‹ La Question de Cuba: Au point de vue du droit internationalChapitre 17 sur 64 · NUE · texte numérisé non relu

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Devant ces résultats divergents, le Gouvernement Espagnol offrit de nommer une Commission d'enquête mixte, mais le président Mac Kinley s’y refusa, montrant bien par là qu'il était fixé, mais qu’il entendait exploiter l'incident contre l'Espagne. En même temps, à la Havane, le consul Lee, ayant changé subitement d'opinion, déclarait qu’à son avisl’explosion était due aux autorités espagnoles. Le Gouvernement de Madrid fit, mais sans succès, des démarches officieuses auprès du Gouvernement Américain pour obtenir le remplacement du consul Lee : celui-ei était soutenu dahs les Chambres et dans le pays par tous les partisans de la guerre qui ne paraissait plus pouvoir tarder à éclater : Le Congrès en effet, de plus en plus belliqueux venait de voter deux mesures qui ne trompèrent personne : 19 la suspension des droits de douane sur le matériel de guerre ; 20 un crédit de 50 millions de dollars (250 millions de francs) pour les besoins de la situation. En même temps, la presse battait la caisse et le Président décidait d’envoyer le croiseur Montgommery à la Havane.

Vers la fin mars, le général Woodford remit au Gouvernement Espagnol une sorte d’ultimatum d’après lequel les Etats-Unis exigeaient une armistice immédiat en faveur des Cubains et réclamait en outre le droit de leur envoyer des secours, « sinon, le Président » enverra au Congrès lerapportsur l'explosion du Maine » (que tout le monde connaissait du reste) et lui laissera

dres ayant été retrouvée intacte ; 2° et de ce que d’autre part le gouvernement américain n’a jamais voulu laisser retirer la carcasse du navire des eaux de la Havane, ce qui eût permis à tous de connaître les effets directs de l'explosion

et de la comparer avec ceux qu’eût pu produire une torpille,

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