CHIFFRE
danaécs.
le plus élevé.
le plus bas.
(1) Les denx tiers environ des enf&nts naturels sont reconnus parla mère ou par le père, à savoir : 43.887 en 1908 et 42.343 en 1907: les reconnaissances par le père sur l'acte de naissance sont, toutefois, assez rares : 11.546 en 1905 et 11.782 en 1906.
i) Nous prenons le chiffre de 80.000 pour 1859 dans les tables de M. Levasseur, sans avoir pu le contnJler.
Après avoir donné pour le xix^ siècle les ciiiflres les plus élevés et les plus bas de chaque période quinquennale, nous allons donner les chiffres absolus pour chaque année à partir de l'ouverture du xx"^^ siècle :
1901. Chiffre absolu 74.693
Le nombre des enfants naturels en France, après s'être accru jusqu'en 1860 ou même jusqu'en 1869 (les minima sinon les maxima s'élevèrent), puis, après avoir fléchi de 1874 à 1880 et s'être de nouveau relevé de 1891 à 1900, offre depuis le commencement du xx" siècle un fléchissement assez accentué. Sans doute, ces naissances ont relativement beaucoup moins fléchi que les naissances légitimes ; mais elles aussi sont en voie de recul incontestable. On sait, d'ailleurs, que le nombre des naissances naturelles est loin d'être un critérium exact de la moralité d'une population, l'absolue immoralité, l'immoralité raffinée, réduisant beaucoup les naissances naturelles ellesmêmes, par la généralisation des pratiques anticonceptives, et c'est ce qui se manifeste depuis quelques années. Le néo-malthusianisme dont il sera question plus loin (pages 295 à 338) s'applique naturellement encore plus aux unions illégitimes qu'aux unions légales. Peut-être voudra-t-on voir,