‹ La question de l'or; les mines de Californie et d'AustralieChapitre 93 sur 148 · S II. — « LE MONNAYAGE · texte numérisé non relu

S II. — « LE MONNAYAGE

Nous savons que dçpuis neuf ans Le monnayage en France est

1NPLU£NCE DE l'oR SUR LE GOUVERNEMENT. 237

trois fois plus considérable qu'il n'était sous le gouvernement de Juillet, et qu'il a augmenté aussi dans une proportion trèsforte aux États-Unis, en Angleterre et dans la plupart des pays commerçants de l'Europe. La cause de cette augmentation, nous la connaissons : c'est la production plus abondante des mines. Or, les 9/10 des quantités extraites sont employées an monnayage, et, comme il ne peut pas y avoir de trop-plein dans la monnaie, il en résulte que plus les mines produiront, plus les hôtels de monnaie frapperont de pièces. Il est inutile d'insister sur une conséquence si évidente et qui est déjà démontrée par tout ce que nous avons dit jusqu'ici.

Nous n'avons qu'une seule observation à faire. Lorsqu'on dit qu'il n'y a jamais de trop-plein dans la monnaie, on ne parle pas de tel ou tel pays ; car la proposition ainsi énoncée serait fausse : on parle de l'ensemble des pays commerçants qui ont entre eux des relations suivies. Entre ces divers pays, se répartissent les métaux daiîs la proportion des besoins de chacun, et le trop-plein des uns s'écoule proraptement chez les autres : c'est ainsi que s'établit un certain niveau de valeur qui n'est sans doute pas le même partout, mais qui varie d'autant moins que les communications sont plus faciles et plus fréquentes. Les pays qui reçoivent les premiers l'or et l'argent sonten quelque sorte les entrepôts des métaux précieux, comme les États-Unis, l'Angleterre et la France, qui, à eux trois, ont monnayé environ 6 milliards en neuf ans, c'est-à-dire plus des 3/4 de la quantité extraite des mines. Ces pays, chargés de distribuer les métaux dans les différentes contrées du monde par le moyen du commerce, les expédient le plus souvent sous forme de pièces de monnaie. L'affluence de l'or aura pour effet de communiquer une grande activité à leur monnayage : c'est une industrie peu importante, à la vérité, qui prospérera, et une marchandise qu'ils pourront donner avec bénéfice dans leur commerce avec les nations étrangères, tant que durera la baisse.

Nous nous réservons de parler au chapitre xu de l'influence

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qu'exerce TabondaDce de l'or sur le monnayage dans un pays qui a deux étalons monétaires.

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