‹ La question des eczémasChapitre 14 sur 70 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

LA DYSIDROSE

La question de la dysidrose est à peu près résolue à l'heure actuelle.

La dysidrose vraie n'a pas l'aspect, l'évolution, les réactions thérapeutiques des éruptions eczémateuses vraies. Les vésicules sont plus volumineuses, moins éphémères, presque sans réaction inflammatoire périphérique ; leurs localisations sont assez particulières. Le liquide qui les remplit est incolore ou un peu jaunâtre, et quand on laisse les vésicules intactes il reste transparent.

C'est donc un type morbide bien à part et sur lequel nous n'avons nul besoin d'insister.

Mais ce qui vient compliquer la question, c'est que la dysidrose, chez des sujets prédisposés, est assez souvent le point de départ d'un eczéma véritable. Nombre d'observateurs en ont donc tout naturellement conclu que l'éruption première était, elle aussi, de nature eczémateuse.

Nous nous contenterons de mentionner cette cause d'erreur : il est possible que quelques dermatologistes considèrent que cette question mérite d'être discutée. Nous l'admettrons assez volontiers. Elle nous paraît cependant suffisamment claire, et nous ne jugeons pas utile d'alourdir par les documents nécessaires à son exposé une revue générale aussi considérable que celle-ci.

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