LA QUESTION 0E L'OR. LIV. IIÎ, CHAP. V
Les faits confirment pleinement cette théorie. En France, la Banque avait maintenu pendant 31 ans, de 1820 à ISSS, son escompte au taux de 4 pour 100 ; à un seul moment, au 14 janvier 1847, la cherté des grains l'avait forcée à le porter à S pour 100 ; mais elle s'était empressée de le réduire, dès que la situation du marché le lui avait permis, et, le 27 décembre de la même année, elle l'avait ramené à 4 pour 100. Le 33 mars 18S2, sous la première influence de l'accroissement des métaux, elle rompt avec sa tradition, et abaisse l'intérêt à 3 pour 100, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis le jour de sa création. L'illusion de l'argent à bon marché ne fut pas de longue durée. Le 7 octobre 1853, le taux remontait à 4 pour 100, et depuis il n'est pas redescendu plus bas. Il a même monté beaucoup plus haut, sous la triple influence de la guerre, de la cherté des grains et de l'excès de spéculation. Jusque-là, la Banque avait toujours accepté les effets à 9(J^ours. Voici depuis cette époque quelles ont été les variations de son escompte :
En 1854, — 20 janvier . . 5 pour 100 90 jours.
12 mai. . . .
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