mais la France s'engagerait à ne poursuivre aucun projet de conquête, aucune entreprise contre la souveraineté territoriale de l'empereur d'Annam; la Chine garderait Lao-Kay, mais l'ouvrirait au commerce étranger qui serait autorisé à pénétrer dans la province du Yun-nan ; le Tonking serait partagé en deux zones, dont l'une serait sous la surveillance de la Chine, Tautre sous celle de la France. C'était un grave recul par rapport au traité de 1874 ; c'était la reconnaissance ^ et la consécration de la suzeraineté chinoise au Tonking; c'était aussi d'ailleurs presque sûrement, après cet aveu de faiblesse, la perspective de nouveaux démêlés avec la Chine. Dans le même temps la France abandonnait l'Egypte à rinfluence de l'Angleterre.

Mais, le 21 février 1883, était constitué le second ministère Jules Ferry, où M. Challemel-Lacour fut chargé des Affaires étrangères. Dès le 5 mars, il mettait Un à la mission de M. Bourée et lui infligeait un désaveu complet, parce que les pourparlers qu'il avait engagés avaient le grave inconvénient (c de nous faire perdre la position acquise depuis 187&, en

reconnaissant à la Chine le droit de s'ingérer dans le règlement de nos rapports avec TAnnam, parce que le gouvernement de la République ne pouvait acquiescer à des combinaisons impliquant un partage d'influence au Tonking ».

M. Bourée fut très ému de sa disgrâce. Il défendit de son mieux son opinion; il annonça les plus graves événements : Li Hung-chang, avec qui il avait négocié son malencontreux arrangement, était furieux; il agitait ses poings, à la façon d'un boxeur, disant : « En ce cas, c'est comme cela qu'il faudra faire ». En effet, il était nommé commissaire impérial dans les provinces de la Chine méridionale, pour y organiser de formidables armements et y prendre la direction des opérations militaires au Tonking; il comptait sur le concours des Allemands dont il se persuadait que la France serait effrayée; il arrivait déjà à Chang-haï; les pires malheurs étaient proches, car le colosse chinois se levait.

On ne fut pas tout à fait aussi ému à Paris ; sur la demande du gouvernement, les Chambres votèrent de nouveaux crédits pour l'affaire du Tonking (15 mai 1883). Quatre jours après, le commandant Rivière était tué à Hanoï; comme Francis Garnier dix ans auparavant, il avait été assiégé dans la citadelle; par suite de la gravité croissante des événements, les entreprises des Pavillons-Noirs et des réguliers chinois étaient devenues plus hardies et menaçantes; la petite troupe française se trouva cernée par des forces considérables; le 19 mai 188?, il essaya une sortie; elle fut malheureuse; il fut massacré ave€ la plupart de ses officiers.

Le gouvernement français ne rendit point la Chine responsable de ce drame; il ne s'occupa point d'elle ; il se tint fortement à la position que lui avait donnée le traité de 1874 ; il poursuivit l'affaire comme une question de police où l'Annam seul devait être mêlé. Il forma un corps expéditionnaire qui fut commandé par l'amiral Courbet et le général Bouet.

A ce moment, le .17 juillet 1883, Tu-duc mourut; i^ar les intrigues du premier ministre, Nguyen-van-Tuong, qui fut alors comme un faiseur de rois, il eut pour successeur son

frère Hiep-hoa. Courbet conduisit d'abord les troupes françaises dans la baie d'AIong ; le général Bouet y débarqua, s'empara bientôt de Haï-dzuong et ouvrit la route de Sontay, la place la plus forte du Tonking, qui commande tout le delta du fleuve Rouge.

Cependant l'amiral parut avec ses vaisseaux devant Hué, accompagné du commissaire Harmand, chargé de diriger les négociations; une opération vivement menée livra aux Français les forts de Thuan-an, à l'entrée de la rivière de Hué; le gouvernement annamite effrayé signa le traité de Hué, qu'on distingue quelquefois sous le nom de traité Harmand (25 août 1883) : l'Annam reconnaissait et acceptait le protectorat de la France, avec toutes ses conséquences diplomatiques, c'est-à-dire que la France devait présider aux relations de toutes les puissances étrangères, « y compris la Chine », avec le gouvernement annamite, qui ne pourrait plus communiquer diplomatiquement avec les dites puissances que par l'intermédiaire de la France seulement. Sa province de Binhthuan était annexée à la Gochinchine française. Les forts de Hué devaient être reconstruits par les soins de la France et occupés par des troupes françaises; les ports, les roules, les lignes télégraphiques devaient être réparés ou construits avec le concours des ingénieurs français. Un commissaire général de la République française aurait sa résidence à Hué ; d'autres fonctionnaires français seraient établis à Hanoï et dans tels endroits que la France désignerait, pour la bonne administralion du pays, de concert avec les mandarins annamites. Le commerce de la France serait libre dans tout le Tonking et dans les ports de TAnnam.

