LA MORTALITÉ EN FRANCE
l«ol-l^^09, le taux le plus bas de la mortalité est lie 21,4 en 1860, elle plus élevé de 21, i en 1854, la moyenne étant dé 24,50 p. 1,000, légèrement supérieure à la moyenne de 1831 à 1850, mais sensiblement inférieure encore à celle de la période 1815-1830.
En laissant de côté la période 1870-1873, comme trop influencée par les résultats de la guerre de 1870-1871, considérons la décade 1874-1883. Le (liiftre le plus bas de la mortalité est celui de 21,4 en 1874, et le plus élevé de 23.1 en 1875. Ainsi le taux le plus élevé de la mortalité dans la période 1874-1883 est inférieur au taux le plus bas de la mortalité dans la période 1815 à 1830, lequel était de 24 p. 1.000 en 1823 ; d'autre part, le taux moyen (le la mortalité pour les années 1874-1883 est de 22,30 p. 1.000, soit inférieur de 2,88 p. 1.000 au taux moyen de 1815-1830, de 1,77 p. 1.000 au taux moyen de 1831-1850, enfin de 2,20 p. 1.000 au taux moyen de 1851 à 1869.
Dans la période 1884-1900 le taux minimum descend à 19,6 p. 1.000 en 1897, ce qui ne s'était jamais vu auparavant; le maximum est de 22,8 en 1890, 1891 et 1892; la moyenne, de 21,85, légèrement moindre que celle de la période 1874-1883; • lie eût été sensiblement plus faible sans l'épidémie d'influenza de 1890 à 1892; mais elle est considélablement inférieure à celle des périodes écoulées •le 1815 à 1869. Enfin, depuis le commencement du xx*" siècle, dans la période 1901-1911, le cbiffre le plus bas est de 17,9 (en 1910) et le plus élevé de -0,2 en 1907, la moyenne étant de 19,4 progrès nouveau.
Ainsi une très sensible diminution de la mortalité.
de 20 p 100 environ, caractérise les onze premières années du xx" siècle, par comparaison aux cinquante-cinq années de 181S à 1869. De ce côté, la population tend à s'accroître ; car une réduction de la mortalité moyenne ^ concurrence de 4 p. 1.000 de la population représente, sur 39 millions d'âmes, 456.000 vies humaines épargnées par an. Ce gain sur la mortalité tient en partie au bien-être, à l'hygiène, au progrès de la science médicale ; et Ton peut espérer une amélioration hien plus accentuée encore dans un prochain avenir; mais il a une autre cause, qui est moins favorable : il provient, en partie, de ce que les naissances étant moins abondantes, depuis vingt ou trente ans surtout, la population enfantine, qui est très exposée k la mort, se trouve sensiblement réduite : il serait tout à fait exagéré de n'attribuer qu'à cette dernière cause la diminution de la mortalité, mais elle y entre certainement pour une grande part.
Les naissances étant de près de 20 p. 100 moindres en moyenne dans la période 1900-1911 que dans toute la série d'années de 1826 à 1869, on peut concevoir que la moitié de la réduction de la mortalité tient à cette cause, l'autre moitié au développement du bien-être et de l'hygiène, cette répartition, d'ailleurs, étant tout approximative.
Il est probable que, sauf circonstances exceptionnelles, la mortalité en France ne sera plus que très exceptionnellement supérieure à 20 p. 1.000, taux . qu'elle n'a dépassé que deux fois depuis le com- ; mencement du xx" siècle et qu'elle oscillera entre 17 et 19 p. 1.000; peut-être même, avec le temps, par un nouveau progrès, arrivera-t-elle à se fixer aux environs de 16 p. 1.000, ce qui est un taux supé-
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rieur encore au taux actueUement habituel dans le
Rovaurae-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande