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CHAPITRE VII

MOYENS AUXQUELS ON PEUT RECOURIR POUR RELEVER LA FÉCONDITÉ ET AMENER LA GÉNÉRALISATION

DU TROISIÈME ENFANT PAR FAMILLE (Suite) L'HYGIÈNE SOCIALE ET MORALE COLLECTIVE

Un nouvean régime d'hygiène sociale et morale doit être instanr«> par les pouvoirs pablics et l'opinion publique. — Nécessité do mettre fin à la guerre contre la religion pratiquée par les pouvoirs publics en France depuis un quart de siècle et, avec un acharnement particulier, depuis le début du xx» siècle. — Effets stérilisateurs de cette guerre. — L'Ecole publique ne doit pas se dresser en ennemie en face de l'Eglise. — Mentalité agressive d'un certain nombre d'instituteurs et de leurs représentants contre les idées chrétiennes. — Cette hostilité des « primaires » fait contraste avec l'attitude déférente ou sympathique de la plupart des grands savants contemporains relativement au christianisme.

De la lutte contre l'immoralité croissante. — De la répression de la propagande néo-malthusienne. — Interdiction de la fabrication et du commerce des soi-disants « articles spéciaux pour les deux sexes ». — De la correctionalisation et de la répression méthodique de l'avortement. — De l'excès de la législation sur le travail des adolescents et des jeunes gens . — La préparation à la vie prend une trop grande part de la vie. — ' Réformes nécessaires à ce sujet. — Le travail productif ne peut ro trop longtemps différé. — Los classes particulièrement riles : celle dos domestiques.

Si l'on veut exercer une action un tant soit peu profonde sur la natalité française, il faudrait d'abord user de moyens d'un ordre général et élevé, s'adressant aux sentiments moraux de toute la popu- Intion.

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43i LA QUESTION DE LA POPULATION

De môme que ù un malade épuisé l'on recommande, outre certains remèdes spécifiques, un régime de vie qui écarte les causes de nouvel affaiblissement et prépare le terrain aft retour des forces, ainsi faut-il faire pour une nation qui, par son infécondité systématique, s'achemine à la disparition.

, Le premier article du régime auquel doit se soumettre une nation qui a cette tendance au dépérissement, c'est la remise en honneur des traditions et des croyances auxquelles elle a dû autrefois sa force et sa grandeur.

On a vu que, en tout pays, dans les temps anciens, comme dans les temps récents, chez les peuples de race européenne comme chez les Asiatiques, la religion a été et reste l'un des grands facteurs de la fécondité familiale (se reporter plus haut, p. 396).

Un peuple, à natalité rapidement décroissante, qui veut enrayer ce mal le menaçant de mort, doit donc, en premier lieu, s'efforcer de maintenir ou de restaurer les croyances religieuses. Sans rien enlever à la liberté de conscience, il doit témoigner à la religion traditionnelle le respect le plus scrupuleux, la sympathie la plus soutenue. Bien loin d'avoir une attitude agressive vis-à-vis la religion, de chercher à diminuer son prestige et à la détruire, il doit, tout en sauvegardant l'indépendance de l'État, témoigner à la religion une indéfectible bienveillance.

Si le peuple français ne veut pas courir rapidement au suicide, le gouvernement doit renoncer à l'absurde et odieuse guerre que, depuis un quart de siècle et surtout depuis quinze ans, il fait aux

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