‹ La question de Galilée, les faits et leurs conséquencesChapitre 4 sur 9 · CORRECTIONS A MON ÉDITION DES PIÈCES DU PBOCÈS · texte numérisé non relu

CORRECTIONS A MON ÉDITION DES PIÈCES DU PBOCÈS

L^histoire du manuscrit du procès de Galilée est à présent bien connue. Emporté de Rome lorsque l'empereur Napoléon I" se fut emparé de la ville des Papes, ce manuscrit déposé à Paris ne fut, malgré de nombreuses réclamations, restitué au Saint-Siège que dans la dernière année du pontificat de Grégoire XVI. Au moment de quitter Rome, en 1849, pour fuir la Révolution, Piç IX le confia à Mgr Marine Marini ; rentré dans sa capitale, le pape le fit déposer le 8 mai 1850 aux archives du Vatican où il est encore aujouN d'hui.

Napoléon I" avait voulu publier ces pièces du procès de Galilée, et comme elles étaient écrites en latin ou en italien, une traduction fut commencée. Plusieurs personnes purent en prendre communication, mais comme aucun procèsverbal constatant Tapplication de la torture n'avait été ^trouvé, le manuscrit fut jugé d'un intérêt médiocre, et la publication projetée n'eut pas lieu.

En 1850, Mgr Marino Marini, préfet 'des archives du Vatican, présenta à l'Académie romaine d'arcliéologie un mémoire sur Galileo e Vinquisizione. iMais, au lieu du texte des pièces du procès réclamé depuis longtemps, Marini inséra seulement au milieu de son récit neuf documents et des

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fragments assez courts de quelques autres, où des phrases tronquées ne satisfaisaient point la curiosité, en permettant de croire à des rélicences. Il en résulta un effet fâcheux. J'ai dit ailleurs comment le Père Theiner obtint pour moi la permission de copier les pièces du procès et commentje publiai dans la Revue des questions historiques ( I •"■ juillet 1867, p. 68-171) quarante-cinq documents choisis parmi les plus importants du dossier. M. Berti ayant eu sy son tour communication du manuscrit donna une édition nouvelle des documents que j'avais publiés et il en ajouta quinze inédits. Ayant de nouveau obtenu de S. E. le cardinal secrétaire d'État communication du manuscrit afin de le publier intégralement et correctement, j'imprimai à Rome au mois de mai 1877 toutes les pièces du procès. M. de Gebler, qui eut après moi le manuscrit entre les mains, publia deux mois après les mêmes pièces à Stuttgart. Le texte de ces deux éditions, on peut le dire, est semblable, mîtlgré quelques rares et très-légères variantes. M. de Gebler a bien voulu reconnaître l'exactitude de mon travail et je l'en remercie ; seulement au sujet de la différence qu'il signale entre sa ponctuation et celle que j'ai donnée, je ferai observer qu' usant du droit et remplissant peut-être le devoir d'un éditeur, j'ai ponctué autant que possible d'après le sens de la phrase, tandis que M. de Gebler a reproduit la ponctuation exacte du manuscrit, souvent défectueuse comme celle, on le sait, de presque tous les manuscrits.

Malgré le soin mis à corriger les épreuves, plusieurs fautes d'impression sont restées dans le texte que j'ai fait imprimer; je les ai découvertes à mon retour en France. On me permettra donc d'indiquer ici ces corrections. Comme j'ai eu depuis entre les mains l'édition de M. de Gebler, je signalerai en même temps quelques lectures différentes données par ce savant : menda nonkulla sic emehda.

Page xvn, note, au lieu de chex lisez chez.

Page xviu, note, au lieu de dhilosophia lisez philosophia.

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