‹ La question des banquesChapitre 4 sur 39 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

ni LA RÉSIRTI

métallique.

liv. st

liv. st.

Ut. st.

Bank of Scotland

Royal Bank of Scotland .......

Brilûdi Linen Company

Commercial Bank of Scotland. .

National Bank of Srollond

Union Bank ol Scotland

Aberdeen Town and Counly

Banking Company

Norlh of Scotland Bank. Comp.

Dundee Banking Company ....

Clydesdale Banking Company. .

City of Glascow Bank

Caledonian Banking Company.

Central Bank of Scotland

L’Irlande possédait, comme l’Angleterre, une banque privilégiée, à côté de laquelle s'étaient établies des banques par actions, L’act de 1845, c. 37, limita le droit d’émission comme en Ecosse. Le total autorisé s’élève à 6,356,494 livres sterling. Mais la circulation n’était, au 5 mars 1864, que de 5,572,604 livres sterling, qui se divisaient entre la Banque d’Irlande (pour environ moitié, 2,430,000 livres sterling) et les banques: provinciale d’Irlande (pour 868,000 livres sterling), de Belfast (889,483), du Nord (338,072), de l’L'lster (434,160), et enfin la Banque nationale (1,105,850 livres sterling).

La moyenne du dernier trimestre se rapporte assez exactement à ces données pour les banques d’Ecosse et pour celles d’Irlande.

En somme, la circulation fiduciaire du Royaume-Uni a été, en 1863, d’environ 36 millions de livres sterling (900 millions de francs), répartis comme il suit :

tiv. SL

Banque d’Angleterre 21,000,000

Banques privées 5,200 000

Banques par actions (joint-stock) . . 2.800,000

Banques d’Ecosse 4,000,000

Banques d’Irlande 5,000.000

Francs.

En rapprochant ce résultat de celui des années précédentes, on voit que le maximum et le minimum d’émission ont été depuis 1847 :

Banque d’Angleterre Banques privées. . .

Banques paradions.

Banques d’Ecosse.

Banques d Irlaude.

Maximum.

24,270,000 (en 1853) 4,541,543 (en 1847) 3,247,531 (Id.)

4,647,725 (en 1861)

6,704,000 (en 1847)

MinisBum.

18,640 000 (en 1848)

5,033,795 (en 1801) 2,457,526 (en 1849) 2,935.120 (Id.)

4,972,000 (en 1851)

Le maximum a été, pour tout le Royaume-Uni, de 40,461,800 livres sterling en 1863, et le minimum, de 32,170,050 en 1849.

La circulation fiduciaire oscille dans le Royaume- Uni sans affecter des écarts trop considérables. La tendance est plutôt à la restreindre qu’à l’étendre; on substitue au billet de banque d’autres mécanismes moins périlleux ; il rend ainsi des services utiles, sans faire courir de péril sérieux.

Le terme de Banque, employé simultanément pour désigner des établissements d’une nature différente, ce terme sous lequel on comprend d’habitude l’émission du billet, reçoit le plus fréquemment une autre acception; il en résulte des méprises qu'il importe de dissiper. Lesgrauds progrès qui s'accomplissent aujourd'hui en Angleterre se font par la voie de véritables banques de dépôt, qui savent réunir et employer les plus faibles épargnes, à mesure quelles se produisent. C’est en servant ainsi d'intermédiaires au capital, dont elles aident la formation successive, et au travail, qu elles encouragent sous toutes les formes, que les banques d'Ecosse ont de tout temps rendu les plus grands services. Quant à l'émission des billets, elle a permis d'économiser sur l’instrument métallique des échanges; mais si cette contrée a tiré un bon parti du papier substitué à l’argent, c’est parce que, d’une part, elle ne l’a jamais employé

