Journ. off. Doc. parl. de la Chambre, 1903, n
crédits affectés aux travaux de fortification sde Alpes (1). Sans doute, à une époque où l’amélioration des rapports avec l'Italie était notable, et il pouvait être sans danger, voire d’un habile politique de marquer quelque bonne volonté. La limitation des armements peut en effet suivre la diminution des chances de conflit, mais la faire précéder cette alternative des tensions... chroniques de la situation diplomatique, l’ériger en système a priori, c’est faire à la fois de l'idéologie et commettre de graves imprudences.
Combien plus sensé est le langage tenu au lendemain même du traité d'arbitrage, avec l'Angleterre, en 1903, par ceux qui mettaient l’opinion publique en garde contre les excès d'enthousiasme, en la prévenant que même les démonstrations de sympathie et les traités d'amitié ne sont pas suffisants à permettre à un peuple d'essayer du désarmement.
Tandis que dans la Petite République (2), M. Naquet (3), M. d’Estournelle de Constant (4), en prennent texte pour prêcher une ententeréduisant les flottes et le budget de la marine, M. G.-L. Garay leur répond fort nettement (5) : «Le désarmement ou sim-