RÉSUMÉ. — AVENIR DES MINES
La production totale du monde, ou du moins des contrées qui sont en relation directe avec le grand marché des nations occidentales, durant la période de 1848 à 1856 a été de 1,831,820 kilogrammes ou 6,055,173,000 francs en or, savoir :
Californie 752,400 kilogr. 2,508,000,000 fr.
Australie 508,500 — 1,695,000,000
Russie 217,633 — 718,136,000
Anciennes mines d'or. 343,287 — 1,133,937,000
Total. . 1,821,820 kUogr. 6,055,173,000 fr.
Et, en argent, de 9,870,346 kilogrammes ou 3,170,596,120 francs.
La valeur totale des deux métaux est de 8,226,769,120 francs.
La moyennne annuelle est de 218,391 kilogrammes ou 672,797,000 francs pour Tor, de 1,096,705 kilogrammes ou 241,128,140 francs pourTargent, et de 913,085,000 francs pour les deux métaux réunis.
Le rapport de l'argent à Tor est environ de 5 à 1 en poids, et de 1 à 2.95 ou presque 3 en valeur.
82 LA QUESTION DE l'OR. LIV. I, CHAP. Yl.
On voit quelle grande différence existe entre cette quinzième période, jugée d'après la production de neuf années seulement et la période précédente,
Où la moyenne annuelle de la production des deux métaux était de 320 millions,
Où le rapport en poids de l'argent à Tor était de 13 1/2 à 1.
La production des mines d'or s'arrétera-t-elle ou diminuerat-elle après ce brillant début? Je ne crois pas qu'il faille de longtemps s'y attendre. Après le premier élan de la découverte, la production s'est, il est vrai, quelque peu ralentie. Les bénéfices fabuleux avaient attiré tout à coup aux mines une foule immense de travailleurs ; lesdéceptions en ont découragé une partie. Pourtantnous avons vuqjue l'émigration avait continué, que le produit en Australie et en Californie, loin de diminuer, avait quelque peu augmenté, et que, si les profits n!étâient plus les mém^ss, l'industrie de l'extraction de l'or d'un autre côté commençait à devenir plus régulière et s'appliquait à trouver des procédés économiques. Les travailleurs isolés avaient fait place aux associations, la bâttée au long^tmn ei aux machines; des canaux apportaient l'eau des montagnes jusqu'au milieu des exploitations; le mercure était plus souvent employé; enfin les mineurs commençaient à peine à attaquer les champs immenses ouverts à leur activité.
En Californie, la chaîne de la Sierra, dans toute son étendue, se compose en grande partie de quartz aurifère, et parmi les terrains d'alluvion de ses vallées, beaucoup renferment aussi de l'or. C'est, nous l'avons dit, une exploitation qui peiit s'étendre sur une longueur de l^SGO kilomètres et sur une largeur de IIK kilomètres, c'est-à-dire sur une superficie de 138,500 kilomètres carrés, des bords du Sacramento et du San-Joaquim aux sommets de là Sierra. Là ne se bonie pas encore l'esploitation probable de l'avenir. Au nord de la Californie, l'Orégon contient aussi des gttes aurifères,