‹ La question d'Orient au XVIIIe siècle: le partage de la Pologne et le traitéChapitre 6 sur 55 · JIM · texte numérisé non relu

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nation polonaise; la prépondérance des catholiques, dominés dès lors par l'influence des jésuites, les en priva. En 1736, ils furent exclus de presque tous les emplois publics. Les grecs s'étaient adressés à la Russie, les luthériens à la Prusse; Catherine et Frédéric s'engagèrent à unir leurs efforts pour que les dissidents fussent réintégrés dans leurs privilèges, droits et prérogatives 1 . L'impératrice avait atteint son but, et ce traité lui donnait toutes les sûretés dont elle avait besoin. Elle ne perdit point de temps pour en tirer parti. Des troupes russes se massèrent sur les frontières de Pologne, prêtes à appuyer par la force les conseils que les alliés donne- . raient aux Polonais réunis pour l'élection du roi, et les représentations qui leur seraient faites dans l'intérêt des dissidents. En même temps, les ministres de Russie et de Prusse à Gonstantinople reçurent l'ordre d'agir sur le Divan pour le détourner de soutenir les patriotes polonais qui s'opposaient à l'élection de Poniatowski et réclamaient de la Diète la suppression du liberum veto. Cette action commune à Constantinople était la consé- , quence naturelle du traité qui venait d'être signé ; elle : était impérieusement commandée aux alliés; c'est aussi [ du côté de la Porte que se tournèrent, dès la mort ) d'Auguste 111, les efforts de ceux qui désiraient soustraire la Pologne à la suprématie russe et l'arracher à l'anarchie.

1 Anceberg, Traites de la Pologne. Paris, 1862; traités des 8 juin 1762 et 11 avril 1764. — Frédéric, Mémoires. — Béer, t. I, p. 100-101. — Déclaration du 22 juillet 1764. Marteks, t. VI, p. 33.

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