LES NAISSANCES NATURELLES EN FBANCE
depuis l'ancien régime, ou même depuis 1806, depuis 1815 et, d'une manière plus décisive, depuis 1840? S'il en a été ainsi de la France, n'en sera-t-il pas de même dans un prochain avenir des autres pays, de beaucoup d'entre eux du moins ? La France cotistituerait-elle une exception définitive, ou bien, au contraire, a-t-elle seulement accompli plus tôt que les autres une évolution qui ^oit mener graduellejnent les nations civilisées à l amoindrissement de la natalité ? Nous étudierons cette question et y répondrons dans un prochain chapitre ; mais alors même que la réponse serait affirmative, elle ne supprimerait pas et n'atténuerait guère les angoisses que doivent éprouver tous les Français prévoyants. Le mal ctautrui, notamment un mal ■ rentuel et lointain, ne guérit pas nos propres maux. La natalité française, quoique déjà fort amoindrie, sest soutenue encore assez lonjrtemps par la tortè proportion d'une catégorie de naissances qui est peu désirée, à savoir les naissances illégitimes, comme en témoigne le tableau suivant (ï).