‹ La question de la limitation des armements de nos joursChapitre 36 sur 70 · Sixième séance, p · texte numérisé non relu

Sixième séance, p

Quant à la deuxième sous-commission technique, de compétence navale, chargée d'étudier les propositions Scheïne, elle n’a pas abouti davantage, Ici cependant les concessions russes avaient été plus débonnaires encore. Le capitaine Scheïne, après avoir constaté que le budget de la marine visé dans les propositions russes comprend le budget extraordinaire aussi bien que le budget ordinaire, et cette communication importante, que chaque puissance garderait une entière liberté, relativement au montant de la somme qu'elle s’engageait, pour un terme de trois ans, à ne pas dépasser.

Ainsi ce n’était même plus de stabilisation qu’il s'agissait, puisque chaque État co-contractant aurait pu déclarer jusqu'à quel maximum il entendait pouvoir élever son budget naval pendant la courte période pour laquelle il s'était engagé. Et la Russie, pour donner l’exemple, déclarait vouloir augmenter son budget de 10 0/0.

Comme on l’a signalé (x), ceci dépasse les bornes, car le résultat le plus clair des propositions de limitation des armements, c’est d'aboutir à leur augmentation. Malgré ce résultat paradoxal, le second comité se sépara sans avoir même pris de résolution. Le capitaine Scheïne fit un effort désespéré pour sauvegarder une dernière possibilité d’entente. Ayant

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