A. Yandal, Les massacres d’ Arménie, p
2. Engelhardt, La Turquie et le Tanzimât'^ II, p. 264. — Bérard, La politique du sultan, p. 190.
les impôts, de l’invention de dîmes nouvelles, de l’épuisement de toutes les terres de l’empire, de la misère et de la faim de ses habitants. Parfois les valis recevaient du palais Tordre de lever de nouvelles taxes sur leurs administrés : les impôts déjà avaient été perçus ; quand même, il fallait payer encore : si Ton ne voulait ou si Ton ne pouvait, les Hamidiés passaient, massacraient et pillaient.
L’Europe, occupée d’autre chose, ne vit longtemps, sous le nom d’Abd-ul-Hamid, qu’un gouvernement faible, capricieux, inconsistant, paresseux aux réformes promises, mais si plein d’égards pour ses conseils qu’elle se serait fait scrupule de manifester de trop brutales exigences ; elle en respectait la fragilité. Elle ne perçut — et encore n’en convint-elle pas aussitôt, — la révolution opérée à Constantinople qu’à la lueur des événements d’Arménie.