que dans une quotité restreinte, et, d’un autre côté, que de bonne heure, au lieu de voir surgir une énorme quantité de banques se faisant concurrence, elle a su borner ces établissements à un petit nombre; ils se sont réunis dans une sorte de confédération, se surveillant les uns les autres, soldant fréquemment leurs comptes mutuels au moyen de mandats sur Londres, en s’appuyant sur la Banque d'Angleterre, qui a été pour eux le réservoir du métal, et sans laquelle ils n’auraient guère pu fonctionner sur une large échelle. Nés dans une condition modeste, inspirés par l’esprit d’épargne et de prévoyance, s’étendant peu à peu, à mesure qu’ils prenaient racine dans les habitudes de la population, réservés dans les crédits ouverts, ils ont puiséleurforce principale dans les dépôts réunis, c’est-à-dire dans le capital réellement existant, épargné par l’esprit d’ordre, et non dans un capital fictif, multiplié au moyen de la monnaie de papier; c’est ainsi que les banques d’Ecosse ont j ustifié la bonne réputation qu’elles ont obtenue. Elles fonctionnent encore telles quelles étaient lorsque Adam Smith leur accordait une approbation méritée. Leur organisation repose sur une hiérarchie de petits comptoirs reliés aux banques mères, auxquelles ils se trouvent rattachés de manière à ne former qu’un petit nombre de groupes distincts. Chacun de ces comptoirs sert de réservoir

aux épargnes du district, et fait des avances à des clients qui méritent confiance : de celle manière, l’accumulation constante des plus faibles réserves sert d'aliment à l'agriculture, à l'industrie et au commerce, en faisant fructifier tous les instruments de travail. Le billet de banque sert à éviter les frottements, à faciliter les transports, mais il intervient bien peu comme élément d’accroissement de ressources. Aujourd’hui, nous l’avons vu, la circulation des billets de banque reste le plus souvent au-dessous de 100 millions de francs : elle est couverte pour plus du tiers par une réserve métallique spéciale, en dehors de la réserve générale de Londres, qui sert à régler les comptes mutuels des banques. Quant aux dépôts, ils s’élèvent jusqu'à 750 et 800 millions. L’économie que la monnaie de papier permet de réaliser sur l’usage des métaux précieux n’équivaut qu’au vingtième de la masse de capitaux réunis par l’épargne.

Une impulsion pareille se manifeste de plus en plus en Angleterre depuis que l ac/ de 18-44 a fait entrer ce pays dans la voie des réalités, substituées aux fictions. Là aussi, les banques de dépôt se développent rapidement. En môme temps que les prescriptions sévères de Yact de 1844 maintiennent la solidité de l'instrument des échanges, les jointstock banks multiplient les moyens d’attraction

pour l'accumulation des réserves du pays, qu’elles emploient sous forme d’escompte et d’avances. La masse des capitaux, déjà réunis par cette voie, atteint à Londres même une somme colossale : on ne l’évalue pas à moins de 1,700 millions. Partout, eu province, les mêmes résultats se produisent sur une large échelle. Les bénéfices de ces entreprises, bien conduites, s ont considérables. L’état récemment publié des résultats obtenus pour l’exercice de 1803 par les six banques principales qui fonctionnent à Londres, à côté de la Banque d’Angleterre, sans émettre de billets, témoigne d’une grande prospérité.

Rappelons d’abord le montant de leur capital et la somme des dépôts :

Béserve

Capital

Tersé.

Dépôts . des profits non

souscrit.

partagés.

London and Westminster.

London Joint stock *

Union Bank,....

City Bank

Bank of London...

Alliance Bank

Les profits obtenus pour l’exercice 1863 ont été énormes. Le taux élevé de l’escompte, dans le second semestre, les a singulièrement grossis, car la différence entre l’intérêt perçu sur les avances et l’intérêt servi aux déposants, constitue le bénéfice de ces compagnies. Leur capital, réalisé seulement en partie, obtient une rémunération devant

laquelle pâlit le dividende des actionnaires de la Banque d'Angleterre et de la Banque de France.

Profils des joint-stock banks de Londres en 1863.

Profits nets. Dividendes.

Juin 30.

Déc. 31.

Juin 30.

Déc. 31.

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