‹ La question de la limitation des armements de nos joursChapitre 56 sur 70 · Hommage au congrès en novembre · texte numérisé non relu

Hommage au congrès en novembre

autres. & Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris vivent les rats ! »

La guerre russo-japonaise rendait naturellement impossible la convocation mondiale de la conférence. M. Hay le constata (1) et attendit. Il attendit peutêtre un peu trop, car la Russie, à peine libérée de la guerre en Mandchourie, s’empressa de gagner de vitesse la diplomatie américaine, et de reprendre l'initiative qu’elle avait laissé échapper. Les signatures de Portsmouth étaient encore fraîches, lorsque le baron de Rosen, ambassadeur de Russie demanda audience au président Roosevelt pour lui faire connaître le désir de Nicolas II de convoquer une nouvelle conférence « pour compléter les travaux de la première assemblée qui s’était réunie, grâce à l’initiative de Sa Majesté ». Impossible de reprendre plus diplomatiquement la corde abandonnée, et le présisident Roosevelt ne put que s’inciiner devant le désir du tzar.

C'était donc à la Russie de tracer le programme ou plutôt de s'entendre avec les cabinets sur le programme que la circulaire Hay déclarait prématuré.

Les négociations commencèrent dès 1906, elles furent longues et délicates et faillirent échouer précisément à cause de la question des armements.

Page 1