NOTRE MARCHE
Nos viandes se donnent pour rien, tandis que nous avons pour ainsi dire à nos portes un marché immense, je veux parler du marché anglais. Savez-vous, M. l'Orateur, quel a été le chiffre de l'importation, en Angleterre, des viandes abattues pour l’année dernière ? Au-delà de 4160 millicns de piastres ! Le Canada en a ment pour neuf millions et demi de piast des moutons au montant de quatre m (le Canada en a vendu i lion de piagtrgs
etre
jombone 3 le Canada n’en a fourni que pour une valeur de trois mile dions ; l'Angleterre a importé 140 millions da douzaines d'oeufs et nons gl pe fourni cin or “gr et demi seulement,
‘ ans ‘eur revue annuelle du commerce de viande, pour 1898, MM. Weddel & Cie, une autorité de premier ordre, disaient :
AT « Les provisions, sur le tout, n’ont pas augmenté autant que d’ha- Fr bitude bien que la demande se maintenue dans son augmenta- © tion normale avec ce résultat que, me règle, les importations ont a été vendues à des l'as plus satis ants qu’en 1897.,.. Le mouton, « l'agnean et lo boeuf de la Nouvelld@élande çe sont bien vendus par- “tout.... Le mouton et le bceuf d la Rivière Plate, dans la Répu- #blique Argentine, ont occupé une 1prte position tout le temps et un “progrès considérable s'est maintenu: dans cette brarche de commerce Æ +... Même avec une augmentation normale dans les demandes les “arrivages n'auraient pas :suff aux besôins ”.
Je viens de démontrer que le Canada, et notre province en particulier, n’ont chtenu qu'une part minime et ridicule de ce vaste commerce de viande aves l'Angleterre, Et pourtant, nous sommes,—notre province furtout,—dans les conditions les plus favorables pour accaparer ce commerce si lucratif. Notre position géographique nous permet de défier toute compétition. Il suffit pour s’en convaincre, de jeter un coup d'oeil sur la carte. L'Angleterre est éloignée comme suit :
De l'Australie, , , , , , ,. . 13,500 milles “ la Nouvelle-Zélande, . . . . . . 12,000 “ la République Argentine . . . . 6,000 “ à D "
Or, la distance qui nous sépare de l'endroit ou seraient construits les abattoirs projétés, à Liverpool, n’est que de 2.600 milles ! Ce n’est pas tout. Il y a encore à notre faveur les conditions de la température. Une grande partie du boeuf et tous les’moutons importés en Angleterre, venant de l'étranger ont à passer l’Equateur et il faut pour conserver les cargaisons les geler dur, ce qui n'empêche pas qu'un vingtième de celles-ci arrivent endommagées, Les viandes canadiennes ont seulement besoin d'être refroidies et les huit jours qu’il leur faut avant d'arriver à destination ne font que les rendre plus tendres et de meilleures qualités. Je pourrais encore mentionner en notre faveur la différence dans le prix des frets qui sera de moitié moindre qu'ailleurs.