‹ La question de l'or; les mines de Californie et d'AustralieChapitre 105 sur 148 · CHAPITRE XIÏ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIÏ

INCOMÉNIENTS D'DN DOOBLE ÉTALON MONÉTAIRE.

L'emploi de tel ou tel métal produit cependant des effets particuliers qui méritent par leur gravité toute l'attention des économistes.

Avoir deux étalons monétaires, c'est déclarer que la valeur légale de deux métaux restera toujours dans le rapport immuable auquel la loi l'a fixé. Or, la valeur réelle, dépendant des besoins de la consommation et du coût de production, n'est rien moins qu'immuable. Le bon sens seul l'indique et l'expérience le prouve. Nous avons dit dans l'introduction que le rapport de l'or à l'argent avait été longtemps à Athènes et en Orient celui de 1 à 10, et à Rome celui de 1 à H 1/2 ; c'est que l'or est plus facile à exploiter que l'argent, et que la société antique tirait une grande partie de ses métaux précieux de l'Afrique et de l'Espagne qui ne produisaient guère que de l'or. Sous l'Empire Romain, la production de l'argent augmente; le luxe consomme une grande quantité d'or, et le rapport change, II est de 1 à 11.58; puis, en 328, de 15.61, en 397 de 14.44, en 422 de 18, en 527 de 15.10. Il reste très-élevé sous les Mérovingiens, parce que l'or est recherché ou enfoui : il est encore de 1 à 15.37. A l'époque de saint Louis, il n'était plus que de 1 à 12.5. Au XIV* et au xv* siècle, la valeur de l'or paraît êtro

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