CONCLUSION
La guerre de Crimée et le traité de Paris sont l’œuvre de la France. Dans les Conférences de 1858, comme dans les affaires de Syrie, c’est la diplomatie, ce sont les armées françaises qui assurent aux raïas d'abord la sécurité, puis l'indépendance et rendent un instant possible la régénération de l'Empire Ottoman.
Il semblait que cette double entreprise devait se poursuivre désormais d'un mouvement sûr et continu, sous l’impulsion collective des Grandes Puissances, dont les droits avaient reçu une consécration solennelle. Mais dès que la France affaiblie dut retirer sa main des affaires ottomanes, l'édifice tout entier s’écroula sans que l’Europe ait tenté aucun effort pour en arrêter la ruine, et l’on put croire perdu à tout jamais l'espoir de régénérer la Turquie. Le remède vint cependant de l’excès même du mal.
Trop fortement comprimés, les peuples se soulevèrent avec violence, et les Puissances, menacées dans leurs intérêts, se souvinrent enfin de leurs devoirs. L'action isolée de la Russie, mettait à nouveau en danger l'équilibre européen, un Congrès fut réuni; et les Puissances qui ne voyaient pas dans la Turquie, comme en 1856, un allié à ménager, ont agi cette fois avec netteté et hardiesse vis-à-vis de cet État.
Édifiées sur la valeurs des promesses de la Porte, elles posèrent franchement et sans équivoque le principe de l'intervention, et ellés consacrèrent l’autonomie et l’indé-