‹ La question de la limitation des armements de nos joursChapitre 67 sur 70 · Revue gén. de droit internat. publique, 1911, p · texte numérisé non relu

Revue gén. de droit internat. publique, 1911, p

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témoignera seulement que le désir souvent exprimé par les gouvernements d’alléger les charges écrasantes qui pèsent sur les peuples est une réalité et non pas une phrase sans portée. »

Malgré ce pressant appel, l'invitation adressée aux gouvernements ne rencontra qu’un accueil des plus tièdes. Les réponses transmises aux États-Unis témoignèrent d’un intérêt platonique pour la question,mais les cabinets invoquaient les motifs les plus divers pour se dérober à toute initiative pratique. Les uns ont invité les États-Unis à réunir leur commission, et à leur communiquer ensuite les résultats de ses travaux, afin de voir quel parti on en pouvait tirer. Encore ceux-ci sont-ils les plus favorables (1). D'autres plus nets, ont déclaré une fois de plus que l'action qu'il s'agissait d'entreprendre ne paraissait pas opportune, qu’elle n’aboutirait pas, et qu'il était parfaitement oiseux pour le moment de mettre la question à l’étude (2). Néanmoins la commission américaine a été nommée. Ses travaux n’ont encore donné, à notre connaissance, aucun résultat appréciable.

Ainsi, l’on se heurte toujours au même mauvais

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