‹ La question d'Orient depuis le traité de BerlinChapitre 3 sur 27 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

naisscul de charunc de ses morts successives, les puissances accrurent, au delà de leur désir, des forces et des ambitions toujours prêtes à grandir.

Trois éléments constituent la question d'Orient : les puissances, la Turquie, les nations qu'elle a autrefois subjuguées, et dont les unes aujourd'hui sont libres et dont les autres cliercbent à le devenir.

Depuis un siècle, l'Europe cherche à maintenir la Turquie en possession de son donuiine. La Turcjuie décline et devient chaque jour plus incapable de conserver un empire qui ne se maintient que par la^■iolence. Les nations qu'elle a asservies, cherchent à s'émanciper, ou, si elles le sont déjà, à reconquérir sur le Turc les territoires qu'elles occupaient avant l'invasion ottomane et à reconstituer sur ses anciennes bases leur ancienne puissance.

Le traité de Berlin modifie ces trois éléments de la question d'Orient : il intéresse plus directement les puissances à la conservation de la Turquie, mais il augmente sa faiblesse, il favorise contre elle les désirs d'indépendance de ses sujets, il accroît bi force des petits États des Balkans ses ennemis.

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