‹ La Question de la PopulationChapitre 76 sur 177 · LA .NATALITE AUX ETATS-UNIS :! ' I · texte numérisé non relu

LA .NATALITE AUX ETATS-UNIS :! ' I

iialiililt' faible. Les Allemands, les Irlandais, les Franco-Canadiens, transportés aux Etats-Lnis, sotis rinfluence du bien-être et des tendances démocra-. tiques, perdent gradue llemnent de leur puissance prolifique.

Sans s'arrêter aux causes que nous venons d'énoncer et qu'il peut n'avoir pas entrevues, le surintendant du Census de 1890 aux États-Unis, M. Robert P. Porter, dans un article étendu qu'a publié le Journal de la Société de Statistique de Londres, s'exprime comme il suit : « Les plus frappants et les uniques résultats du onzième recensement peuvent être résumés ainsi : Un vif déclin du taux de la natalité dans l'ensemble, et un net affaiblissement du taux d'accroissement de notre population de nègres (1) ». En ce qui concerne ce dernier point, nous n'avons qu'à constater que la population noire continue, néanmoins, d'augmenter, tout en le faisant dune manière moins rapide, saisie elle aussi par la contagion du bienêtre environnant et des idées ambiantes (2], mais le fait caractéristique, c'est ce vif déclin du taux de la natalité dans l'ensemble de la population.

Une nouvelle preuve de la tendance de la civilisation démocratique à réduire la natalité est

Il « Themoil slrikiny and unique results ofthe Eleventh Census may be thus summarizecl : a sharp décline of Ike birthrale as a whole. and a dislincUy decreasiny raie of increase of our ner/ro population. » The Elevenlh L'niled Stales Census, by lion. Hohert P. Porter. .<tuperintendent of tke Elevenlh Census, journal of the Royal Statistical Society, décembre 18U4, p. 658.

iii Voir pins haut, le tableau de la page 109. sur les proportions relatives de la natalité parmi les noirs et les blancs. On peut consulter, sur le niôme sujet, dans VEconomisle Françnit, du 8 juin 18U5, une correspondance d'Amérique due à mon (ils, Pierre Leroy-Bcauliou, égalciiienl son livre : Les Èlals-i'nis au XX* siècle.

fournie par le taux décroissant et relativement modique des naissances relativement à la population dans les colonies australasiennes, c'est-à-dire en Australie et en Nouvelle-Zélande. On s'en convaincra par le tableau ci-dessous, relatif aux naissances en 1871, 1881, 1891 et 1897 (1), remontant, pour les trois premières années considérées, à une époque où l'action des facteurs démocratiques sociaux était plus faible qu'aujourd'liui.

Page 1