SECTION I
Étude des dermatoses dont l'adjonction au groupe des eczémas est actuellement discutée.
Ainsi que nous venons de le dire, les travaux modernes sur l'eczéma peuvent se diviser en deux grandes séries :
(1) Dans ce qui va suivre nous ne parlerons pas d'une forme morbide qui a été décrite en 1889 par Malcolm Morris sous le nom d'eczéma fol liculorura, car elle est encore fort mal connue. Jadassohn Ta étudiée dans un travail communiqué au 4me Congrès de la Société allemande de dermatologie. Il déclare nettement qu'il ne peut la considérer comme un eczéma. Pour lui, c'est une Folliculitis aggregata non suppurativa. L. B.
1° Ceux qui tendent à élargir le cadre déjà si vaste de ce groupe morbide.
2° Ceux qui tendent au contraire à en préciser les contours en décrivant, aux dépens des faits qui y ont été rangés, des entités morbides bien définies.
Dans le premier groupe rentrent toutes les recherches d'Unna et de ses élèves sur les eczémas séborrhéiques.
Dans le deuxième rentrent toutes les recherches modernes sur :
a) L'impétigo, l'ecthyma, les folliculites, affections dont nous ne nous occuperons pas, car elles sont à l'heure actuelle hors de toute discussion comme formes morbides indépendantes de l'eczéma;
b) La dysidrose ;
c) Les éruptions artificielles vésiculeuses ;
d) Les lichens des anciens auteurs ;
e) Les prurigos diathésiques.
A la théorie des prurigos diathésiques se rattache en outre la conception de l'eczématisation formulée par M. le Dr E. Besnier pour tâcher de préciser une forme éruptive nettement caractérisée au point de vue objectif.
On voit donc en somme que l'étude de cette deuxième époque devra comprendre les divisions suivantes :