‹ La question de l'or; les mines de Californie et d'AustralieChapitre 25 sur 148 · RÉSUMÉ. — AVENIR DES VINES · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ. — AVENIR DES VINES

SM rapport sur i'ExposMoQ universelle de Londres : te Au Mexique le mtner&i «st encore transporté des ehuntiers aux points d'eKtr>actkm à dos d'Iiemme. Les galeries qui y oondttîsent, tracées sans régularité, offrent^ouvent des pentes fort raMes et des distances très-longues à parcourir; l'aërage, inhabilement ménagé, ne rafraîchit pas Tair, dont la tempéra^ ture atteint quelquefois 36 degrés centigrades. Le minerai et les eaux sont élevés au jour par des chevaux qui font tourner des tambours sur lesquels s'enroulent et se déroulent les cordes auxquelles la charge est suspendue : le minerai dans des saes de toile d'agave, et les eaux dans des outres de cuir de bœuf... On comprend qu'avec des procédés si imparfaits, l'exploitation des mines d'argent soit trèsM)néreuse en Amérique, et qu'on ue puisse lui donner une grande extension. Ces imperfections ont frappé toutes les personnes qui ont visité l'Amérique ; elles ont désiré y transporter les procédés de Cornouailles, où des machines à vapeur de 700 à 800 chevaux de puissance élèvent des masses d'eau aussi considérables que celles de certaines rivières ; mais la disposition des lieux et la nature du climat se sont jusqu'à présent opposées à la réalisation de la plupart de ces projets. Le défaut de routes a opposé un obstacle alors insurmontable au transport de machines d'une forte puissance ; le manque de bois n'aurait pas permis de les alimenter, quand même elles auraient pu être conduites à leur destination. Le plus grand nombre des compagnies qui se sont formées en 18S5 pour l'exploitation des mines d'argent de l'Amérique ne s'étaient pas rendu compte de ces difficultés. Elles ont dû abandonner sur les côtes les machines qu'elles avaient envoyées d'Europe, et le découragement a bientôt succédé à l'enthousiasme qui avait présidé à la formation de ces entreprises »

Le procédé de l'amalgamation à froid a été au xvi* siècle une merveilleuse invention. Mais il est bien imparfait. S'il ménage le combustible, il exige un travail très-long. En plu-

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sieurs endroits, ce sont encore des mulets qui foulent en pié« tinant pendant dix et douze jours le minerai mêlé sur Taire avec le mercure, le sel et le magistral; l'amalgamation n'est pas complète ; une partie de l'argent est perdue, et on dépense une énorme quantité de mercure : une fois et demie le poids de l'argent quel'on retire.

Le mercure est cher, et pourtant le mercure est jusqu'ici l'instrument indispensable de l'extraction de l'argent : il représente 113 pour 1000 du prix du métal. Il a baissé déjà de 7.44 en 1882, à 2.93 en 1854 à Guanaxuato, et des filons abandonnés avaient pu être repris avec avantage. Mais il a un peu augmenté depuis ce temps, et sa cherté est toujours un obstacle à la production de l'argent.

Que les gouvernements du Pérou et du Mexique, comprenant mieux leurs intérêts, ouvrent des routes et diminuent les impôts, que la science du xix* siècle trouve un procédé plus économique que celui du mineur du xvi® siècle, que le mercure devienne plus abondant ou moins nécessaire, aussitôt les mines d'argent déjà connues donneront un produit beaucoup plus considérable ; et, excitées par la facilité de produire, des mines nouvelles s'ouvriront dans la chaîne inépuisable des Andes. Déjà M. Becquerel a imaginé un procédé pour l'extraction de l'argent par l'électricité ; d'autres moyens, d'une application plus facile, pourront être découverts un jour. Le temps fera beaucoup pour la prospérité dés mine^ d'argent en Amérique.

L'or et l'argent ne sont pas près de manquer dans le monde. L^avenir promet à l'un et à l'autre une production presque sans limite ; et quelles que soient aujourd'hui les apparences en faveur de l'or, on ne saurait dire duquel des deux métaux la masse aura le plus augmenté dans cinquante ans.

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