ENTRE MGR. TACHÉ, M. CHAPLEAU ET M, LACOSTE
Le gouvernement fédéral prit la détermination d’en appeler au peuple en 1891. Il fixa au 5 mars la date des élections générales. Ne l’oublions pas : le gouvernement avait jusqu’au 11 avril 1891 pour désavouer les lois scolaires de 1800. Il était bien déterminé à ne pas les désavouer. Mais, en même temps, il avait besoin du vote des catholiques, et il savait qu’il s'exposait à le perdre en laissant perpétrer à l'endroit des catholiques l'injustice que comporte la loi de 1890. Que fit-il ?
M. Chapleau, Secrétaire d'État dans le cabinet de Sir John A. Macdonald, s’aboucha avec Mgr Taché, qui était malade chez les Sœurs de la Providence à Montréal. Sir Alexandre Lacoste, alors sénateur, assistait à cette entrevue. On ne sait point positivement ce qui se dit entre ces personnages éminents, Mais le langage que tint M. Chapleau fut suffisamment explicite pour que Mgr l’Archevéque de St Boniface le prit pour ur :ngagement solennel, ainsi que le prouve la lettre qu’écrivit le 20 août 1892 le regretté Archevêque à son neveu, M. L. H. Taché, lettre dans laquelle nous trouvons ces mots :
“Sir John Thompson s'est engagé officiellement et publiquement ; d'autres l'ont fait privément, mais solennellement.”
Il n’y a aucun doute que ces pourparlers et d'autres qui ont pu les suivre et les précéder, induisirent alors l'A chevêque de St Boni-
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