C'était en somme le traité de 1874 confirmé et entouré de toutes les garanties nécessaires. L'application de ces clauses n'était plus sans doute qu'une question d'opérations militaires qui pouvaient être faciles et rapides. Le gouvernement français pensait bien que les événements n'auraient pas d'autre gravité. La question annamite, en effet, était à peu près réglée, mais non pas la question chinoise.

Car des troupes chinoises, régulières et autres, ne cessaient de pénétrer au Tonking, jusque dans le delta, et allaient en rendre l'occupation plus difficile.

Cependant M. Bourée avait été remplacé, à titre provisoire, par M. Tricou, ministre de France à Tokio. Le nouveau minisire en Chine était réputé pour son énergie ; il la montra dès son débarquement à Chang-hai. Il s'y rencontra avec Li Hung-chang, qui n'était pas encore allé plus loin vers le sud, qui n'était pas pressé de boxer. Le Chinois essaya d'en imposer encore à M. Tricou par ses rodomontades ordinaires et par des menaces; M. Tricou ne fut pas effrayé; il expliqua très froidement au Chinois les intentions désormais arrêtées par la France, les mesures militaires qu'elle avait prises, et la gravité des conséquences qu'elles ne manqueraient pas d'avoir pour la Chine; si bien que Li Hung-chang se prit à réfléchir, et, pour le faire plus sainement, s'éloigna du théâtre des hostilités et rentra dans son gouvernement du Pé-tchi-li.

M. Tricou se rendit lui-même à Péking; il vit le prince Koung; il fut reçu avec courtoisie par le Tsoung-li-Yamen; il fit sur eux tous une forte impression ; les affaires de la France furent mises en bonne voie; il fut alors question d'une alliance franco-japonaise qui eût été singulièrement puissante dans toutes les affaires de l'Extrême-Orient et qui paraît avoir été empêchée par les intrigues de l'Allemagne; le projet du moins en vint à la connaissance du gouvernement chinois et lui inspira de l'hésitation. Il demanda les bons offices des États-Unis ; ils s'y montrèrent disposés ; ils offrirent leur médialion; elle fut déclinée par Challemel-Lacour, qui déclara que la France ne pouvait soumettre à un arbitrage la question de sa suzeraineté sur l'Annam, réglée par le traité de 1874 et confirmée par le récent traité de Hué.

Ces derniers événements manifestent de la part de la France une remarquable fermeté, qui avait déjà porté ses fruits; cependant elle était encore plus dans les paroles que dans les actes. L'amiral Courbet conseillait à son gouvernement, pour en finir d'un coup, de faire une démonstration vigoureuse sur

la Chine elle-même, sur Tien-lsin et Péking; c'était le seul moyen, afflrmait-il, d'obliger les Chinois à lâcher le Tonking et à en rappeler leurs troupes. Jules Ferry hésitait; il ne craignait pas une lutte avec la Chine, mais il craignait des complications avec les autres puissances européennes ; il sentait autour de la France de sourdes menées. Le marquis Tseng démêlait ces difficultés avec beaucoup de finesse; il avait quitté Paris et s'était fixé à Londres, et c'était déjà une rupture de relations avec le gouvernement français. Il reçut peut-être de quelques gouvernements européens des encouragements discrets; en communication suivie avec le Tsoung-li- Yamen, il soutenait de ses conseils le parti de la guerre à Péking; il déclarait que l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie, les États-Unis, ne permettraient jamais le blocus des ports chinois par la France, que par conséquent la France ne pourrait jamais agir efficacement contre la Chine, qu'il fallait repousser ses menaces, qu'elle n'irait pas jusqu'au bout. Et Li Hungchang se montrait, à Péking, plus belliqueux que jamais, et, sans parler de retourner à l'armée, il ne voulait pas paraître moins énergique que son rival le marquis Tseng ; il élevait la voix et donnait de fermes conseils.

