INFLUENCE DE L\ CIVILISATION SUR LA NATALITÉ
tion de la France et avoir, elles aussi, une population stationnaire (1) ».
L'expérience malheureusement a montré qu'entre II' stationnement et le déclin il n'y a qu'un pas rapidement franchi et que le passage du premier au second doit presque être regardé comme inéluctable.
Les nations vieilliraient cemme les hommes et deviendraient relativement stériles. Ce vieillissement est-il fatal, irrémédiable. Y a-t-il quelque moyen ou quelque espoir de l'atténuer? Faut-il
\ résigner sans rien tenter. L'exemple de Tinef- 111 acité des lois faites à ce sujet sous l'Empire Romain sufiit-il à détourner de tout essai de
'^ourir à la législation ou aux institutions pour
-sayer de relever, dans une certaine mesure, la natalité déclinante ? Cette recherche a le plus haut intérêt national et même humain; car le déclin "lune des nations civilisées pourrait être suivi, à un intervalle dune ou de plusieurs générations, «lu déclin de plusieurs autres, sinon de toutes les nations appartenant à la civilisation européenne,
I laissant de côté, comme se prêtant peu actuel-'
ment à des investigations sur ce point, les autres
ices.
(1) Voir notre Précis d'Economie Politique, !'• édition, 1887. [1. 342, et également notre article sur : La question de la popu- 'ion et la civilisation démocratique, dans la Revue des Deux ■ ndes du 15 octobre 1897. s