‹ La question d'Orient: La Macédoine. Le chemin de fer de Bagdad. Ouvrage accompagné de six cartesChapitre 10 sur 41 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

ce ne serait pas nous renforcer ; ce serait, comme on l'a dit très justement, augmenter la surface d'évaporation de nos forces vives.

A toutes les époques un pareil éparpillement des éléments de puissance serait détestable; ne serait-il pas insensé au moment où en Europe les complications les plus redoutables menacent de se produire à bref délai?

La possibilité d'une rupture d'équilibre en Europe centrale au profit de l'Allemagne est maintenant une vérité admise; cependant nous voyons des Français dominés par la passion coloniale au point de ne pas vouloir en tenir compte.

Il y a peu de semaines on pouvait lire dans un grand journal parisien que, « sous quelque angle qu'on envisage les choses, il apparaît clairement que dans l'allaire autrichienne la France n*a pas d'intérêts directs et vitaux (i) »,

Pourquoi d'ailleurs ferait-on obstacle aux projets d'expansion des Hohenzollern vers le sud? « Pour empêcher l'Allemagne d'arriver à Trieste.

(1) Le Figaro, 14 janvier 1903, sous la signature de M. de Coubertin. Je cite ici M. de Coubortio, non point du tout avec l'intentioQ de le prendre personnellement à partie, mais parce que les formules employées par lui présentent le réel mérite d'être beaucoup plus nettes, beaucoup plus expressives que celles de ceux qui dans le monde colonial français partagent les mêmes idées.

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