Ainsi, le 16 novembre 1883, le prince Koung adressait au gouvernement français une communication solennelle sur la question de l'Annam ; elle commençait ainsi : « L'Annam est un pays vassal de la Chine. Depuis plus de deux cents ans, il a sans cesse reçu d'elle l'investiture, et il a envoyé sans interruption un tribut à la cour de Chine. Ces faits sont connus de toutes les nations du monde. » Elle expliquait ensuite qu'il était naturel que la Chine envoyât des troupes au Tonking pour y exterminer les rebelles et les bandits; elle protestait nettement contre l'intervention française et contre la prétention d'interdire à l'Annam toute relation avec le gouvernement de Péking. Toute conciliation était en effet impossible ; il semble qu'il n'y avait pas d'autre solution que la force.

Ace moment l'empereur d'Annam Hiep-hoa fut empoisonné. Nguyen-van-Tuong assura la couronne à un enfant, Kien-phuoc,

et garda pour lui-même la régence (27 noT, 1883); il reconnut d'ailleurs aussitôt la validité du traité du 25 août précédent, et ce changement de règne passa à peu près inaperçu dans ren«emble des événements.

Cependant les troupes françaises poursuivaient au Tonking^ sous le commandement de Tamiral Courbet, d'activés opérations contre les Chinois et les Pavillons-Noirs. Sontay fut brillamment enlevé le 16 décembre 1883; c'était une place très forte; au débouché des trois vallées du Song-koï et de ses deux principaux affluents, la rivière Claire et la rivière Noire ^ elle occupe le plus importante situation stratégique de tout le Tonking.

L'amiral Courbet fut alors rappelé sur sa flotte, à cause de la gravité croissante des affaires de Chine ; on commençait de craindre une rupture formelle. Après son départ, le général Millot acheva la conquête du delta par la prise de Bac-ninh, le 12 mars 188A; même, l'occupation de Hong-hoa, en amont de Sontay sur le Song-koï, et de Tuyen-quan sur la rivière Claire, ouvrit les routes de l'intérieur.

Mais la situation devenait très critique à Péking; un décret sévère fut promulgué contre les officiers et fonctionnaires qui n'avaient pas su empêcher la prise de Sontay et de Bac-ninh, Le prince Koung, réputé pour ses sentiments pacifiques, fut disgracié le 8 avril 188A ; des modifications dans le même sens furent faites à la composition du Tsoung-li-Yamen, le gouvernement parut résolu à une réaction vigoureuse contre toute influence étrangère. Pourtant il continua d'entretenir des rapports courtois avec la légation française à Péking; contradiction coulumière en ce pays.

Puis subitement, sans préparation, un coup de théâtre changea toute la face des choses. Li Hung-chang ne cessait pas d'avoir une conduite très ambiguë, tout à fait chinoise. Il avait les meilleures relations avec le commandant Fournier, du VoUa; il le rencontra à Tien-tsin; ils causèrent de la situation, et le commandant Fournier crut comprendre q:ie, malgré les apparences, la Chine était toute disposée à des

négociations ; il en informa le ministère ; il reçut des pouvoirs officiels pour traiter. Et ce fut l'affaire de quelques jours ; le 11 mai 1884, le commandant Fournier et Li Hung-chang signèrent à Tien-tsin une convention qui est demeurée connue sous le nom de Convention Fournier. C'était une convention préliminaire d'amitié et de bon voisinage : la Chine, rassurée par les garanties de bon voisinage que lui donnait la France, s'engageait à retirer immédiatement sur ses frontières les garnisons chinoises du Tonking; à respecter dans le présent et dans l'avenir les traités directement intervenus ou à intervenir entre la France et la cour de Hué ; elle autorisait le libre commerce entre ses provinces méridionales et le Tonking, selon les règlements d'un traité de commerce qui serait conclu aussitôt que possible; par contre, le gouvernement français s'engageait à ne demander aucune indemnité à la Chine et à n'employer, dans ses conventions avec TAnnam, « aucune expression de nature à porter atteinte au prestige du Céleste- Empire*. »

Ce traité était extrêmement avantageux pour la France; il faisait le plus grand honneur au commandant Fournier, qui en reçut des félicitations officielles de son gouvernement. Le 20 mai, Jules Ferry annonça à la Chambre des députés la fin du différend avec la Chine. Le commandant Fournier fut reçu en un dîner amical par Li Hung-chang, qui y porta un toast particulièrement cordial; l'amiral Lespès, qui commandait les quelques vaisseaux français envoyés dans le Pé-tchî-li, fut invité à se rendre à Péking; il y fut accueilli avec une sorte d'enthousiasme; les membres du Tsoung-li-Yamen littéralement se le disputèrent. A Péking, à Paris, la joie fut universelle.

M. Patenôtre, que le gouvernement français avait nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Chine, pour y prendre la place de M. Bourée, provisoirement remplacé par M. Tricou, se hâta vers Péking- Il passa à Hué le

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