‹ La question de la limitation des armements de nos joursChapitre 48 sur 70 · Libres opinions (Floréal, 29 mai · texte numérisé non relu

Libres opinions (Floréal, 29 mai

de telles idées, si pernicieuses soient-elles, font leur chemin. Ceux qui devraient avoir le souci le plus vif de sécurité de la défense nationale s’y laissent entraîner.

En 1903, M. Messimy, rapporteur du budget de la guerre, après une comparaison des divers budgets et effectifs, conclut que nous pouvons diminuer en France notre armement. Nous aurions, parait-il, dépassé la limite au delà de laquelle un pays ne saurait aller sans ruiner les sources mêmes de sa richesse économique. Il ajoute qu’en faisant ces réductions d'effectifs et de dépenses, nous aflirmerons notre politique pacifique, et que l’Europe suivra l'exemple que nous aurons donné (1). C’est toujours la même utopie, la même chimère. Le rapporteur conclut par la présentation d’un projet de loi tendant : 1° à modifier et à réduire l’armée métropolitaine ; 2° à en séparer l’armée coloniale qui deviendrait complètement autonome ; 3° à réduire, grâce à un meilleur emploi des ressources, les cadres, les effectifs et d’une façon générale, les charges militaires de la République. L'aboutissement serait une économie de 135 millions et de 135.000 hommes de moins sous les drapeaux.

En 1906, le même député fit adopter, à titre d’indication, par la commission du budget, une réduction, d’ailleurs insignifiante, de 100.000 francs sur les

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