PHI BRASSARD
Lyster station, 11 sept, 1899.
Monsieur,
nd, Mhtss 8 que les viandes d'hiver se
Os
LE prix que leurs animaux leur coûtent, Cela démontre le besoin d’un \ marché, Et si les cultivateurs vendent leur lard 54 cts en hiver, c'est
Parce que très peu de fermiers en ont à vendre, La raison est que, s’ils engraissalent une fois, croyant faire de bonnes affaires, ils resieraient saus pouvoir obtenir 13 ct. par livre parce que le besoin est trop petit, t . C'est un marché qu'il faut et tout en vous félicitant de vos bonnes
intentions d'aider à faire accepter les abattoirs j'ose vous dire que 1,000
hommes de plus pour crier sur tous les tons qu’il faut ne pas perdre cet
avantage qui ne serait pas repoussé dans une autre province, ne seraient
pas trop.
F Votre très humble, F, P. BRUNEAU, ‘ Maire.
Cartierville, oct. 1899.
Monsieur,
L'entreprise projetée de l'établissement d’abattoirs dans cette province ne peut manquer de donner un grand avantage aux cultivateure pour la vente des animaux de boucherie, L'élevage des animaux 6e ferait sur une plus grande échelle, vu qu'il y aurait toujours un marché y ouvert pour la vente. Ca contribuerait beaucoup à la prospérité des \: cultivateurs en général. Notre province offre. des avantages exception- ce | nels par ses gras pâturages et ses eaux toujours fraîches, surtout dans | nos cantons de l'Est. Il serait donc «bien désirable qu’un établissement | de ce genre se réaliserait pour le profit de l’éleveur d'animaux tout en enrichissant sa terre par les engrais naturels que produiraient ces | animaux. . ù
Voire humble serviteur, ED. LANDRY, Secrétaire du Cercle Agricole d'Emberton.
Monsieur,
Lorsaue nous avons été appelés, il y a quelque temps, à nous pronon- ] cer pour ou contre le projet en question, les cultivateurs étaient tous 4 unanimes pour l'établissement des dits abattoirs, tels que »'ojetés, J'en ei parlé, hier, encore à plusicurs personnes, les plus en vue de la place, et elles s'accordent tous à dire que ce serait, suivant leur opinion, une nouvelle ère de prospérité pour les cultivateurs en général, ct qu’elles seraient très heureuses de voir le projet approuvé par toute la province de Québec.
Pour le hoeuf, il trouve un marché assez avantageux l'hiver dans les chantiers, mais il s'en engraisce très peu, alors qu’il pourrait s’en engraisser beaucoun plus. L'élevage d’un plus grand nombre de bestiaux contribuerait certainement, à promouvoir la culture de plus de foin et de grains, lorsqu'ils verront qu'ils sont rémunérés des animaux qu’ils engraisseraient,
L'établissement d’un abattoir capable de recevoir beaucoup d’animaux et pour lesquels on paierait les plus hauts prix des marchés, encouragerait certainement les cultivateurs à élever leurs veaux, cochons, parce nu'ils verraient un débouché d’accès facile pour vendre leurs animaux, etc. etc.
| St-Roman 4 sept, 1899. |
Votre humble serviteur,
J0S. F. MOORE, CE Secrétaire-trésorier. RER on
Ste-Adèle, G sept. 1899. Cher monsieur, -
Inutile de vous dire si le peuple serait heureux de voir l’établissement d’abattoirs, qu'ils soient à Québec, Montréal ou Trois-Rivières.
Peu importe la question du site jpourvu que nous les ayions une bonne fois. Partout où j'ai donné des conférences agricoles cette question m’a paru très populaire. J’ignore, par exemple, s’il en eût été ainsi si j'eusse dit à mes auditeurs qu’il s'agissait d'opérer une saignée sur le trésor provincial sous forme de bonus. Quant à moi: personnnellement, je ne reprocherais jamais à un gouvernement quelconque les octrois qu’il date bon d'accorder à toute compagnie sérieuse qui voudra bâtir des abattoirs.
. Je suis bien persuadé que les cultivateurs en retireraient des bénéfces directs et assez considérables. \
Avec de bons abattoirs, des réfrigérateurs à côté des abattoirs, à bord des chars et des ‘mers, le veau, le boeuf, le mouton, la volaille, les oeufs, certaines . aimes, Jes fruits, tout cela deviendrait pour la province de Québec un véritable Klondyke, Je vous souhaite plein succès,
Tout à vous, Dr W. GRIGNON, Membre du Conseil d'Agriculture.
: St-Jacques, Co. de Montcalm, 16 oct, 1899.
Monsieur. *
... La question soulevée par vous a été considérée avec énormément d'intérêt var notre Cercle Agricole et on m'a prié de vous transmettre Poninion unanime de tous les membres en faveur de tels établissements, exprimant l'espoir que nos gouvernements trouveront acceptables les demandes qui pourraient leur être adressées à ce sujet naturellement, si elles sont justifiables,
...Nous croyons qu'il y aurait énormément d'avantages à trouver un écoulement facile pour les viandes que nous pourrions produire,
Votre dévoué, LOUIS LABELLE, Secrétaire du Cercle Agricole, St-Jacques.
Compton, 30 oct, 1899.
