LÀ QUESTION DE L*OR. LIV. 111, CHAP. XII
Ed 1847, la disette nous avait déjà enlevé une partie de notre argent en nous obligeant à envoyer à l'étranger du numéraire pour payer nos achats de grains : Vexportation de l'or et de l'argent réunis n'avait été que de 76 millions en 1846, elle fut de 1 1 8 millions en 1 847 .
En 1849, l'exportation de l'argent seul était de 46 millions. Le chiffre s'élève d'année en année : 82 millions en 1880, 100 en 1881, 181 en 1882; pour la première fois l'importation ne comble pas le vide fait par l'exportation. Â partir de 1882, la perte d'argent augmente chaque année. L'exportation est de 229 millions en 1883, de 263 en 1884, de 318 en 1888, de 393 en 1886. L'excédant des exportations d'argent sur les importations pendant ces cinq dernières années est de 766 millions. En ajoutant les chiffres de l'année 1887, pendant laquelle on a importé 97 millions et exporté 489 millions d'argent, on arrive au chiffre total d'un excédant de 1,128 millions poutla période décennaire : l'exportation a régulièrement augmenté d'année en année *.
Le gouvernement a voulu se rendre compte par lui-même de l'état de la circulation, et il a interrogé ceux de ses administrateurs qui pouvaient le mieux l'éclairer sur ce sujet.
Sept questions avaient été posées aux receveurs générant par une lettre du ministre, en date du 24 mars 1887.
i^ Le numéraire en argent tend-il à sortir du département et à être remplacé par le numéraire en or? 2*^ Si ce mouvement existe, quelle en est l'importance? Dix départements seulement (Allier, Aveyron, Gers, Isère, Landes, Loire^ Lot-et-Garonne, Lozère, Maine, Var) ont répondu non ; cinq autres (Aube, Garonne, Orne, Haute-Saône), se sont à peine ressentis de changements survenus dans la circulation monétaire ; mais, dans
> Nous avons dit que le premier trimestre de 1858 marquait on tempâ d'arrêt, passager peut-être, dans ce mouveDient : on a exporte S4 millions et importé 47 millions d'argent.