‹ La question des classiques [microforme]Chapitre 4 sur 14 · ROLLIN N'A PAS ÉTÉ COMPRIS PAR M. L'ABBÉ CITANDONNEN · texte numérisé non relu

ROLLIN N'A PAS ÉTÉ COMPRIS PAR M. L'ABBÉ CITANDONNEN

M. l'abbé, faisant grâce pour un moment à M. le Correspondant, engendre chicane à l'auteur d'une petite brochure intitulée : € Mgr. G'aume, sa thèse et ses défenseurs,” à l'occasion d'un texte de Rollin. L'auteur de cette brochure dit que l'Eglise, pur la ù bouche des Pères, à formulé la thèse de Mgr. Gaume, dès les premiers siècles de son existence. Pour prouver en peu de mots qu'il est bien vrai que les Pères sont opposés à l'étude des auteurs païens, il cite Rollin dont le témoignage ne saurait être suspect. Or, voici ce que dit Rollin : “ La lecture des poëtes, condamnée sè unanimement par les Pères et même par les païens, peut-elle donc être permise dans les écoles chrétiennes ? ” Il nous semble que rien n’est plus clair ni mieux établi: Rollin reconnait là que la lecture des poëtes tombe sous la condamnation unanime des Pères de l'Eglise.

Il se pose ensuite une question : ‘ cette lecture peut-elle être

permise dans les écoles chrétiennes,” après une condamnation aussi imposante ? Tout ce que M. l'abbé Chandonnet cite de Rollin, en sus de ce qu'a cité l’auteur de la brochure, est la

réponse à cette question. Rollin, en bon janséniste qu'il est, fait un long commentaire pour montrer que l'étude des poëtes, faite d’après une certaine méthode et avec certaines précautions, ne doit point tomber sous cette condamnation. Mais quelle que soit l'extension que Rollin pense qu’il faille lui donner, en s'appuyant 4 sur des arguments plus ou moins spécieux, il n'en est pas moins évident qu'il en reconnait l'existence, En effet, si Rollin n'était

pas persuadé que cette condamnation existe, pourquoi chercheraitil à l'interpréter ?

Noit dit en passant, il y aurait bien des idées à rectifier dans la glose de Rollin, citée par l'abbé Chandonnet; mais il y a d'excellentes choses. Quand cet auteur juge la littérature païenne

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