+. Enfin, mais le plus important pour les cultivateurs c’est d’employer leurs fermes, ce n’est pas en vendant le foin, le grain, la paille etce., ete, dans son état brut, mais de les convertir en hoeuf, mouton, pore. fromage, beurre et lait. ce qui Jui rapportera de l'argent de plus en plus vite, sans empauvrir leurs terres, \ E. W. BREWSTER. ; Comme on ie voit il y a unanimité de sentiment sur ce point, parmi les cultivateurse, dans toutes les narties de la province. Dès 1890, cette Chambre adontait, en rapport avee lensilage, une motion à l'unanimité, dans laquelle se trouve ce aui suit :
“Que l'introduction rapide et rratique de l’ensilage nermettra anx cnltivateurs de Inttter aveo plus d'avantage enntre la sévérité de notre limnt, de se livrer avec plus de profit À l'élevage des bestianx et à l’industrie laitière—les deux branches les plus rémunératives de la culture, tant nonr la consommation locale que non» l'exnortatinn à l’étranse et d'obtenir par là des revente anneidérahlas au laur permet: tront d'améliorer leure terres et leurs méthodes de culture et contribueront à diminuer l'émigration ”,
Ba à Dee
Notre Chambre de Commerce, après une enquête très sérieuse, faisait, le 12 décembre dernier, le rapport pi
“A commencement de l’année, votre Conseil a cru devoir par une résolution snéciale, demander au gouvernemént provincial d'étudier d’une manière sérieuse, un projet qu’on lui avait demandé d'appuyer dans J'intérê du commerce de Québec, et qui avait pour. but l'établissement d'un svetème de grands abattoirs et réfrigérateurs dans le district. Les autorités provinciales ayant cru devoir rejeter le projet, à canse de certaines conditions particulières, votre (onseil a cru devoir poursuivre M aies sa propagande en faveur de l'établissement de cette grande industrie,
“Pour obtenir ce but là, des renseignements d’une incontestable authenticité concernant l'élevage du bétail pour l'alimentation dans la
Province, il s’est permis d’adresser aux principaux cultivateurs dans cha
que comté, une série de questions concernant cette industrie importante, Le conseil a reçu des réponses de 53 comtés différents ; ces réponees eXposent un état de choses très grave, et qui méritent certainement de sérieuses réflexions de la part de tous ceux qui ont à coeur l’avenir et la prospérité de cette province.
“11 est établi par ces diverses réponses, que l'élevage du bétail pratique est dans des proportions tout simplement ridicules, par toute la province ; qu'on tue la plus grande partie des veaux à leur naissance même, parce qu'on ne trouve pas à les vendre, ou qu’il ÿ a absence presque complète d’un marché rémunérateur. Le prix que l’on obtientsde la vente des veaux qu'on ne garde pourtant qu’en quantité extrêmement limitée sont tellement bas, que tout bien considéré, l’élevage du bétail est loin de payer. il 4 : |
“Il est établi de plus, que la culture du foin, Pavoine et autres céréales n’est profitable que dans un tiers des comtés et qu’elle devient de moins en moins profitable chaque année, par suite de l’appauvrissement du sol, résultant de récoltes constantes et consécutives sans engrais. Il est évident que les cultivateurs n’auront d'engrais suffisant à leur disposition que s’il leur est denné de pouvoir augmenter d’une manière considérable le nombre des bestiaux qu’ils élèvent actuellement,
‘“ On s’accorde presque unanimement à dire que les vieilles terres sont énuisées faute d'engrais, qu’il n’y a pas de marché pour le bétail, et que si on ne fait rien pour procurer aux cultivateurs un marché rémunérateur leur -nsition ne tardera pas à devenir presque dése:p‘rée.
“ On s’accorda généralement à dire aussi que Pétablissement d’un abattoir moderne parfaitement outillé et en état de recevoir à des prix rémunérateurs, tout ce que les cultivateurs de cette Province pourraient avoir un surplus en fait de bestiaux, de rores et de moutons, aurait certainement pour eff:i d'encourager nos cultivateurse à s’occuper beaucoup plus d'élevage ; et cette augmentation dans l'élevage contribuerait indiréctement à restaurer la fertilité du sol, L'établissement d’abattoirs serait done tout à l’avantage de nos cultivateurs. : ;
“Votr conseil considère que les précieux et authentiques renseignements qu’il est ainsi parvenu à obtenir indiquent un état de choses vraiment alarmant, et il est d'opinion pus les mesujes nécessaires pour y remédier devraient être prises immédiatement.
E TL CROIT AVEC PUN GRAND NOMBRE DE CULTIVA- TRTIRS EUX-MEMES. QUE L'ÉTABLISSEMENT D'UN GRAND ABATTOTR PARFAITEMENT OUTILLE ET AMENAGE, AURAIT POUR EFFET IMMEDIAT D'ENCOURAGER NOS FERMIERS A SE LIVRER DAVANTAGE À LELEVAGE DU BETAIL DES PORCS ET MOUTONS, ET QUE CE SERAIT PAR CONSEQUENT
EA
LE REMEDE LE PLUS FFICACE A ADOPTER Ha RER LA SITUATION AGRGa UE » POUR AMELIO
nfin, voiei maintenant ce que nous disent, dans leur rapport, les juges du Mérite Agricole de la Province, pour 1899 :
“ Depuis quelques années le bétail est devenu la partie la plus imbortante de la ferme. Voyant que les produits comme le foin, le grain, ete. etc., ne peuvent plus trouver de marché plus longtemps, il est devenu! nécessaire de les convertir en beurre, fromage et en porc, etc., etc, C’est ce qui a donné lieu au système général des fermes qui consiste à avoir du bétail pour consommer les récoltes, Ce bétail doit par conséquent être une bonne qualité suffisante et rapporter un profit. Or, en référant à la table des points, l’on verra que nous n’avons guère accordé plus-de 8 ou 9 points sur quinze pour cette branche qui est peut-être la plus importante, En d’autres termes, dans la région que nous avons visitée le bétail ñ6 rapporte pas plus de soixante par cent des revenus que ses propriétai-
res ont le droit d’en attendre. I1 y a donc 40 p. c. de perte : c’est là le point faible de notre agriculture ”.