‹ La Question de la PopulationChapitre 60 sur 177 · LA NUPTIALITÉ EN FRANCE · texte numérisé non relu

LA NUPTIALITÉ EN FRANCE

• elle (le 1846. affligée par une famine, ont pu ilonner des taux de mariage un peu plus bas. Il en a t'té de môme dans la période de 1817 à 1821 inclu- -!\ement, dont nous n'avons pu reproduire tous les chiffres dans le tableau qui précède et où le taux dos mariages a été de 7 p. 1.000 en 1817, 7,2 en

18, 7,2 en 1819, 6,9 en 1820 et 7,3 en 1821, par ! 'lOO habitants, pour se relever ensuite sensibleiiit-nt. La raison en est, sans doute, dans les grandes ! Kcatombes d'hommes qu'avaient faites les dernières i;uerres de l'Empire. Sauf cette période quinquennale, la nuptialité en France dans toute cette jit riode très prospère de 1815 à 1869 inclusivement, a été assez élevée ; dans les trois années 1 867, 1868 et 1869, qui ne figurent pas au tableau cidessus, elle a été successivement de 7,9, 7,9 et ^ 2 par 1.000 habitants. Dans les années qui sui-

it la guerre de 1870-71, elle est très forte aussi, beaucoup de vides causés par cette lutte meur- »'iî're étant à combler : elle était tombée à 6 p. 100

1870 et à 7.2 en 1871, elle remonte à 9,8 en 1«72, 8,9 en 1873, 8.3 en 1874, 8,2 en 1875. et se tient encore à 7,9 en 1876, tous taux très élevés. Depuis lors elle fléchit, oscillant aux environs de 7,5 et se relevant au maximum à 7,6 en 1879; puis elle tombe presque à 7 (soit 7,01) en 1890. Cette sensible diminution de la nuptialité de 1877 à 1887 ou 1888 tout au moins ne peut être attribuée qu'à des causes morales générales; l'effet de l'augmentation des décès causés par la guerre de 1870- 71 ne se faisait plus sentir alors, et celui de la diminution des naissances pendant les mêmes années n'apparaissait pas encore. De 1891 à 1893 la nuptialité s'est un peu relevée, sans atteindre

LA QUESTION UK LA l»OPULATION

encore, au taux habituel à la période de 184() u 1869, lequel en moyenne dépassait légèrement 8 p. 1.000. Ce relèvement dans la période 1891 à 1893, correspond aux naissances relativement nombreuses des années qui ont suivi la guerre, à savoir 1872 à 187C inclusivement. A partir de 1907, une loi dite de l'abbé Le Myre, du nom d'un député du département du Nord qui la proposa, supprima diverses formalités requises précédemment pour le mariage, notamment la nécessité du consentement des parents pour le mariage de leurs enfants majeurs : il en résulta un plus grand nombre de mariages, dans les régions industrielles surtout, où le déracinement fréquent des populations rendait ces formalités parfois difficiles à remplir; il y eut, notamment dans les années 1907 et 1908 tout un travail de régularisation d'unions librement contractées qui porta à 314.000 et 315.000 respectivement le nombre des mariages en chacune de ces années; on est revenu à 307.700 en 1911, soit légèrement moins de 8 p. 1.000. Le premier semestre de 1912, avec 139.851 mariages, en augmentation de 5.930 sur le semestre correspondant de 1911, accentue cette reprise. Ce relèvement de la nuptialité tient aussi en partie, à ce que la pratique du divorce, introduite en France par une loi de 1884, se propage rapidement (1), et par

(1) Voici le nombre des divorces prononcés chaque année depuis la loi de 1884 :

Aiiiiies. Dirorces. Années. Divorces. Années. Divorces. innées. Divor-

lOA'.

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