‹ La question des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 61 sur 84 · A MORT TE · texte numérisé non relu

A MORT TE

SR RE de Ga ie D sas SE

Loin de régler la question, l'Acte dit Remédiateur, dans les circonstances, la complique et l’'embarrasse.

La situation périlleuse et pénible, dans laquelle la minorité se trouve aujourd’hui, est due au fait que le pouvoir fédéral n’a pas désavoué les lois adoptées par la Législature du Manitoba en 1890 eten 1894, et aussi à cet autre fait que ces mêmes lois de 1890 et de 1894 ont été déclarées constitutionnelles par le Conseil Privé d'Angleterre, à la suite d'appels aux tribunaux faits par le Gouvernement pour gagner du temps et échapper à ses responsabilités.

L'opposition a à diverses reprises conseillé au gouvernement d'essayer à en venir à une entente avec le gouvernement du Manitoba, de manière à sauvegarder les justes droits de la minorité, M. Laurier a proposé une commission, et, de son consentement, et avec aussi le consentement de tous les chefs du parti libéral, M. Tarte a, dans un discours prononcé dans la Chambre les Communes le -— février, suggéré au gouvernement la nomination d’un comité composé des hommes les plus compétents des deux partis, qui auraient charge d'amener une entente entre le gouvernement du Manitoba et la minorité. Ce comité aurait pu accomplir son travail en moins d’un mois, et nous avons la conviction profonde qu'il aurait eu pour résultat un arrangement satisfaisant pour les catholiques. Les offres et les suggestions de l'opposition ont été rejetées. Et, maintenant,

le gouvernement nous demande d'approuver une loi, qui n'a aucune

sanction, muis qui est de nature à aggraver les maux dont souffre la minorité.

Page 1