‹ La Question de la PopulationChapitre 59 sur 177 · LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA FRANCE

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NOMBRE

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d'étran-

des

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ou des

décès (D).

résidant.

Si l'on étudie attentivement ce tableau, qui embrasse plus d'un siècle (111 ans), on voit d'abord que la population, en ce laps de temps, a aug-menté d'environ 12 millions d'âmes ; mais l'accroissement se porte presque uniquement sur les deux premiers tiers de la période, de 1801 à 1866. Il s'agit jusqu'en 1860 de la France ancienne, comprenant l'Alsace-Lorraine, puis, de 1860 à 1866, de la France comprenant à la fois l'Alsace- Lorraine et la Savoie et Nice, enfin, depuis 187U, de la France sans les provinces devenues allemandes. Toutes compensations faites de l'acquisition de Nice et de la Savoie, d'une part, et de la perte de l'Alsace-Lorraine, de l'autre, la population de la France dans ces cent onze années s'est accrue d'environ 12 millions d'âmes, ou plutôt, en prenant comme point de départ le recensement de 1806, sans doute plus exact que celui de 1800-1801, d'environ 10 millions d'âmes ou 33 p. 100 approximativement en cent cinq ans.

Au point de vue démographique et en ce qui concerne un jugement à porter sur les règles de Malthus, décorées par lui du nom de loi ou de principe, ce qui importe, c'est de voir Fallure dynamique des mariages, des naissances et des décès, de suivre leur évolution dans ces cent années et plus. En laissant de côté l'année 1872, qui est une année exceptionnelle, ayant eu à réparer les vides de la guerre, on voit que le taux des mariages à la population s'est maintenu assez élevé de 1810 à 1866 inclusivement, oscillant, sauf des années exceptionnelles, entre 7,8 et 8,3 p. 1.000; des années calamiteuses, comme l'année 1831, se ressentant de •la révolution de l'année précédente, ou comme

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